
Tech • IA • Crypto
Blockchain emerged from decades of cryptographic research to create a shared, tamper-resistant ledger that removes reliance on centralized intermediaries and is now reshaping global finance.
The 2008 financial crisis exposed failures in trust as major banks misrepresented risky assets, triggering a collapse that erased $10 trillion in market value and led to $700 billion in public bailouts. This breakdown accelerated interest in systems that could operate without centralized control over financial records.
Core elements of blockchain date back to 1979 with Ralph Merkle’s cryptographic hashing, followed by Stuart Haber and Scott Stornetta’s work in 1991 on timestamped, tamper-proof document chains. These innovations established the concept of linking data blocks so any alteration becomes immediately detectable.
A major barrier to digital money was “double spending,” where digital files could be copied endlessly. Early proposals like Hashcash, b-money, and Bit Gold introduced proof-of-work and decentralized accounting concepts, but failed to achieve a fully functional system.
In 2008, Satoshi Nakamoto combined these elements into Bitcoin, the first system to prevent double spending without a central authority. Transactions are grouped into blocks added roughly every 10 minutes, secured by cryptographic links and validated through energy-intensive computation known as mining.
Bitcoin’s network consumes energy comparable to a country like Thailand, with a single transaction equating to roughly a month of electricity for a U.S. household. This high cost acts as a deterrent to fraud, as controlling the network would require immense global computing power.
In 2015, Vitalik Buterin launched Ethereum, enabling programmable transactions through smart contracts. These self-executing agreements automate processes such as loans or insurance payouts, removing intermediaries like banks or legal institutions.
Blockchain-based financial platforms, known as DeFi, grew to manage over $100 billion by 2021. They allow users to lend, borrow, and trade assets without traditional institutions, operating continuously and globally via internet access.
Ethereum transitioned in 2022 to proof-of-stake, cutting energy use by 99.95%. This model replaces computational competition with financial staking, reflecting a broader divide between energy-intensive and efficiency-focused blockchain designs.
Major financial players are entering the space. BlackRock, managing $12.5 trillion, launched a Bitcoin fund attracting $56 billion in two years. Traditional institutions like JPMorgan and Nasdaq are exploring blockchain for payments and tokenized assets.
Stablecoins, pegged to fiat currencies, now total $317 billion in circulation with monthly transfers exceeding $4 trillion, surpassing Visa. They enable near-instant, low-cost international transfers, offering alternatives to systems like SWIFT, which can take days and charge significant fees.
Despite technological resilience, the ecosystem has seen major collapses, including Mt. Gox, TerraUSD, and FTX, often due to mismanagement by intermediaries rather than flaws in blockchain itself. An estimated 20% of Bitcoin is permanently lost due to inaccessible private keys.
Blockchain has evolved from a niche cryptographic concept into a foundational financial infrastructure, raising ongoing questions about control, regulation, and the future balance between decentralization and institutional power.
Combien d'argent tu as sur ton compte en banque maintenant? Je pense que tu le sais parce que tu vois le chiffre sur ton application. Tu vois un chiffre en tout cas et ce chiffre, tu as l'impression qu'il est à toi, que quelque part dans un coffre, il y a des billets empilés avec ton nom dessus. Désolé à prendre mais c'est pas le cas. Ton argent c'est une ligne dans un cahier tenue par ta banque et tu fais confiance à cette banque parce que cette ligne ici elle est importante pour toi et il faut qu'il soit juste. OK? Normal. En 2008, on a découvert que les plus grandes banques du monde trichaient dans leur propre cahier. Ça a provoqué notamment la pire crise financière depuis 1929. Et de cette crise est née une technologie qui pose une question simple et