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Bitcoin montre plusieurs signaux typiques de fin de cycle baissier, mais aucun indicateur ne permet d’affirmer que le point bas est définitivement atteint.
L’attention autour des cryptomonnaies a fortement chuté depuis le sommet de 125 000 dollars atteint en 2025. Les grandes chaînes spécialisées ont vu leur audience passer d’environ 50 millions à moins de 30 millions de vues mensuelles, avec une baisse globale proche d’un facteur dix sur certains indicateurs. Cette perte d’intérêt, également visible sur X, correspond historiquement à des phases de marché bas.
Plus de 70 projets crypto ont disparu en six mois, dont une dizaine ayant levé plus de 10 millions d’euros. Des acteurs majeurs comme Polygon ou Kraken ont réduit leurs effectifs. Des événements sont annulés faute de demande, illustrant une contraction généralisée de l’écosystème et une sélection naturelle des projets les plus solides.
Le nombre d’adresses actives sur Bitcoin est tombé autour de 600 000, contre plus de 1,2 million lors des phases d’euphorie en 2024. Ce niveau se rapproche des plus bas observés en 2019. Toutefois, l’essor des ETF et produits financiers rend une partie de l’activité invisible, car les échanges peuvent se faire sans mouvement direct sur la blockchain.
Le classement de l’application Coinbase dans l’App Store reste un indicateur clé de l’intérêt retail. Lorsqu’elle sort du top 500, l’engouement est faible, contrairement aux périodes haussières où elle atteint le top 200, voire le top 10 comme en 2021. La situation actuelle reflète un manque d’arrivée de nouveaux investisseurs particuliers.
Bitcoin traverse sa 7e phase baissière depuis 2014, définie par un passage durable sous sa moyenne mobile à 200 jours. Celle-ci dure environ 260 jours, ce qui en fait la 4e plus longue de l’histoire, certaines ayant atteint près de 400 jours. Historiquement, ces phases finissent par une stabilisation puis un rebond.
Les corrections historiques de Bitcoin atteignaient 80 à 85 % en 2014 et 2018, contre environ 75 % en 2022. La baisse actuelle serait d’environ 52 %, suggérant une volatilité réduite liée à l’entrée des institutions, qui adoptent des stratégies plus longues et moins paniquées que les particuliers.
L’arrivée d’acteurs comme BlackRock a profondément modifié le marché. Les ETF Bitcoin ont capté des flux massifs avant de subir environ 4 milliards de dollars de sorties en juin, marquant un ralentissement. Les décisions macroéconomiques, politiques ou géopolitiques influencent désormais fortement les prix.
La corrélation avec le NASDAQ a fluctué de -0,7 à +0,68, montrant un comportement imprévisible. Bitcoin peut chuter avec les actions technologiques sans bénéficier pleinement de leurs hausses, rendant les modèles d’analyse traditionnels moins fiables.
Le nombre de bitcoins détenus depuis plus de 150 jours est passé de 14 à près de 17 millions depuis le sommet. Cela indique une tendance à l’accumulation et une réduction de la pression vendeuse, les investisseurs estimant que les prix actuels ne justifient plus de vendre.
Les évolutions réglementaires aux États-Unis, notamment autour du Clarity Act, pourraient influencer fortement le marché. Une annonce politique récente a provoqué des hausses de plus de 10 % sur plusieurs entreprises du secteur, montrant la sensibilité du marché à ces décisions.
Les données suggèrent que Bitcoin se rapproche d’une zone de creux typique, marquée par un désintérêt général et une accumulation progressive, mais l’incertitude macroéconomique et structurelle empêche toute certitude sur un point bas définitif.