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La Chine, le Vietnam et NVIDIA ont dévoilé de nouvelles plateformes de robotique humanoïde, signalant une intensification de la concurrence mondiale entre robots compacts pilotés par l’IA, humanoïdes de service et systèmes de recherche haute performance.
Jaka Robotics a présenté Pi, un humanoïde de 1,22 m (4 ft) et 42 kg conçu pour la recherche et les tests en conditions réelles. Avec 27 degrés de liberté et des modules articulaires compacts réduits jusqu’à 27 %, le robot met l’accent sur la mobilité, l’efficacité et l’expérimentation modulaire. Ses bras peuvent manipuler des charges de 3 kg, tandis que ses articulations délivrent jusqu’à 120 Nm de couple, permettant une marche stable et des tâches de manipulation.
La caractéristique phare de Pi est son architecture de « cerveau fusionné », qui sépare cognition et mouvement. Un système de cerveau (cerebrum) de haut niveau gère le raisonnement, la vision et les modèles de langage, tandis qu’un système de cervelet (cerebellum) de bas niveau assure le contrôle moteur en temps réel via EtherCAT avec une latence de l’ordre de la milliseconde. Cette séparation reflète une tendance visant à unifier raisonnement IA et exécution physique précise.
Fondée à Shanghai en 2015, Jaka s’est fait connaître grâce à ses robots collaboratifs industriels comme les séries Zu et Pro. Avec Pi et les humanoïdes K-series précédents, l’entreprise s’étend vers l’IA incarnée, intégrant vision par machine, capteurs de force et modèles de langage dans des plateformes humanoïdes flexibles adaptées à la logistique et aux services.
Vin Big Dynamics a présenté Dino, un humanoïde destiné à la sécurité, la surveillance et l’assistance domestique. Bien que les spécifications restent inconnues, le robot intègre navigation autonome, perception environnementale et manipulation, visant des usages publics et domestiques—deux domaines exigeants aux contraintes de sécurité et d’interaction distinctes.
Dino a été testé au Vinpearl Safari Phu Quoc comme guide autonome. Il a opéré en extérieur grâce à une interaction multilingue et une perception en temps réel, naviguant parmi les foules et des conditions changeantes. Ce déploiement démontre une interaction soutenue dans des environnements imprévisibles, un défi clé pour la robotique de service.
Pour soutenir Dino, Vin a développé des composants comme l’actionneur VDM 80 (moins de 1 kg, 48V, 10 000 heures de durée de vie) et une main robotique avec 11 articulations et capteurs de force. Ces éléments forment une plateforme intégrée verticalement combinant matériel, données d’entraînement IA et systèmes de contrôle.
Vin Robotics a introduit VRH3, un humanoïde de troisième génération pour l’automatisation industrielle. Avec 31+ actionneurs, deux ordinateurs edge embarqués et une capacité de charge de 6–8 kg, il est conçu pour l’assemblage, le transport et le support opérationnel dans des environnements dynamiques.
VRH3 inclut un système de téléopération par capture de mouvement intégré à un casque VR, permettant un contrôle en temps réel sans suivi externe. Cela ouvre des usages dans des environnements dangereux ou éloignés, où les opérateurs humains peuvent guider les robots de manière sûre et intuitive.
NVIDIA a présenté une référence humanoïde ouverte basée sur Isaac GR00T, utilisant le robot Unitree H2. Mesurant près de 1,83 m (6 ft) avec 75 degrés de liberté (dont des mains dexter), la plateforme est conçue comme une solution complète pour la recherche en robotique.
Le système fonctionne avec le Jetson AGX Thor T5000, offrant 2 070 téraflops FP4 grâce à un GPU Blackwell, un CPU ARM 14 cœurs et 128 Go de mémoire. Cela permet un traitement en temps réel de la perception, du contrôle et de l’apprentissage directement embarqué.
La plateforme NVIDIA intègre Isaac Sim, Isaac Lab, Isaac ROS et des outils de téléopération, couvrant la collecte de données, la simulation, l’entraînement et le déploiement. Elle inclut aussi des modèles fondamentaux pour le raisonnement humanoïde, facilitant la création de comportements multitâches.
Des organisations comme ETH Zurich, Stanford Robotics Center, UC San Diego et AI2 adoptent la plateforme. L’approche mise sur la collaboration ouverte pour accélérer les progrès via des outils partagés et du matériel standardisé.
Ces nouveaux humanoïdes illustrent une convergence entre raisonnement IA, contrôle physique et déploiement réel, avec une concurrence qui s’intensifie entre systèmes compacts, robots de service et plateformes de recherche avancées.