si personne ne tenait réellement le cahier. Cette technologie s'appelle la blockchain et cette vidéo va te raconter son histoire de la première ligne de code à la salle de marché de Black Rock en étant très précis pour t'expliquer absolument ce que c'est vraiment la blockchain sans que ce soit complexe à comprendre. Bon, on va commencer par les bases. La blockchain n'est pas Bitcoin. Oui, je sais choquant mais c'est une réalité. Bitcoin, c'est la première application de la blockchain. C'est comme le mail a été la première application d'internet. Mail n'est pas internet. Donc Bitcoin n'est pas la blockchain. Et contrairement à ce que la plupart des gens croient réellement, la blockchain n'a pas été inventée en 2008. Première brique remonte notamment en 1979 et il a fallu 30 ans de recherche pour que la technologie devienne réellement fonctionnelle. Pour comprendre cette technologie, il faut remonter à un problème que les mathématiciens essaient de résoudre bien avant que le mot blockchain réellement existe. Depuis que la finance existe réellement, il y a un problème central. Quelqu'un doit quelque part tenir les comptes. Bon, c'est logique. Si tu prêtes 100 balles à ton voisin, vous êtes deux à vous en souvenir. Si le voisin oublie, bah tu es le seul à pouvoir le lui rappeler tout simplement. Et s'il n, bah les autres voisins tranchent. C'est la version en tout cas version village. OK. Quand il y a des millions de transactions par jour et des millions de personnes qui ne connaissent pas, bah ça marche plus du tout. Il faut un cahier, il faut quelqu'un de confiance pour le tenir. Ce quelqu'un, c'est la banque en tout cas dans notre monde. En 2008, comme je vous l'ai dit, les banques ont trahi justement cette confiance. Le mécanisme pourtant est simple. Les banques américaines prêtaient de l'argent à des gens qui n'avaient pas les moyens de rembourser. Ça créait notamment les subprime, un produit financier qui était vraiment pourri. Et dans leur cahier, ils inscrivaient ses prêts pourris comme des actifs solides. Le cahier disait "Bon t'inquiète, tout va bien, ferme les yeux, tout va bien se passer." Alors que tout allait concrètement mal. Lman Brothers pour bien comprendre, 158 ans d'expérience, 25000 employés et son PDG Dickfeld avait touché quand même 500 millions de dollars de rémunération en 8 ans. 15 septembre 2008, à 1h45 du matin, sa banque dépose le bilan. 619 milliards de dollars de dette derrière les Man Brothers les domino tont tout simplement. Le marché perd 50 % de sa valeur en 6 mois. 10000 milliards dollars s'évapore et c'est le contribuable qui paye le plan de sauvetage. 700 milliards de dollars d'agents publics injectés pour pouvoir sauver les meubles. Si on ne peut plus faire confiance à ceux qui tiennent les comptes, est-ce qu'il existe un moyen de tenir un cahier sans avoir besoin réellement de faire confiance à qui que ce soit? En 2008, un inconnu propose notamment une réponse. Il n'invente pas à partir de rien, non du tout, mais il assemble des briques qui existaient un peu partout depuis 30 ans pour créer quelque chose d'innovant. Tout commence en 1979. Un informaticien américain Ralph Merkel brevette une invention qui va devenir fondamentale. Au lieu de vérifier un fichier entier pour savoir s'il a été modifié, tu vérifies juste son empreinte. Si l'empreinte est la même, le fichier est intact, il est identique. Si elle a changé, quelqu'un a touché ce fichier. Aujourd'hui, chaque blockchain du monde utilise justement ce même principe. Et ensuite, on a deux chercheurs américains Stuart Aber et Scott Stornetta qui travaillent pour le laboratoire Belle, là où a été inventé notamment le transistor et le laser. Leur obsession à eux n'a rien à voir avec la monnaie, on est d'accord. Il bosse sur un problème très concret dans un monde où les documents deviennent numériques. Comment prouver qu'un contrat, un brevet, un rapport existait à une date précise et surtout qu'il n'a pas été modifié après un coup? Parce que d'accord, un fichier Word, contrairement à un fichier papier, tu peux changer la date, modifier un paragraphe, personne ne voit réellement la différence. Ici, ils ont trouvé une solution. Enchaîner les documents à une chaîne cryptographique. Chaque document