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Bienvenue dans l’ère des HUMAINS certifiés

CryptoHasheurMay 3, 202610:53
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TL;DR

OpenAI’s Worldcoin project uses iris-scanning technology to create unique biometric IDs for humans, aiming to distinguish real people from bots online, but it raises significant privacy, ethical, and financial concerns worldwide.

Key Points

Worldcoin’s Iris-Scanning Identity System Worldcoin, a project associated with OpenAI CEO Sam Altman, offers a biometric identity solution based on iris scanning using a device called an “orbe.” This scan generates a unique cryptographic fingerprint, more distinctive than the iris itself, creating a digital ID that certifies the user as a living human. The core idea is to combat online impersonation by distinguishing humans from AI bots or agents.

Partnerships with Major Platforms Worldcoin announced collaborations with prominent companies like Tinder, DocuSign, Zoom, and Okta. These partnerships aim to enhance identity verification across various sectors: Tinder to reduce fake profiles and catfishing, DocuSign for authenticating digital signatures, and Zoom to prevent deepfake impersonations in video calls.

The Rising Need to Identify Humans Versus Bots With increasing AI-generated content and automated online interactions, the internet is rapidly populated by bots. Over half of online requests are estimated to come from automated sources, necessitating reliable ways to confirm real human users, especially for regulated services like financial platforms that require strict identity verification, known as KYC (Know Your Customer).

Controversies Around Data Privacy and Ethics Worldcoin’s collection of sensitive biometric data raises significant concerns, especially as the project operates in over 160 countries and has scanned 18 million irises so far. In some regions, financial incentives equivalent to half or a full month’s salary encouraged users to scan their eyes, raising ethical questions about consent and exploitation of vulnerable populations.

Centralization Versus Decentralization Debate Worldcoin employs zero-knowledge proofs—a cryptographic method allowing identity verification without disclosing personal details—to protect privacy. However, the iris data collection remains centralized, handled by a single company, which acts as a potential point of failure or misuse. Experts debate whether truly decentralized identity verification methods, possibly government-issued and blockchain-backed, could emerge in the future to reduce dependence on centralized entities.

Potential Use by AI Agents Themselves An unfolding aspect is that AI agents could be issued identity tokens derived from human biometrics. This would allow them to authenticate on behalf of their human creators, enabling AI to perform tasks on regulated platforms. While solving practical problems, it opens complex regulatory and ethical challenges about responsibility and transparency.

Marketing Missteps Highlight Trust Issues Worldcoin’s aggressive marketing includes plans for linking identity tokens to concert tickets to eliminate resale fraud, and it prematurely suggested a partnership with singer Bruno Mars—later refuted by Mars’s management—causing reputational damage and fueling skepticism on social media.

The Broader Context of Digital Identity in Regulation This project coincides with broader digital identity trends, such as the European digital wallet initiative and increasing government interest in regulated, interoperable identity solutions. Moreover, debates about encryption restrictions and central bank digital currencies underline the heightened focus on controlling identity and transactions online, raising privacy and surveillance concerns.

Future Outlook in Identity Verification Vital questions remain about who will issue and control foundational identity proofs, how stolen digital identity tokens will be managed, and how privacy can be balanced with security. Ethereum’s co-founder has advocated for multiple verification methods, emphasizing hybrid ecosystems with both centralized and decentralized identity providers.

CONCLUSION

Worldcoin’s iris-based digital identity system exemplifies the rapid convergence of biometric technology, blockchain, and AI, addressing the growing need to distinguish humans from machines online. However, it intensifies debates over privacy, ethics, centralization, and digital rights, highlighting that the future of online identity verification will require careful balance between innovation and safeguarding individual freedoms.

Full transcript

Est-ce que vous seriez prêt à scanner votre œil pour prouver à une application comme Tinder que vous êtes un être vivant et pas un agent ou un bot? Et bien sachez que ce monde-là on y arrive et on y arrive très vite. Le 17 avril, il y a donc quelques jours, le CEO d'Open AI, Samaltman, a fait une conférence représentant son autre projet, son projet blockchain World, anciennement appelé World Coin. J'en avais parlé sur cette chaîne à l'époque. Le concept de World, c'est assez simple. Vous avez une grosse machine qu'on appelle une orbe. Vous allez scanner votre IRIS. Vous avez une empreinte qui est donc très personnelle parce qu'il n'y a pas de données biométrique. Encore plus personnelle et unique que l'empreinte de l'IRIS. Même deux jumeaux ont deux empreintes totalement différentes et grâce à cette empreinte, ça va vous créer une trace cryptographique unique et ça va vous générer un identifiant que vous êtes le seul à avoir et qui vous appartient, qui vous est lié en tant qu'être vivant. Lors de cette conférence, ils ont présenté World 4.0 et ils ont annoncé des partenariats assez fous. Mais évidemment, ça suscite énormément de questions, de critiques et on a vraiment de quoi être dans cet état. Après tout, Open AI, c'est l'entreprise, l'une des entreprises en tout cas qui a lancé la vague de l'intelligence artificielle, son accélération et qui développe des solutions comme Chat GPT ou encore Dali, c'est-à-dire qui crée du contenu vidéo, audio visuel par intelligence artificielle, du contenu très réaliste qui peut être dangereux car certaines choses peuvent être considérées comme vraies alors que ça a été généré par RA. Et de l'autre côté, le même entrepreneur dans une autre entreprise développe une solution qui permettra aux êtres humains de prouver qu'ils ne sont pas des machines afin de pouvoir justement s'identifier sur internet et de prouver qu'ils sont réels. Pour certains, c'est à la fois le poison et l'antidote, même si évidemment ça va plus loin que ça. