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OpenAI a lancé GPT-6 Astra le 3 septembre, avec un déploiement progressif sur ChatGPT, Codex et l’API. Le modèle est positionné sur les tâches longues et ambiguës, avec un meilleur usage de l’ordinateur, des appels d’outils asynchrones et des fonctions de steering pour piloter plus finement les workflows. Astra et Astra Pro sont affichés à 10 $ par million de tokens d’entrée et 50 $ par million de tokens de sortie, au niveau de Claude Fable 5.1. Les démonstrations les plus commentées ont porté sur Blender, Krita et la navigation logicielle en temps réel, signe d’un basculement des benchmarks vers l’exécution concrète.
Nvidia a annoncé le rachat de Hugging Face pour 12,93 milliards de dollars, l’une des plus grosses opérations récentes de l’écosystème. L’opération renforce le contrôle de Nvidia sur l’infrastructure, la distribution des modèles et la relation avec les développeurs open source. Elle intervient alors que le marché se concentre autour de quelques grands fournisseurs capables de financer calcul, déploiement et go-to-market à l’échelle. Ce mouvement pourrait redessiner l’équilibre entre plateformes ouvertes, clouds et laboratoires propriétaires.
Anthropic a lancé Claude Fable 5.1 et revendique un score de 66 à l’Artificial Analysis Intelligence Index, devant Opus 5 à 63 et le précédent Fable à 62. Le groupe met surtout en avant la baisse des coûts: 25 % moins cher sur les charges courantes et 45 % de réduction sur les tâches agentiques longues grâce à un cache amélioré. Dans un test de génération web, Fable 5.1 High a produit la meilleure landing page SpaceX Falcon 9 tout en restant moins coûteux que plusieurs rivaux. La sortie a toutefois été immédiatement éclipsée par l’arrivée de GPT-6 Astra, qui relance la bataille sur la perception du modèle “flagship”.
Google a lancé Gemini 3.8 Flash ainsi qu’une variante spécialisée, Flash Cyber, dédiée à la détection et à la correction de vulnérabilités. Le groupe affirme que le modèle a retrouvé en un passage une faille Chrome vieille de 13 ans et généré 2,6 fois plus de correctifs corrects que des modèles commerciaux plus grands sur certains cas internes. Cette montée en puissance nourrit les alertes sur une possible “apocalypse des vulnérabilités”, l’IA accélérant autant la découverte que la remédiation des bugs. Elle relance aussi le débat sur l’accès restreint aux capacités cyber les plus offensives.
xAI a présenté Grock Bot comme une équipe d’agents autonomes capables de travailler en continu à travers les applications, y compris quand l’ordinateur de l’utilisateur est fermé. Le service est facturé environ 120 dollars par mois, un tarif supérieur à nombre d’offres concurrentes d’OpenAI ou d’Anthropic déjà positionnées sur l’agentique. La promesse est celle d’un essaim de travailleurs logiciels plutôt que d’un simple chatbot conversationnel. Mais le positionnement reste fragile, entre interrogations sur la sécurité, les capacités réelles et un objectif de 2 milliards de dollars de revenus d’ici 2026.
Hyundai Motor Group a transformé Atlas de Boston Dynamics d’un robot de recherche en humanoïde industriel potentiellement fabricable à grande échelle. Avant même tout déploiement effectif, près de 35 000 à 40 000 syndiqués d’Ulsan ont soutenu une mobilisation, avec un vote approuvé à 86,65 % et une participation de 94 %. Un arrêt de 8 heures le 21 août a touché Ulsan, Jeonju et Asan, autour d’une demande simple: aucun humanoïde sans accord préalable avec les représentants du personnel. L’épisode illustre que l’automatisation humanoïde n’est plus perçue comme une vitrine de labo, mais comme une menace industrielle crédible.
DEF CON a réuni environ 30 000 participants à Las Vegas, confirmant son statut de grand rendez-vous mondial du hacking pratique. L’événement reste structuré autour de “villages” spécialisés, du Packet Hacking au car hacking, avec une culture d’apprentissage par la manipulation directe. Le Wall of Sheep a de nouveau rappelé la brutalité des mauvaises pratiques opérationnelles, en exposant ce que laissent fuiter les appareils mal sécurisés. Dans un contexte d’outils IA toujours plus puissants, ce type de discipline défensive redevient un sujet central pour chercheurs, entreprises et administrations.
La Direction générale des finances publiques a confirmé une fuite portant sur 678 437 personnes après deux intrusions détectées fin juin et fin juillet. Les données publiées le 12 août incluraient 392 867 particuliers, 285 570 professionnels et 386 contribuables disposant d’un patrimoine supérieur à 1 million d’euros. Selon les éléments rapportés, l’attaque aurait reposé sur la compromission d’un compte légitime plutôt que sur une technique particulièrement sophistiquée. L’affaire alimente les critiques sur la cybersécurité de l’État et sur la protection de bases fiscales de plus en plus centralisées.