estodaté et son empreinte dépend du document précédent. Si tu modifies un document ancien, toute la chaîne qui suit est cassée et tu le vois directement. C'est ça l'idée original de la blockchain. Pas Satoshi, non du tout, c'est pas Bitcoin non plus. Deux chercheurs en 1991 qui voulaient empêcher la falsification des documents tout simplement. Le white paper de Bitcoin les citera d'ailleurs à trois fois. Au début des années 90, ils améliorent le système pour regrouper plusieurs documents en un seul et unique bloc. La chaîne de bloc commence à prendre forme. Le problème c'est que ce système fonctionne pour des documents, pas pour de l'argent. Et pour de l'argent numérique, ben il y a encore un piège qui est énorme. Pense un billet de 10 € quand tu le donnes à quelqu'un, tu ne l'as plus tout simplement. C'est physique, il est plus dans ta poche. Le billet change de main, tu ne peux pas le donner à deux personnes en même temps. Avec de l'argent numérique, bah c'est un fichier. Et un fichier, ça se copie, ça se modifie, ça se transforme. C'est comme une photo que tu envoies par SMS. Ton pote la reçoit mais toi tu l'as toujours. C'est logique. Tu peux l'envoyer à 10 personnes, à 100, à 1000. Il y a pas de blocage. Donc comment empêcher quelqu'un de dépenser le même eur numérique deux fois? Ça s'appelle la double dépense et c'est le mur contre lequel tout le monde s'est cogné pendant 15 ans. L'idée vient du cryptographe britannique Adam Back qui invente H Cash. C'est le premier système de prof de travail. Pour envoyer un email, ton ordinateur doit résoudre un petit puzzle mathématique. Ça prend quelques secondes, ça ne gêne pas l'utilisateur normal, mais surtout ça rend le spam massif très coûteux en calcul. Et l'idée de faire payer un cours en énergie pour valider une action vient justement de là. Presque en même temps d'ailleurs, deux informaticiens proposent des systèmes de monnaie numérique décentralisés. On va voir Way Die qui publie Bimony et on va voir Nick Zabo qui publie Bit Gold. Les deux décrivent des réseaux où les participants tiennent les comptes ensemble sans autorité centrale. Les deux utilisent une forme de prof de travail. Justement, aucun des deux par contre ne fonctionne en pratique. Il manque une pièce énorme. Ensuite arrive Hal Finet. C'est un cryptographe californien qui développait historiquement des jeux à tari dans les années 80 et militait pour l'Asie privée en ligne dans les années 90. Il crée le premier système de prof de travail réutilisable. Il appelle ça Airpow. C'est un pas de plus mais ça repose encore sur un serveur central pour que ça fonctionne. En 25 ans, les briques se sont empilées. Les empreintes numériques, les chaînes de documents infalsifiables, la prof de travail, les premières esquisses d'une monnaie sans banque, toutes les pièces sont sur la table. Ici, il manquait quelqu'un pour les assembler. Et ce quelqu'un est arrivé le soir d'Halloween en 2008. 6 semaines après la faillite de les Man Brothers un inconnu poste neuf pages sur un mailing list de cryptographe. Il signe Satoshi Nakamoto. Personne ne sait qui c'est. En tout cas aujourd'hui encore personne ne le sait réellement. Tout le monde peut avoir des soupçons. Mais aucune preuve à test qu'il est. Le document de Satoshi s'appelle Bitcoin. Pair to pair electronic cash system. Un système de monnaie électronique de paire à paire. Et ce qu'il propose principalement, c'est l'assemblage de toutes les briques qu'on vient de voir ensemble en un seul système. Aber et Stornetta avait montré comment enchaîner des blocs de données. B avait inventé la prof de travail. Day et Sabo avaient dessiné le concept de monnaie décentralisée. Satoshi prend tout ça, ajoute une couche de cryptographie par-dessus et construit le premier système qui résout vraiment la double dépense sans autorité centrale. C'est ça justement son génie. pas bah d'inventer les briques. Non, c'est de les assembler en un système qui tient et qui fonctionne réellement. Mais concrètement, comment ça fonctionne? Parce que oui, on est d'accord qu' est partagé, c'est cool, mais il faut comprendre comment ça fonctionne réellement. Au lieu d'une seule banque qui tient les comptes, le cahier est copié dans des milliers d'ordinateurs