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Le ralentissement de l’inflation aux États-Unis et une dynamique sectorielle agressive, amplifiés par les mécanismes du marché des options, soutiennent une forte hausse des indices boursiers mondiaux malgré des signaux macroéconomiques mitigés.
La dernière mesure de l’inflation Core PCE s’est établie à 0,2 %, en dessous des 0,3 % attendus, atténuant légèrement les craintes de resserrement monétaire supplémentaire. Les probabilités implicites de nouvelles hausses de taux sont passées de 57 % à 46 %, signalant un ajustement modeste des anticipations. L’incertitude persiste toutefois, la probabilité restant proche d’un pile ou face.
La croissance du PIB américain a été annoncée à 1,6 %, en dessous des attentes mais toujours positive. Cela indique un ralentissement plutôt qu’une contraction, renforçant l’idée d’une économie résiliente mais en décélération. Les marchés continuent d’arbitrer entre des données macroéconomiques plus faibles et de solides performances des entreprises.
La hausse des indices est menée par des secteurs à forte croissance, notamment les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle et des segments émergents comme la robotique et l’aérospatial. Ce dernier gagne en traction avec les attentes d’une IPO de SpaceX, stimulant l’intérêt des investisseurs. La participation large des secteurs renforce l’élan haussier.
Les actions américaines sont de plus en plus tirées par les entreprises affichant une forte croissance des bénéfices, tandis que les plus faibles sont délaissées. Cette divergence accentue la concentration des capitaux sur les valeurs performantes, surtout technologiques. De nombreuses entreprises publient encore des revenus records, soutenant la confiance des investisseurs malgré les incertitudes macro.
Certaines actions affichent des hausses de prix extrêmes, suscitant des inquiétudes sur les valorisations. Par exemple, des entreprises comme Micron ont vu leurs revenus passer de 6,6 milliards à 23 milliards de dollars, tandis que leurs actions ont grimpé de façon disproportionnée. Ces asymétries suggèrent un retour à la moyenne à terme, sans certitude sur le timing.
Un moteur clé du rallye est le marché des options, où les investisseurs institutionnels achètent massivement des options d’achat. Cela oblige les teneurs de marché à se couvrir en achetant les actions sous-jacentes, créant une pression haussière supplémentaire. L’exposition gamma (GEX) reste élevée, avec par exemple 171 milliards de dollars sur le S&P 500, signalant un positionnement haussier durable.
L’évolution des prix montre des structures haussières solides, avec des balayages de liquidité suivis de clôtures en hausse. Des gains hebdomadaires d’environ 2,15 % sur le Nasdaq illustrent la force de la tendance actuelle. Des indicateurs de volatilité comme le VIX reculent, soutenant l’appétit pour le risque.
Malgré un léger repli, le dollar américain reste soutenu par un positionnement baissier sur la paire euro-dollar dans les marchés d’options. Une exposition gamma négative suggère une pression continue à la baisse sur l’euro, pouvant renforcer le dollar, surtout si les anticipations d’inflation remontent.
Les prix du pétrole restent élevés mais stables, sans signe immédiat de tension. Une hausse pourrait raviver les craintes inflationnistes, renforcer le dollar et peser sur les actifs risqués. À l’inverse, un recul allégerait les pressions macro et soutiendrait davantage les actions.
Un dollar fort exerce une pression sur l’or et les cryptomonnaies, qui sous-performent par rapport aux actions. Ces actifs restent sensibles aux évolutions des anticipations d’inflation et des taux d’intérêt.
Les principaux indices européens comme le DAX et le CAC 40 évoluent également à la hausse, avec des attentes de nouveaux sommets historiques. Les analystes évoquent des structures haussières persistantes et des dynamiques de liquidité favorables, suggérant une poursuite de la hausse jusqu’en 2026, avec des objectifs d’extension clés.
La combinaison d’une forte dynamique sectorielle et des mécanismes des marchés dérivés soutient la hausse des actions malgré un contexte macro incertain, mais les déséquilibres de valorisation croissants augmentent le risque de corrections futures.