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Les forces israéliennes ont tué 235 enfants en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023

Selon un reportage de l’AFP publié le 30 août, l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem a recensé 235 enfants et adolescents palestiniens tués par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée depuis le 7 octobre 2023, dont cinq morts attribuées à des colons israéliens; les autorités palestiniennes avancent un bilan plus élevé, de 250 morts.

Généré le 30 août 2026 à 09:35 UTC1832 motsSource originale — Middle East Eye
Les forces israéliennes ont tué 235 enfants en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023

Un bilan qui résume l’aggravation de la crise en Cisjordanie

Le dernier reportage de l’AFP sur les enfants tués en Cisjordanie occupée donne un cadre chiffré brutal à une crise souvent racontée à travers les raids, les barrages, les attaques de colons et les funérailles: l’organisation israélienne B’Tselem a recensé 235 enfants et adolescents palestiniens tués par les forces israéliennes en Cisjordanie entre le 7 octobre 2023 et juin 2026, dont cinq par des colons israéliens . La Commission palestinienne de résistance à la colonisation et au mur, une institution de l’Autorité palestinienne, avance pour la même période un chiffre encore plus élevé: 250 morts .

Ce chiffre est important parce qu’il ne constitue pas seulement un bilan humain. Il mesure la transformation de la Cisjordanie après l’attaque menée par le Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza qui a suivi, même si les morts recensées par B’Tselem concernent un autre territoire, placé sous occupation israélienne . Le reportage de l’AFP ne présente pas ces décès comme une série d’incidents isolés, mais comme un ensemble de cas survenus lors d’opérations militaires israéliennes, d’affrontements impliquant des jets de pierres, de tirs décrits par des témoins comme indiscriminés et de violences de colons .

L’accélération est au cœur de l’information. Selon B’Tselem, entre 2005 et 2021, environ un enfant ou adolescent palestinien était tué chaque mois par les forces israéliennes; depuis le 7 octobre 2023, la moyenne est d’environ sept par mois selon son décompte . Cette comparaison montre que la situation actuelle en Cisjordanie n’est pas seulement la prolongation d’une réalité ancienne, mais une phase nettement plus meurtrière pour les mineurs.

Les noms derrière les chiffres

L’AFP ouvre son reportage avec la mort de Mohammed al-Hallaq, neuf ans, originaire d’Al-Rihiya, dans le sud de la Cisjordanie occupée . Sa mère, Alia al-Hallaq, a expliqué à l’agence qu’elle continue à se penser comme mère de cinq enfants et non de quatre depuis que son fils a été tué en octobre dernier . Selon les témoignages familiaux rapportés par l’AFP, Mohammed a couru pour s’éloigner de soldats qui patrouillaient dans le village, et son oncle a indiqué qu’il avait été atteint par une balle perdue lors d’une confrontation entre la patrouille israélienne et des jeunes plus âgés .

La réponse de l’armée israélienne, rapportée par l’AFP, est que les soldats ont ouvert le feu lors d’une altercation à Al-Rihiya et qu’ils ont riposté à des personnes soupçonnées de jeter des pierres . L’agence note que la formulation de l’armée, selon laquelle des « impacts » ont été constatés, est généralement utilisée pour signifier que des soldats ont tiré et touché quelqu’un . Le dossier illustre ainsi l’écart qui suit souvent ces morts: d’un côté, une justification militaire; de l’autre, une famille qui parle d’un enfant en fuite, atteint mortellement.

Le reportage évoque aussi la mort de Sam Abu Haikal, un nourrisson de sept mois, tué à Hébron en juin 2026 après avoir été atteint au visage par des tirs de soldats israéliens alors qu’il se trouvait dans une voiture . Sa mère, Dania Abu Haikal, a également été blessée alors que l’enfant était sur ses genoux, selon l’AFP . L’image d’un bébé tué dans ces circonstances donne au bilan une dimension particulièrement dévastatrice, car elle élargit le débat au-delà des adolescents présents à proximité d’affrontements.

