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Des trous noirs primordiaux hypothétiques, plus petits que des atomes, pourraient porter une masse immense, traverser la Terre presque inaperçus et finir leur existence en puissants sursauts de rayons gamma.
Certains trous noirs primordiaux seraient plus petits qu’un atome tout en contenant la masse d’une montagne, voire d’un gros astéroïde, atteignant des dizaines de milliards de tonnes. Malgré leur taille minuscule, leur attraction gravitationnelle resterait extrême en raison de cette masse comprimée.
Si un tel objet traversait la Terre à grande vitesse, il ne provoquerait pas de destruction catastrophique. Il se comporterait plutôt comme un projectile invisible, perçant la planète avec seulement de faibles perturbations sismiques et gravitationnelles détectables par des instruments sensibles.
On pense que ces trous noirs se sont formés peu après le Big Bang, bien avant l’existence des étoiles. À cette époque, l’univers était un environnement quantique dense, chaud et inégalement réparti, où des pics d’énergie localisés pouvaient s’effondrer en trous noirs.
Dans certaines conditions, le cosmos primordial aurait pu produire d’énormes quantités de ces puits de gravité microscopiques. Leur formation dépendait de régions où la densité d’énergie dépassait un seuil critique lors de l’expansion cosmique rapide.
Le physicien Stephen Hawking a montré que les trous noirs émettent un rayonnement et perdent progressivement de la masse au fil du temps. Ce processus, appelé rayonnement de Hawking, conduit finalement à leur évaporation.
Le taux d’évaporation est inversement lié à la taille: plus le trou noir est petit, plus il disparaît rapidement. Les plus petits trous noirs primordiaux auraient ainsi disparu tôt dans l’histoire cosmique.
Les trous noirs ayant une masse initiale comparable à celle des astéroïdes pourraient encore exister aujourd’hui mais approchent de la fin de leur existence. Leur phase finale culminerait en une brève mais intense émission de rayons gamma, convertissant leur masse restante en énergie pure.
Bien que presque indétectables, les trous noirs primordiaux pourraient éclairer les premiers instants de l’univers et se manifester encore par de fugitifs mais puissants sursauts finaux de rayonnement.