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Les cycles de prix du Bitcoin semblent davantage déterminés par les structures de marché sous-jacentes et les conditions de liquidité que par les récits, les forces macroéconomiques façonnant de plus en plus les résultats.
Une vision croissante chez les analystes est que l’évolution des prix précède la formation des récits, et non l’inverse. Les baisses historiques liées à des événements comme FTX ou Luna sont vues moins comme des causes que comme des explications apparues après coup. Selon cette perspective, les marchés bougent d’abord, puis les histoires sont construites pour justifier ces mouvements.
L’idée d’un cycle de quatre ans n’est pas propre au Bitcoin. Les données historiques montrent que le S&P 500 a souvent touché un creux selon un rythme d’environ quatre ans au milieu du XXe siècle, notamment en 1958, 1962, 1974 et 1982. L’absence d’explication causale claire suggère que ces cycles proviennent de dynamiques structurelles ou de liquidité plus larges, plutôt que d’événements isolés.
Les premiers mouvements de prix du Bitcoin étaient surtout influencés par des facteurs internes à la crypto. Depuis environ 2018, son comportement est de plus en plus lié à des facteurs macroéconomiques comme les taux d’intérêt, l’inflation et la politique monétaire. Ce changement rend le Bitcoin plus sensible aux conditions de liquidité globale qu’aux cycles d’innovation propres à la crypto.
Contrairement aux pics euphoriques de 2013, 2017 et 2021, les sommets récents—en particulier en 2019 et 2025—se caractérisent par un sentiment modéré et peu d’excès spéculatif. Ces “sommets apathiques” n’ont pas connu l’afflux habituel vers les altcoins à haut risque, entraînant des baisses plus lentes et progressives plutôt que des chutes brutales.
Le Bitcoin tend à mieux performer dans des environnements de politique monétaire accommodante, profitant de taux plus bas et d’une liquidité accrue. À l’inverse, les périodes de resserrement quantitatif et de taux élevés agissent comme des freins. Les tensions géopolitiques récentes et les chocs énergétiques compliquent encore les perspectives de baisse des taux, accentuant la pression sur les actifs risqués.
Les tendances historiques suggèrent que les baisses du Bitcoin coïncident souvent avec une faiblesse des marchés actions. Par exemple, en 2018, une seconde correction des actions a coïncidé avec la cassure de niveaux clés du Bitcoin. Des dynamiques similaires sont attendues si les actions replongent, renforçant le lien entre la crypto et les marchés financiers globaux.
Sur de longues périodes, la plupart des actifs crypto—y compris les altcoins, actions de minage et actions liées à la crypto—tendent à sous-performer le Bitcoin. Bien que des surperformances temporaires existent, le capital revient souvent vers le Bitcoin, consolidant sa position dominante dans le secteur.
Le comportement du Bitcoin reflète de plus en plus les cycles économiques globaux plutôt que des récits isolés, avec des tendances de long terme dictées par la liquidité, les conditions macroéconomiques et sa domination durable dans l’écosystème des actifs numériques.