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Une thèse de valorisation à long terme soutient que Tesla et SpaceX pourraient évoluer, au cours des deux prochaines décennies, de grandes entreprises industrielles vers des plateformes d’infrastructure essentielles pour l’énergie, le transport, le calcul, l’intelligence et le travail.
Le scénario de base ne présente pas Tesla et SpaceX comme des entreprises classiques à forte croissance. Il les considère comme des sociétés susceptibles de remodeler la manière dont l’économie mondiale déplace l’information, les biens, l’énergie et le travail. D’ici le milieu des années 2030, leur échelle combinée est décrite comme bien au-delà de celle de deux entreprises technologiques prospères, et d’ici le milieu des années 2040, l’issue devient explicitement de l’ordre de plusieurs milliers de milliards de dollars.
En 2026, SpaceX est encore modélisée comme une entreprise identifiable, fondée sur des lancements fréquents, l’expansion du service Starlink et des investissements initiaux dans l’infrastructure IA. Les revenus ne sont décrits qu’en dizaines de milliards de dollars, un niveau élevé selon les standards historiques, mais faible au regard des projections ultérieures. La fin des années 2020 est présentée comme une phase de validation pour le transport lourd de classe Starship et le haut débit mondial.
Au cours des années 2030, Starlink devrait devenir un grand centre de profits grâce à l’internet domestique, à la connectivité mobile et aux services de dorsale pour les entreprises. La thèse repose sur un réseau satellitaire à haute capacité relié par communications laser et soutenu par une nouvelle génération d’engins spatiaux. Dans ce scénario, les lancements restent stratégiquement essentiels, mais cessent d’être la principale source de valeur financière.
Le plus grand basculement du modèle vient de l’infrastructure d’intelligence. Des centres de données IA terrestres puis, plus tard, du calcul en orbite dans un concept appelé StarMind transforment SpaceX en vendeur de puissance de calcul à l’échelle planétaire. D’ici le milieu des années 2030, le bénéfice opérationnel lié à l’IA devrait dépasser à la fois les lancements et Starlink, et d’ici le milieu des années 2040, il devient le principal moteur de profit de l’entreprise, avec un bénéfice opérationnel seul mesuré en milliers de milliards de dollars par an.
La thèse suppose que SpaceX capte une position significative dans les logiciels et modèles d’IA sans exiger un leadership durable de catégorie. Cela fait de la couche logicielle un élément conservateur au sein d’une prévision par ailleurs agressive. Si les produits d’IA dépassent cette hypothèse, le modèle laisse entrevoir un potentiel de hausse substantiel au-delà du scénario de base.
En 2026, Tesla reste avant tout une entreprise automobile, les voitures générant l’essentiel du profit. Le stockage d’énergie constitue déjà une deuxième activité importante, tandis que le logiciel Full Self-Driving progresse mais n’est pas encore dominant. Robotaxi et Optimus contribuent peu dans les premières années de la projection.
Au fil des années 2030, la part des voitures cesse de résumer à elle seule toute l’histoire. Le stockage d’énergie à l’échelle des services publics devient une grande franchise industrielle, car les réseaux électriques et les centres de données IA exigent davantage de capacité batterie, même si les prix de vente moyens baissent selon une courbe d’apprentissage. En parallèle, l’autonomie se déploie sur l’ensemble de la flotte, et le service robotaxi devrait devenir financièrement significatif une fois que la réglementation et la maturité du réseau permettront une exploitation sans supervision à grande échelle.
D’ici le milieu des années 2040, le profit lié au matériel automobile est décrit comme une part mineure de Tesla par rapport aux activités plus récentes. Les déploiements annuels de stockage d’énergie sont projetés à environ 1 térawattheure. Robotaxi devient un pilier majeur, mais le plus grand changement du modèle concerne Optimus, les robots humanoïdes et les logiciels associés devenant la première source de profit, positionnant de fait Tesla comme fournisseur de travail polyvalent.
Une combinaison de Tesla et SpaceX est traitée comme optionnelle plutôt qu’essentielle pour la thèse de valorisation. Les synergies potentielles en fabrication, en IA et en frais généraux sont jugées réelles mais secondaires. L’argument plus large est que les deux entreprises s’attaquent à des goulets d’étranglement liés dans un futur façonné par une énergie abondante, le transport autonome, le calcul à grande échelle et le travail machine; ainsi, le succès de chacune renforce la plausibilité de la trajectoire de l’autre.
La thèse présente une vision particulièrement ambitieuse de Tesla et SpaceX, où la création de valeur serait moins portée par les voitures et les fusées que par le contrôle d’infrastructures de connectivité, d’IA, de stockage d’énergie, d’autonomie et de robotique. Qu’une fusion ait lieu ou non, l’affirmation centrale est que les deux entreprises pourraient devenir des couches fondamentales d’une économie mondiale bien plus automatisée et intensive en calcul.
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