Dans ce cas, l’armée a affirmé, après une enquête préliminaire, qu’un soldat avait ouvert le feu sur des civils « non impliqués » après que leur véhicule avait accéléré en direction des troupes . Dania Abu Haikal conteste cette version et affirme que son mari avait arrêté la voiture avant que les soldats ne tirent . La contradiction est essentielle: la version militaire présente le tir comme une réaction à un danger perçu, tandis que le témoignage de la mère décrit une famille immobilisée dans un véhicule.

Des adolescents tués, des enfants très jeunes aussi

Le reportage de l’AFP met en évidence un contexte récurrent: des confrontations au cours desquelles des soldats israéliens font face à des jeunes Palestiniens lançant des pierres . L’agence rapporte que des adolescents sont souvent tués dans ces situations, tandis que les forces israéliennes les qualifient régulièrement de terroristes avant d’ouvrir le feu . Le commandant militaire israélien pour la Cisjordanie, le major-général Avi Bluth, a déclaré au début de 2026 que l’armée avait tué 42 Palestiniens pour jets de pierres en 2025, sans préciser combien étaient mineurs .

La répartition par âge rapportée par B’Tselem montre que les enfants, au sens juridique large de personnes de moins de 18 ans, ne forment pas un seul profil. En 2025, selon le résumé des chiffres de B’Tselem par l’AFP, 54 enfants ou adolescents palestiniens ont été tués; le plus jeune avait deux ans, tandis que la majorité avait entre 14 et 17 ans . Cette fourchette est décisive, car elle inclut à la fois de très jeunes enfants pris dans des tirs mortels et des adolescents traités comme des menaces dans des moments de confrontation de rue.

C’est ici que le langage utilisé pour décrire les morts devient politiquement central. Lorsqu’un adolescent est présenté avant tout comme un lanceur de pierres, le débat se déplace rapidement vers la menace ressentie par les soldats. Lorsqu’il s’agit d’un nourrisson, d’un très jeune enfant ou d’un enfant en bas âge, ce cadre devient beaucoup plus difficile à soutenir. Le reportage de l’AFP contient ces deux réalités, et le chiffre de 235 les regroupe parce qu’il s’agit dans tous les cas de mineurs .

L’impunité au centre du récit

L’AFP dit avoir parlé à 12 femmes ayant perdu un enfant depuis le 7 octobre 2023; malgré des circonstances différentes, elles décrivent toutes des vies familiales brisées et un manque de comptes à rendre . C’est le thème profond du reportage: le bilan ne concerne pas seulement le fait que des enfants ont été tués, mais aussi la question de savoir si quelqu’un est tenu responsable après leur mort.

Dans le cas de Sam Abu Haikal, sa mère a consulté un avocat pour demander une enquête militaire plus complète, selon l’AFP . Sa formule, selon laquelle les Palestiniens n’obtiennent pas justice, résume cette question d’une manière personnelle et directe . Les familles décrites par l’agence ne sont pas seulement en deuil; elles affrontent aussi un système juridique et militaire dans lequel elles disent avoir peu confiance.

Les réponses de l’armée israélienne dans les cas rapportés par l’AFP montrent l’autre versant du débat. Pour Mohammed al-Hallaq, l’armée invoque une altercation et des suspects de jets de pierres . Pour Sam Abu Haikal, elle reconnaît un tir sur des civils non impliqués mais le rattache au mouvement supposé du véhicule vers les soldats . Ces réponses montrent que l’armée ne reste pas silencieuse; elle fournit des explications opérationnelles que les familles endeuillées et les témoins contestent souvent.

Pourquoi les bilans divergent

L’écart entre les 235 morts recensés par B’Tselem et les 250 morts rapportés par la commission palestinienne ne remet pas en cause le constat principal d’une forte hausse des décès d’enfants; il montre plutôt que les organismes de suivi peuvent classifier les cas, attribuer les responsabilités ou actualiser leurs listes différemment . Les deux chiffres décrivent un bilan exceptionnellement élevé de mineurs palestiniens tués en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023 .

