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Les mathématiques de la relativité générale permettent l’existence de trous de ver et, dans les trous noirs en rotation, même d’un réseau infini d’univers connectés, bien que leur réalité physique reste non prouvée.
En 1935, Albert Einstein et Nathan Rosen ont montré que des solutions de la relativité générale pouvaient relier deux régions distinctes de l’espace-temps via une structure aujourd’hui appelée trou de ver ou pont d’Einstein–Rosen. Leur travail s’appuyait sur la solution de Schwarzschild de 1916, qui décrit comment l’espace-temps est déformé autour d’un objet massif.
Lorsque la solution de Schwarzschild est étendue mathématiquement pour décrire un trou noir existant indéfiniment dans le passé, elle produit une géométrie contenant deux régions connectées. L’une apparaît comme un trou noir, tandis que l’autre ressemble à un trou blanc, un objet théorique qui expulse la matière. Leur connexion forme un trou de ver dans les équations.
Une solution plus complexe découverte par Roy Kerr dans les années 1960 décrit des trous noirs en rotation. Dans ce cadre, la structure interne devient bien plus riche: les équations permettent une série infinie d’univers reliés par un réseau répétitif de trous de ver. Cette « tour » résulte uniquement de l’extension mathématique de la solution.
Malgré leur présence dans les équations, ces trous de ver ne sont pas confirmés dans la nature. Les solutions classiques supposent des conditions idéalisées, comme des trous noirs éternels et un espace-temps parfaitement lisse, peu réalistes en astrophysique.
Les travaux théoriques actuels suggèrent que l’intérieur d’un trou noir pourrait ne pas contenir un point singulier simple, mais plutôt une structure complexe. Certains modèles décrivent la singularité comme un enchevêtrement de connexions, pouvant ressembler à des trous de ver interconnectés, bien que cela reste spéculatif et incomplet.
Une idée plus récente, appelée ER = EPR, relie les trous de ver à l’intrication quantique, un phénomène qu’Einstein qualifiait d’« action fantôme à distance ». Proposée par Leonard Susskind et d’autres, elle suggère que des particules intriquées pourraient être reliées par des trous de ver microscopiques, offrant un possible pont entre gravité et mécanique quantique.
Même dans ces modèles, les trous de ver ne permettent pas une communication plus rapide que la lumière. L’intrication quantique, bien que fortement corrélée, ne permet pas de transmettre une information exploitable, préservant ainsi les contraintes de la relativité.
Les trous de ver restent un domaine de recherche actif dans les tentatives d’unifier la relativité générale et la physique quantique. Souvent associés à la science-fiction, ils émergent naturellement des équations établies et continuent d’orienter l’exploration théorique de l’espace-temps.
Les trous de ver et les structures multi-univers émergent naturellement des mathématiques de la relativité, surtout pour les trous noirs en rotation, mais leur existence physique demeure une question ouverte à la frontière de la physique moderne.