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Un cinéaste et des leaders technologiques utilisent une distribution basée sur Bitcoin pour contourner une censure présumée des médias autour d’un documentaire sur Julian Assange, présentée comme un combat plus large pour la liberté financière et d’information.
Un documentaire intitulé « The $6 Billion Man: Julian Assange and the Price of Truth » aurait obtenu d’importantes distinctions, notamment à Cannes et aux Golden Globes, sans parvenir à une distribution grand public. Aucune grande plateforme de streaming ni média ne l’a diffusé, le laissant largement invisible en dehors de quelques festivals. Cette situation est présentée comme une preuve du rôle de filtrage dans les médias mondiaux.
L’entrepreneur tech Jack Dorsey a encouragé l’usage de la communauté Bitcoin pour distribuer le film de manière indépendante. Bitcoin est décrit comme un protocole ouvert capable de contourner les intermédiaires financiers traditionnels tels que Visa, Mastercard et les banques, permettant un financement et un accès directs sans validation institutionnelle. La stratégie inclut un modèle mondial de « watch party » lié à des paiements décentralisés.
L’initiative s’appuie sur un précédent de 2011, lorsque WikiLeaks a adopté Bitcoin après avoir été exclu des réseaux de paiement classiques sous pression américaine. Les dons en Bitcoin ont permis à l’organisation de continuer ses activités, illustrant un cas réel de finance résistante à la censure. Cet épisode est présenté comme clé dans l’évolution et la légitimité publique de Bitcoin.
Julian Assange et Edward Snowden sont décrits comme des figures emblématiques de la transparence et de la responsabilité des États. Les révélations de Snowden sur la surveillance de masse et son exil sont mises en parallèle avec les batailles judiciaires d’Assange. Leur collaboration, notamment le rôle de WikiLeaks pour aider Snowden à atteindre un lieu sûr, est présentée comme un moment marquant du lanceur d’alerte moderne.
Le film affirme qu’Assange a fait l’objet d’une surveillance étendue dans l’ambassade d’Équateur à Londres, incluant l’écoute de conversations juridiques confidentielles. Une société de sécurité impliquée aurait partagé des données avec des agences de renseignement américaines, soulevant des inquiétudes sur la violation du secret avocat-client et des normes juridiques.
Le projet présente l’absence de distribution comme un symptôme d’une défaillance plus large des médias traditionnels, suggérant un alignement entre gouvernements et grandes plateformes pour définir les récits acceptables. Les créateurs estiment que les histoires remettant en cause le pouvoir étatique peinent à atteindre le grand public sans canaux alternatifs.
Au-delà d’un film, l’initiative est présentée comme un prototype de nouveaux systèmes de distribution utilisant Bitcoin et des protocoles sociaux décentralisés comme Nostr. Ces outils visent à permettre une publication, un financement participatif et un accès mondial résistants à la censure, sans supervision centralisée.
Les spectateurs sont invités à acheter un accès via un modèle décentralisé qui leur accorde également un crédit officiel dans le film. Cette approche combine financement participatif et distribution, transformant le public en acteur et relais du projet.
L’initiative souligne la convergence entre souveraineté financière et liberté d’information, considérées comme essentielles pour résister au contrôle centralisé. Bitcoin est présenté non seulement comme une monnaie, mais comme une infrastructure au service de libertés civiles plus larges.
La distribution du documentaire sur Assange via Bitcoin illustre une volonté croissante de contourner les systèmes médiatiques et financiers traditionnels, mettant en lumière les tensions entre contrôle centralisé et alternatives décentralisées.