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Anthropic indique que son IA écrit désormais la majorité de son code et commence à accélérer le développement de l’IA elle-même, signalant les premiers signes d’une auto‑amélioration récursive.
En mai 2026, plus de 80 % du code fusionné dans le codebase d’Anthropic est généré par son modèle Claude, contre seulement quelques pourcents début 2025. Les ingénieurs deviennent surtout des superviseurs, guidant et vérifiant les sorties plutôt que codant directement. La productivité interne a fortement augmenté, avec des équipes fusionnant huit fois plus de code par jour qu’en 2024.
Les performances de Claude sur des tâches de programmation complexes et ouvertes ont nettement progressé, atteignant un taux de réussite de 76 %, contre 26 % six mois plus tôt. Les interventions humaines en cours de tâche diminuent régulièrement, signe d’une autonomie et d’une fiabilité accrues dans des situations ambiguës.
Lors d’un incident, Claude a diagnostiqué et corrigé une panne affectant des dizaines de milliers de tâches d’entraînement en environ deux heures, contre deux à trois jours estimés pour des humains. Le système a testé des hypothèses, isolé un problème de configuration rare et validé une solution.
L’analyse interne d’Anthropic suggère que la revue de code assistée par IA aurait pu prévenir environ un tiers des bugs en production. L’IA n’accélère donc pas seulement le développement, elle améliore aussi la qualité du code, avec l’idée que le code généré par IA pourrait dépasser celui des humains dans de nombreux contextes d’ici un an.
Des agents alimentés par Claude ont montré de solides performances en recherche IA. Dans une expérience, neuf agents en parallèle ont atteint un score de 0,97 sur un benchmark de sécurité, contre 0,23 pour des chercheurs humains sur une semaine. Les agents ont généré des hypothèses, mené des expériences et itéré de façon autonome.
Les employés décrivent de plus en plus leur rôle comme la gestion de systèmes d’IA plutôt que l’exécution de tâches. Certains passent des mois sans coder, tandis que les processus financiers sont désormais complétés à 90–95 % par l’IA avant validation humaine. Les flux de travail évoluent vers la supervision, avec des “flottes” d’agents IA.
Anthropic et OpenAI ont identifié des signes précoces d’auto‑amélioration récursive, où les systèmes d’IA contribuent à concevoir et améliorer les futurs systèmes. Les benchmarks montrent une forte extension de la durée des tâches gérées par l’IA, de minutes en 2024 à 16 heures en 2026, avec une accélération du progrès.
Anthropic se dit favorable à un ralentissement coordonné du développement de l’IA avancée s’il est vérifiable entre grands laboratoires et pays. Toutefois, des pauses unilatérales sont jugées inefficaces face à une concurrence intense, suscitant des inquiétudes sur une course accélérée sans garde‑fous communs.
L’entreprise décrit des scénarios allant d’un ralentissement dû aux limites de ressources, à des organisations augmentées par l’IA où de petites équipes produisent massivement, jusqu’à une auto‑amélioration récursive complète où l’IA conçoit ses successeurs. Ce dernier cas pourrait débloquer des avancées majeures mais comporte des risques importants d’alignement.
L’automatisation accrue transforme les dynamiques de travail, réduisant la collaboration humaine et modifiant les structures d’équipe. Certains employés signalent une perte de sens ou de visibilité sur les systèmes qu’ils supervisent, révélant des défis psychologiques et organisationnels en plus des gains techniques.
Les conclusions d’Anthropic suggèrent que l’IA commence déjà à participer à sa propre progression, amplifiant à la fois l’innovation et les risques, tandis que le rôle humain évolue vers la supervision dans une course mondiale qui s’accélère.