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Google DeepMind fait progresser la robotique avec des modèles alimentés par Gemini qui permettent aux machines de percevoir, raisonner et agir dans des environnements réels complexes.
L’intelligence artificielle s’étend au-delà du texte et du traitement de données vers des applications réelles dominées par l’incertitude et l’interaction physique. La robotique pose des défis comme interpréter des environnements désordonnés, reconnaître des dangers (ex. liquides renversés) et naviguer dans des espaces dynamiques. L’approche de DeepMind vise à rendre les machines fiables hors des cadres contrôlés.
Le modèle Gemini Robotics ER 1.6 est conçu pour la robotique, combinant vision, compréhension du langage et raisonnement spatial. Contrairement aux modèles classiques, il agit comme une « unité logique », soutenant la perception et la planification dans la chaîne percevoir–planifier–agir.
Le système remplace les modèles à étiquettes fixes par des modèles vision-langage (VLMs) capables de comprendre des descriptions naturelles. Les robots peuvent identifier des objets via des requêtes abstraites comme « l’outil le plus utilisé » sans jeux de données prédéfinis, réduisant l’entraînement spécifique et facilitant le déploiement.
Le modèle intègre un raisonnement physique, lui permettant d’inférer poids, fragilité et contraintes structurelles. Il peut éviter de soulever un objet lourd ou manipuler avec précaution des éléments fragiles. Il interprète aussi des consignes ambiguës en s’appuyant sur le contexte, par exemple ce que signifie « ranger à l’écart ».
Basé sur l’architecture Gemini 3 Flash, le système prend en charge des entrées multi-images et vidéo pour un raisonnement à long horizon. Les robots analysent des séquences d’événements, comme vérifier la réussite d’une prise, améliorant la validation sans règles complexes.
Une fonction appelée « Gentic vision » permet de générer du code pour prétraiter les images (recadrage, rotation). Cela améliore la lecture d’étiquettes, l’inspection de jauges ou la détection d’anomalies en milieu industriel.
Le système traduit des instructions de haut niveau en séquences d’actions exécutables. Par exemple, « mets le bloc bleu dans le bol orange » est décomposé en saisir, déplacer et relâcher. Il prend aussi en charge la planification de trajectoires avec points intermédiaires et évitement d’obstacles.
DeepMind a introduit des modèles VLA qui mappent directement les entrées visuelles et les commandes en actions motrices. Ils permettent un contrôle en temps réel pour des tâches comme le nettoyage ou la manipulation d’objets sans programmation explicite.
Les modèles visent à fonctionner sur divers matériels, humanoïdes ou non, tout en améliorant la motricité fine (ex. brancher des câbles). Des démonstrations montrent l’exécution de tâches nouvelles, comme placer une balle dans un anneau sans entraînement préalable.
L’API Gemini Live permet une communication bidirectionnelle à faible latence, combinant voix, vision et appels de fonctions. Des conversations naturelles peuvent déclencher des actions, rendant la collaboration plus intuitive.
DeepMind met en avant des systèmes de sécurité en couches inspirés du modèle du fromage suisse. Les benchmarks Asimov intègrent des données réelles de blessures issues du National Electronic Injury Surveillance System et s’alignent sur les normes ISO pour évaluer les risques.
L’intégration du raisonnement, de la perception et de l’action dans des systèmes unifiés basés sur Gemini marque une avancée majeure vers des robots autonomes capables d’opérer efficacement et en sécurité dans le monde réel.
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