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La montée des tensions géopolitiques, le durcissement des conditions monétaires et les pressions structurelles sur les marchés crypto convergent pour accroître les risques baissiers pour le Bitcoin et les actifs risqués en général.
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont à nouveau intensifiées, avec des frappes de drones signalées et des attaques de représailles visant des actifs militaires et maritimes. La situation dans le détroit d’Ormuz suscite des inquiétudes pour les flux énergétiques mondiaux, tandis que l’instabilité s’étend aussi au Liban, où le Hezbollah a rejeté un accord de cessez-le-feu avec Israël. Ces évolutions accentuent le risque géopolitique et l’incertitude des marchés.
L’indice d’inflation PCE américain a atteint 4,1 % en glissement annuel, son plus haut niveau en trois ans, bien au-dessus de l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale. Parallèlement, les données économiques restent solides, avec une croissance du PIB de 2,1 % et des inscriptions au chômage inférieures aux attentes. Cette combinaison réduit la probabilité de baisses de taux et renforce l’argument en faveur d’un resserrement supplémentaire.
Les marchés attribuent désormais environ 30 % de probabilité à une hausse de taux lors de la prochaine réunion du FOMC et jusqu’à 80 % de probabilité de taux plus élevés d’ici la fin de l’année. La position de la Réserve fédérale, renforcée par les déclarations récentes de ses dirigeants, indique une période prolongée de politique restrictive, pesant sur les actifs risqués.
L’indice du dollar américain (DXY) a dépassé 101, atteignant un plus haut de 13 mois. Un dollar plus fort exerce généralement une pression baissière sur les actions et les cryptomonnaies, les investisseurs se tournant vers des actifs plus sûrs dans un contexte d’incertitude et de liquidité plus restreinte.
Les ETF Bitcoin spot ont enregistré 1,8 milliard de dollars de sorties nettes en une semaine, le niveau le plus élevé depuis leur lancement. Ce retrait de capitaux amplifie la dynamique baissière et reflète un affaiblissement de la demande institutionnelle à court terme.
Malgré la faiblesse des prix, près de 80 % de l’offre en circulation de Bitcoin est désormais détenue par des investisseurs de long terme, un record historique. Cela traduit une forte conviction des détenteurs principaux et correspond aux schémas observés lors des phases d’accumulation avant les retournements de marché.
BlackRock, qui gère environ 14 000 milliards de dollars, recommande d’allouer 1 à 2 % des portefeuilles au Bitcoin, le présentant comme un outil structurel de diversification. En parallèle, un fonds de pension japonais représentant 1 200 entreprises prévoit une allocation de 1 % aux cryptomonnaies, signe d’une acceptation institutionnelle mondiale croissante.
Les États-Unis ont bloqué la création d’une monnaie numérique de banque centrale, mettant en avant la confidentialité financière. À l’inverse, l’Union européenne poursuit ses projets d’euro numérique, suscitant des inquiétudes quant à la traçabilité des transactions et à une surveillance financière accrue.
MicroStrategy de Michael Saylor subit une pression croissante liée à ses obligations de dividendes STRC, passées de 300 millions à 1,2 milliard de dollars par an. Parallèlement, les réserves de trésorerie ont chuté de 38 %, réduisant la couverture des dividendes de trois ans à environ dix mois. L’incapacité de l’entreprise à vendre d’importants volumes de Bitcoin ou d’actions sans impacter les prix crée un potentiel effet boule de neige négatif.
Les grandes entreprises technologiques devraient dépenser 741 milliards de dollars en infrastructures d’IA en 2026, soit une hausse de 75 % sur un an. Cette explosion met sous pression les chaînes d’approvisionnement, notamment les composants mémoire, poussant des entreprises comme Apple, Microsoft et Sony à augmenter leurs prix. Ces tensions pourraient alimenter une nouvelle vague d’inflation.
Le pétrole brut est passé sous les 70 dollars par baril, atténuant l’inflation liée à l’énergie. Toutefois, de nouvelles tensions au Moyen-Orient pourraient rapidement inverser cette tendance et réintroduire des pressions haussières sur les prix mondiaux.
Le Bitcoin est brièvement passé sous les 60 000 dollars, conservant une structure baissière malgré des signes précoces de divergence de momentum. Ethereum et d’autres actifs majeurs montrent également de la faiblesse, tandis que certains tokens comme Solana affichent une force relative. Les marchés actions, notamment le S&P 500 et le Nasdaq, montrent aussi des signes de perte de momentum.
La combinaison d’instabilité géopolitique, d’inflation persistante et de conditions financières restrictives renforce les risques baissiers sur les marchés mondiaux, laissant les cryptomonnaies particulièrement vulnérables à court terme.