
Tech • IA • Crypto
Les marchés pourraient sous-estimer les risques d’inflation, des données plus fortes que prévu étant susceptibles de soutenir le dollar tandis que les actions restent portées par un momentum haussier persistant.
Les prévisions récentes de l’inflation PCE de base ont régulièrement sous-estimé les résultats réels, ce qui alimente les inquiétudes quant à une mauvaise évaluation des risques d’inflation par les marchés. Une publication au-dessus des 0,3 % attendus, potentiellement entre 0,4 % et 0,6 %, pourrait entraîner une révision des anticipations de politique monétaire. De telles surprises renforceraient probablement l’attente de conditions financières plus strictes.
Une inflation plus élevée devrait renforcer l’indice du dollar américain (US Dollar Index), soutenu par l’anticipation croissante de hausses de taux durables ou renouvelées. Les indicateurs techniques suggèrent une poursuite de la dynamique haussière, avec des mouvements possibles vers les sommets observés en mars et avril. Le positionnement institutionnel confirme cette perspective, signalant une forte confiance dans une appréciation supplémentaire du dollar.
Les données sur les flux institutionnels montrent une forte hausse de l’exposition haussière au dollar. Les positions longues ont augmenté de 53 %, tandis que les positions courtes ont reculé de 21 % chez les gérants d’actifs. Le positionnement a atteint le 99e percentile sur les 52 dernières semaines, indiquant l’un des biais les plus haussiers de l’histoire récente et soulignant les attentes de poursuite de la hausse.
Malgré les préoccupations liées à l’inflation, les principaux indices américains, dont le Nasdaq et le S&P 500, continuent d’afficher une forte dynamique haussière. L’évolution récente des prix suggère que les replis sont systématiquement achetés, sans signaux techniques clairs de retournement baissier. Les marchés restent en phase d’expansion, soutenus par une pression d’achat continue.
Un schéma dominant s’est installé où des nouvelles macroéconomiques négatives provoquent des replis de court terme rapidement absorbés par les acheteurs. Cette dynamique permet aux marchés de progresser à mesure que les positions vendeuses sont squeezées. Ainsi, même des données d’inflation défavorables peuvent entraîner des baisses temporaires plutôt que durables.
L’analyse technique met en évidence des zones de retracement importantes où l’intérêt acheteur pourrait réapparaître. Pour le Nasdaq, des niveaux proches de 29 400 sont identifiés comme supports potentiels de poursuite. Sur le S&P 500, la zone 7 410 à 7 460 est considérée comme une « zone de décote » clé où les investisseurs pourraient se repositionner à l’achat.
L’indice de volatilité VIX continue de baisser, sans pic notable de stress de marché. Cela suggère que les investisseurs n’anticipent pas de risques majeurs de baisse pour les actions, renforçant la perspective globalement haussière malgré les incertitudes macroéconomiques.
Les principaux indices européens tels que le DAX et le CAC 40 devraient également progresser. Les analystes anticipent une poursuite vers des plus hauts historiques, avec seulement des replis temporaires avant de nouvelles hausses. Les zones de liquidité sous les prix actuels pourraient servir de points d’entrée pour des positions haussières.
Le marché du pétrole reste en phase de consolidation, sans direction claire pour l’instant. Par ailleurs, l’or approche d’un niveau technique clé lié aux plus bas de fin mars, où un changement de dynamique pourrait se produire selon la force du dollar et les conditions macroéconomiques.
Des données d’inflation plus fortes pourraient soutenir le dollar et générer de la volatilité à court terme, mais le momentum et le positionnement institutionnel suggèrent que les actions pourraient continuer à progresser.