dans le monde. Tout le monde a la même version, tout le monde peut vérifier. Et pour falsifier une ligne, il faudrait modifier la majorité des copies en même temps dans des dizaines de pays sans que personne en s'aperçoivent réellement. En pratique, c'est littéralement impossible. On va revenir dessus un peu plus tard dans la vidéo. La chaîne en elle-même, c'est-à-dire les transactions, sont regroupées par bloc comme les pages d'un cahier. Toutes les 10 minutes, environ, une nouvelle page est ajoutée dans ce cahier et chaque page est scellée avec une empreinte qui dépend de la page précédente. C'est comme un carnet. et de cire tout simplement. Le cachet de la page 47 contient l'empreinte de la page 46 qui contient l'empreinte de la page 45 et ainsi de suite jusqu'à la première page. Modifie une virgule dans la page 12 et les cachets de toutes les pages suivantes sont cassées et tu le sais directement. Les pages sont donc verrouillées les unes aux autres tout simplement. D'où le nom bloc chain la chaîne de bloc. Bon concernant le droit d'écriture qui écrit la page suivante si n'importe qui peut écrire. Bon bah n'importe qui peut tricher, on est d'accord. La réponse de Satoshi est simple. Pour écrire, il faut résoudre un puzzle mathématique limite un sacoup géant. Des milliers d'ordinateurs se font la course pour pouvoir déchiffrer et le premier qui trouve la solution écrit la page et reçoit bien sûr une récompense en unité du réseau. Ce processus, ça s'appelle le minage. Et si tu te demandes à quoi ça ressemble concrètement, imagine un entrepôt en Islande au bord des fiordes. Bah oui, tant qu'à faire avoir une belle vue grand comme des terrains de football et à l'intérieur des rangées de machines alignées du sol au plafond. Des miniers de processeurs qui tournent 24 he/ 24. Le bruit est constant, assourdissant, un bourdonnement grave qui ne s'arrête jamais, des ventilateurs industriels qui souffrent de l'air froid pour empêcher les puces de fondre. L'Islande d'ailleurs a été choisi parce que l'électricité y est bon marché et surtout le climat est naturellement froid. Au Texas, au Casa en Russie, des entrecoups identiques tournent en parallèle, tous en compétition pour résoudre le même puzzle. réseau Bitcoin à lui seul consomme autant d'électricité que la Thaïlande. Pour faire bien comprendre, une seule transaction coûte en énergie autant qu'un foyer américain pendant 1 mois. On est d'accord, le coût est énorme. Et ce coût énorme, c'est la sécurité. Pour tricher, il faudrait contrôler plus de la moitié de toute la puissance de calcul partout dans le monde en même temps et ça reviendrait plus cher que juste de jouer honnêtement à Bitcoin. La confiance ici dans le banquier est remplacée par le coût en énergie. C'est beaucoup trop cher pour tout simplement tricher. Donc il y a pas d'intérêt. Le 3 janvier 2009, Satoshi mine la première page du cahi bloc zéro, le Genesis block. Et dans ce bloc gravé dans le code pour toujours, il laisse un message The Times le 3 janvier 2009 et il donne le titre la une du times ce jour-là tout simplement inscrit dans un bloc. Le ministre de la finance britannique s'apprête à renfouer les banques. Le cahier ouvert né avec un acte de naissance politique et réel sur son utilisation. 7 jours plus tard, Alpinet tweet deux mots running Bitcoin. Il allume le deuxème ordinateur du réseau et 12 janvier, Satoshi lui envoie notamment 10 unités. Première transaction de l'histoire, la valeur littéralement zéro. Par contre, aujourd'hui, ce serait à peu près 750000 dollars. Pour cette transaction, Finet a besoin de deux choses, une adresse publique et une clé privée. Globalement, l'adresse publique, c'est comme une adresse postale. N'importe qui peut y envoyer un courrier. Tu peux la donner à tout le monde sans risque. Littéralement, la clé privée, à l'inverse, c'est la clé de ta boîte aux lettres. C'est elle qui prouve que le courrier est à toi. Si jamais tu la perds, le courrier continue d'arriver. OK? Tu le vois s'accumuler derrière la vitre, mais tu ne pourras plus jamais l'ouvrir et personne ne peut t'en faire un double. Ça c'est quelque chose qui est important. Pas de serrurier, pas de service client, pas de bouton mot de passe oublier aussi pas l'oublier. C'est