Le chiffre de B’Tselem est notable parce qu’il provient d’une organisation israélienne de défense des droits humains fréquemment citée dans la couverture internationale de l’occupation . Le chiffre de la commission palestinienne est également notable parce qu’il reflète le suivi institutionnel palestinien des morts sur la même période . La formulation la plus rigoureuse consiste donc à présenter les deux: B’Tselem compte 235 enfants et adolescents, dont cinq tués par des colons, tandis que l’institution palestinienne en compte 250 .

L’expression « enfants et adolescents » ne doit pas affaiblir le sens du bilan. Dans le vocabulaire courant des droits humains, toute personne de moins de 18 ans est un enfant, et l’AFP utilise cette formulation pour inclure à la fois les plus jeunes et les adolescents . Il ne s’agit donc pas d’un effet de langage, mais d’un décompte de mineurs.

Une histoire de Cisjordanie, pas seulement une conséquence de Gaza

L’AFP relie la hausse au contexte qui a suivi le début de la guerre à Gaza, mais son reportage porte clairement sur la Cisjordanie occupée . Cette distinction est essentielle. La Cisjordanie a connu sa propre escalade d’opérations militaires, de violences de colons et d’affrontements depuis octobre 2023, et les enfants recensés par B’Tselem y sont morts, non à Gaza .

Cela change la lecture du sujet. Les morts d’enfants en Cisjordanie ne sont pas une simple note de bas de page du bilan de Gaza; elles constituent un indicateur parallèle de l’endurcissement du conflit israélo-palestinien dans plusieurs territoires. En Cisjordanie, où Israël exerce un contrôle militaire et où colonies et communautés palestiniennes coexistent dans une proximité souvent explosive, la mort de mineurs est devenue l’un des signes les plus nets de cette aggravation .

Le reportage de l’AFP publié par plusieurs médias le 30 août ne rend pas un verdict judiciaire définitif sur chaque cas. Il rassemble un schéma documenté, des bilans concurrents, des témoignages familiaux et des réponses militaires . L’image qui en ressort est celle d’un territoire où les enfants et adolescents palestiniens meurent à un rythme très supérieur à celui observé avant le 7 octobre 2023, et où les familles qui survivent à ces pertes disent voir peu de perspectives de justice.

L’état actuel du dossier

À ce stade, la formulation la plus prudente est la suivante: B’Tselem compte 235 mineurs palestiniens tués par les forces israéliennes en Cisjordanie entre le 7 octobre 2023 et juin 2026, dont cinq morts attribuées à des colons, tandis que la Commission palestinienne de résistance à la colonisation et au mur en compte 250 sur la même période . Les entretiens de l’AFP avec des mères et des familles endeuillées donnent des noms, des circonstances disputées et des visages à cette hausse statistique .

Les morts de Mohammed al-Hallaq et de Sam Abu Haikal expliquent pourquoi ce bilan suscite une attention renouvelée . Le premier était un garçon de neuf ans tué dans des circonstances que l’armée rattache à des suspects de jets de pierres; le second était un nourrisson de sept mois tué lors d’un tir que l’armée dit lié à l’accélération d’un véhicule vers ses soldats, une version contestée par sa mère . Entre ces deux cas se dessine la réalité plus large décrite par l’AFP: en Cisjordanie, la mort d’enfants et d’adolescents palestiniens est devenue nettement plus fréquente depuis le 7 octobre 2023 .

Sources des dernières 72 heures

  1. [1]Killing of Palestinian children and teens by Israel surges in West Bank30 août 2026, 02:20 UTC
  2. [2]Killing of Palestinian children and teens by Israel surges in West Bank30 août 2026, 03:12 UTC
  3. [3]Killing of Palestinian Children and Teens by Israel Surges in West Bank30 août 2026, 03:10 UTC
  4. [4]Killing of Palestinian children and teens by Israel surges in West Bank30 août 2026, 02:20 UTC

Article généré par IA à partir d’une recherche web récente, puis conservé comme instantané éditorial daté.