la contrepartie justement de la décentralisation. Personne ne contrôle ton argent mais personne aussi ne peut te sauver si jamais tu fais une mauvaise manipulation. Finet sera diagnostiqué avec notamment la maladie de Cherko en fin 2009. Il range ses clés dans un coffre pour ses enfants avant de mourir en 2014. Aujourd'hui, environ 20 % des micro en circulation sont définitivement perdus, littéralement. À cause de ça, des boîtes aux lettres dont personne n'a plus la clé, équivalent quand même de 280 milliards de dollars de valeur inexibl pour toujours. D'ailleurs, on va faire une petite pause importante. Si tu comptes t'y mettre un jour ou si tu as déjà des cryptos, la première chose à faire, c'est de sécuriser tout ça correctement. J'ai créé un petit guide qui te permet de le faire en 15 minutes seulement. Le lien est dans la description si jamais ça t'intéresse. Bon, on reprend. On arrive à la dernière propriété du système de Satoshi, le plafond. Il n'y aura jamais plus de 21 millions d'unités de Bitcoin. La récompense du mineur est divisée par de tous les 4 ans. En 2009, c'était 50 par bloc. Aujourd'hui, c'est 3,125. Dernier Bitcoin sera miné, attention, accroche-toi, vers 2140. C'est comme une mine d'or dont tu connais le contenu exact, 21 millions de pépites et pas une pépite de plus. et l'entrée rétrécit de moitié tous les 4 ans. Aucune banque centrale ici ne pourra changer ça réellement. En mai 2010, un programmeur échange 10000 Bitcoin, donc unité contre de pizzas. 41 dollars à l'époque. OK? Maintenant c'est 750 millions de dollars aujourd'hui au près actuel. C'est la première fois que quelqu'un échange de la blockchain contre un bien physique. La preuve que le système fonctionne dans le monde réel. Et puis Satoshi dispar en 2010-211. Il confie le code à d'autres développeurs et s'efface disparaît totalement. 1 million de Bitcoin, un touché dans ses portefeuilles, 75 milliards de dollars au cours actuel. Le créateur du cahier quitte littéralement le cahier en lui-même. Et c'est ce geste qui rend le système véritablement décentralisé pour moi. On va changer un petit peu cette fois-ci pour avoir une autre vision. On va aller voir un ados russo-canadien de 17 ans, Vitalic Butterine. Il découvre Bitcoin par son père notamment. Il cofonde un magazine consacré au sujet. Il voyage pour rencontrer les communautés et il repère un problème, un gros problème. Le cahier de Satoshi ne fait qu'une chose ici. Inscrire des transferts d'argent. Envoyer 10 unités à A et à B. Point. On fait du transfert de Bitcoin. C'est un cahier de compte tout simplement puissant, sécurisé, décentralisé mais pour ici Vitalic limité. La goûte dans tout ça, c'est un jeu vidéo. Butine joue notamment à World of Warcraft. Un jour, l'éditeur du jeu Blizzard supprime une capacité de son personnage préféré sans prévenir sans consulter les joueurs. Il réalise alors que quand un système est contrôlé par une seule entité, cette entité peut changer les règles quand elle veut réellement. C'est exactement ce que la banque fait avec ton argent concrètement et c'est exactement ce que le cahier ici de Satoshi résout pour la monnaie et pas pour le reste. Ce que Vitalic ici veut construire, c'est un cahier qui ne se contente pas juste de noter transfert mais qui exécute directement les programmes de façon décentralisée sans avoir d'unité qui contrôle tout. En novembre notamment 2013, il a 19 ans, il rédige un document white paper et l'envoie à 15 amis. Son idée c'est de créer un contrat automatique. On prendra le nom plus tard de Smart Contract. Tu connais les distributeurs un petit peu de poisson? Bah c'est pareil. Tu mets une pièce, tu appuies sur un bouton, une canée de tombe, pas de vendeur. La machine applique tout simplement les règles toute seule. Un contrat automatique, bah c'est pareil pour n'importe quel accord. Le code dit très clairement si telle condition est remplie, telle action s'exécute et ça c'est automatique. Point. sans avocat, sans notaire, sans banque, sans rien. Ça se fait tout seul et ça s'excute directement sur une blockchain. L'exemple concret qu'on peut donner, c'est tu prends un vol Paris Lisbon, le vol à 3h de retard. Aujourd'hui, tu es obligé de contacter la compagnie, tu remplis un formulaire, tu relances et encore si tu as de la chance, tu attends avec un contrat automatique sur la blockchain. Bah le programme vérifie les données en temps réel et ensuite si le retard dépasse les 2 heures qui était marqué dans le contrat, le remboursement part directement sur ton compte sans que tu décroches du tout le téléphone. Un autre exemple, pour bien comprendre l'impact que ça et transformation vraiment fondamentale. Tu veux emprunter 1000 € sans passer par ta banque, bah tu déposes du collatéral l'équivalent de 1500 € par exemple de garantie dans un contrat automatique, dans un smart contract. Le contrat ici te prête 1000 €. Ici, si ta garantie perd trop de valeur, le contrat récupère automatiquement ton collatéral. Le code et la règle. La règle est la même pour tout le monde. Ici, c'est la beauté justement de la ch. En juillet 2015, il lance Etherum. Buterine ici a 21 ans et le cahier de la blockchain vient de muter. Concrètement, il n'inscrit plus seulement des transferts, il exécute des programmes. Il passe du mail à littéralement internet. Les années qui suivent d'ailleurs, l'écosystème explose. Des milliers d'applications sont construites sur cette base de la finance en banque, des certificats de propriété numérique notamment grâce au NFT et surtout un concept qui prend une ampleur que personne n'avait réellement anticipé. la finance décentralisée, des plateformes entières où tu peux prêter, emprunter, échanger, placer ton argent sans qu'un seul banquier soit impliqué dans ça. Et oui, c'est quand même une beauté énorme. Le contrat ici, le smart contract remplace le conseiller, le guichet et le comité de crédit. 2021, ces plateformes gèrent l'équivalent notamment de plus de 100 milliards de dollars. Des banques sans banquiers ouvertes 24 heures sur 24, accessible à quiconque possède un téléphone et surtout une connexion internet. Par contre dans tout ça, le talon d'Achile, ça va être l'énergie. Je vous explique, le minage comme vous l'avez vu avec Bitcoin, consomme beaucoup d'électricité, consomme même autant qu'un pays. C'est le problème et c'est en même temps le prix de la sécurité mais ça reste quand même quoi qu'il arrive un problème. Et le 15 septembre 2022, Etherum tente quelque chose que personne n'avait jamais vraiment fait. En tout cas, à cette échelle, cette nuit-là, des milliers de développeurs dans le monde entier sont connectés en même temps. Ils regardent le même écran. J'étais, c'était un plaisir, un compteur de bloc qui défiait. Quand le bloc numéro 15537393 arrive, le réseau bascule. Donc quelques minutes, Etherum passe d'un système à l'autre. Au lieu d'avoir la preuve de travail, le pseudo coup géant à gérer, les participants ici doivent déposer maintenant une caution, l'équivalent vraiment d'un dépôt. Le réseau en choisit un au hasard pour écrire la page suivante. S'il triche, il perd ce qu'il a mis justement sur le réseau. S'appelle la preuve d'enjeu, le prof of SEC. Du jour au lendemain, Etherum réduit sa consommation énergie de 99,95 %. De la consommation d'un pays à celle de 250 maisons, c'est comme passer d'un moteur diesel à un moteur électrique. Forcément, la consommation, elle est ridicule. Bitcoin lui refuse de changer. Sa communauté considère que le coût énergétique et le prix de la sécurité. On a alors deux philosophies, deux systèmes et deux choix littéralement assumés parce que c'est deux fonctionnalités qui sont totalement différentes. La blockchain a été déclarée morte des centaines de fois mais elle est toujours là. En 2011, la plateforme ongox qui gère 70 % des échanges de Bitcoin dans le monde principalement a été piraté. Le prix s'est effondré de 99 %. En 2014, Mongox refait surface dans les journaux paillites cette fois-ci 85000 ici unités de Bitcoin vol négligence. Les clés privées des clients étaient mal protégées. Ce n'est pas le cahier qui a été attaqué, non, c'est la boutique construite par-dessus et la différence est fondamentale et énorme en tout cas. Mais 2022, on va voir un stable coin, l'UST, censé valoir toujours 1 dollar qui s'effondre à 13 centimes. 40 milliards de dollars évaporé en quelques jours. En novembre 2022, FTX, la deuxième plus grosse plateforme d'échange au monde, a fait fight son fondateur SBF 5 Bacman Pride, utiliser l'argent de ses clients pour ses propres paris. Oui, quand même 9 milliards de pertes, 25 ans de prison pour le bonhomme. L'ironie dans tout ça, c'est que la blockchain a été inventée pour supprimer les intermédiaires et à chaque crise, c'est un intermédiaire qui tombe. Et oui, pas la blockchain, pas la technologie en elle-même, exactement comme ce qui s'est passé en 2008 avec les banques. Bon, il va falloir parler maintenant de Larry Fink, le patron de Black Rock, le plus gros gestionnaire d'actifs de la planète avec 12500 milliards de dollars sous gestion et plus que le PIB du Japon tout simplement. Cet homme-là déclare publiquement que Bitcoin est un indice du blanchiment d'argent. En juillet 2024, le même homme sur CNBC, une chaîne américaine, il dit "J'étais un sceptique, un fier sceptique et j'avais tort." Entre les deux, Black Rock a lancé un fond Bitcoin qui a tiré 56 milliards de dollars en 2 ans. Le plus gros fond Bitcoin au monde. Et 75 % des acheteurs n'avaient jamais acheté de produits Black Rock avant. La blockchain leur a ouvert littéralement la porte de Wall Street. Ensuite, on va revenir sur les stable coin. Sur les blockchains programmables comme Etheram, quelqu'un a eu une Devue massive. créer un jeton dont la valeur est toujours égale à 1 dollar, un billet de dollar numérique si on peut le dire qui circule sur les rails notamment de la blockchain. Ça s'appelle un stable coin. Principe c'est que c'est censé être stable tout simplement. Il y en a pour 317 milliards de dollars en circulation aujourd'hui. Le volume de transfert mensuel dépasse 4000 milliards de dollars. C'est énorme. C'est plus que Visa, c'est pour vous donner un ordre d'idée. Ça permet d'utiliser la vitesse de la blockchain sans subir la volatilité de Bitcoin ou des autres cryptos. Donc c'est une utilité forte. Marco, oui, a 34 ans. Il est ouvrier dans un chantier à Dubaï. Sa femme et ses deux enfants vivent à Manille. Il les appelle tous les soirs via WhatsApp et chaque mois, il leur envoie une partie de son salaire. C'est le seul revenu de la famille. Aujourd'hui, il passe par Western Union ou par sa banque. Son argent entre dans le réseau Swift, un réseau qui connecte 11000 banques dans le monde entier. Clairement, le virement traverse deux ou trois banques intermédiaires. Chacune prend une petite commission bien évidemment. Total de tout ça, 7 % de frais sur 200 balles. 14 € disparaissent directement et ça prend 3 5 jours pendant lesquels sa femme attend, vérifie son téléphone et ne sait pas si l'argent va arriver à temps pour payer l'école peut-être des enfants. C'est pour vous faire comprendre vraiment dans le monde dans lequel on vit. Avec un stable coin, sur une blockchain, Marco ouvre une application sur son téléphone, tape le montant, confirme, on va pas avoir d'intermédiaire et ça va être des frais ridicules, peut-être 1 2 € maximum. Et l'argent arrive en 3 minutes. Sa femme reçoit une notification avant qu'il ait même reposé son téléphone. Le cahier a fait le travail que trois banques faisaient avant. Et pour bien vous faire comprendre encore une fois tout ça, c'est que 1,4 milliards d'adultes dans le monde n'ont pas de compte bancaire. Une personne sur qu la plupart n'ont pas de banque mais par contre ils ont un téléphone. Donc il y a un véritable besoin. Ensuite on va parler de la tokenisation. Fink ne s'arrête pas au Bitcoin. Black Rock explore comment poser ses propres produits, c'est des fonds, des actions, des obligations directement sur la blockchain. Transformer un titre financier en jeton numérique inscrit dans un cahier ouvert, ça revient beaucoup beaucoup moins cher et il y a un intérêt très fort. L'action d'Apple, par exemple, tu ne pouvais acheter que du lundi au vendredi entre 15h30 et 22h française vient un courtier et encore quand tu as de la chance pourrait bientôt être disponible 24 heures sur 24 depuis n'importe où dans le monde. Tu pourrais en acheter 1 milliême. permet vraiment des transformations pures chez Wall Street. Ce n'est pas que Black Rock qui s'intéresse. JP Morgan, la plus grande banque américaine a lancé sa propre plateforme de blockchain pour les paiements institutionnels. Braak Milan, la plus vieille banque des États-Unis fondée par Alexandre Hamilton en 1784 quand même et des parts de fond sur la blockchain. Le Nasdaq a demandé l'autorisation de permettre le trading des actions sous forme de jeton. Donc tokenisé encore une fois sur la blockchain, le fond monétaire tokenisé de Black Rock, le BUIDL, a dépassé les 2 milliards de dollars en seulement 1 an. C'est énorme encore une fois la progression. Les banques centrales elles-mêmes travaillent sur leur propre version, les CBDC de monnaie numérique de banque centrale. Alors certaines aux USA sont interdits de le faire. L'Europe de son côté développe un euron numérique. La Chine a testé son numérique depuis 2020 sur des centaines de millions d'utilisateurs. Par contre derrière, il peu probable que ce soit une blockchain et il y a de grandes chances que ce soit fortement contrôlé. En considération la vérité, c'est que les Rochen sont en train de devenir la plomberie du système financier mondial. Les tuyaux dans lesquels l'argent circule changent littéralement le matériau en lui-même. D'ailleurs, si tu veux voir ce que ça donne quand cette technologie est utilisée pour décentraliser l'intelligence artificielle, j'ai fait une vidéo là-dessus et tu vas pouvoir trouver le lien quelque part par là. Bon, par contre, il y a quelque chose qui est intéressant dans tout ça. En 1991, deux chercheurs invent l'idée d'enchaîner des blocs de données pour empêcher la falsification. 2009, on l'a vu un inconnu ensemble bah 30 ans de recherche cryptographique et un système fonctionnel et ça marche. OK, let's go. 2015, un gamin de 21 ans rend système programmable et réinvente littéralement Wall Street. En 2024, le plus gros gestionnaire d'actif du monde pose ses propres produits littéralement dessus. La blockchain ici a été invotée pour répondre à une question simple. Qui tient les comptes dans tout ça? La réponse de la blockchain, c'est personne et en même temps tout le monde. C'est à beauté de la chose, un cahier partagé entre des milliers d'ordinateurs, voir même bientôt des centaines de milliers d'ordinateurs que tout le monde peut vérifier et que personne ne peut falsifier. Et 17 ans plus tard, le plus gros gestion d'actif encore une fois met ses propres actifs sur ce cahier ouvert qui était à la base censé empêcher d'avoir des dérives de Wall Street. La lettre aux actionnaires de la Rif en 2026 contient quand même une phrase que personne n'attendait. Il écrit que l'adoption Bitcoin pourrait menacer l'avantage économique de l'Amérique si les investisseurs le voient comme plus sûr que le dollar. Et je pense que c'est une réalité. L'homme qui met ses produits sur la blockchain prévient que la blockchain, en tout cas une des utilisations Bitcoin pourrait marcher trop bien et faire de l'ombre ou puissant dollars et donc à l'Amérique. Le cahier maintenant est désormais un terrain de champ de bataille. C'est une réalité. D'un côté ceux qui l'ont inventé pour que personne ne le contrôle et de l'autre ceux qui veulent s'en servir tout en gardant le contrôle ou en essayant de le gagner. En tout cas, la réité, c'est que la technologie est là. Elle existe, elle fonctionne. Elle a survécu déjà 17 ans de crise, de hack, de scandale, de ça existe pas, c'est mort, ça ne sert à rien. Le protocole n'a jamais été compromis. La question maintenant, ce n'est plus "Est-ce que ça marche?" Non, ça c'est bon, on a la réponse, on le sait. La question c'est à qui appartient encore ce cahier ouvert? Qui gagnera un jour ce contrôle? Est-ce que c'est envisageable? Est-ce que la liberté existera pour toujours? Et ce sont les questions qui vont définir certainement les 10 prochaines années de la finance. Et maintenant en plus, tu as tout ce qu'il te faut pour pouvoir le suivre. Maintenant que tu sais comment la blockchain fonctionne, il y a un truc que tu dois savoir avant de t'en approcher. Pourquoi ce marché piège toujours les mêmes profils cycle après cycle? J'ai décortiqué d'ailleurs les six erreurs psychologiques qui coûtent le plus cher aux investisseurs crypto. La vidéo est juste quelque part par là si jamais ça t'intéresse. En tout cas, merci pour ton temps. N'oublie pas petit pouce, ça aide énormément la chaîne à exister. et c'est pas déjà le cas, abonne-toi, on se retrouve très vite.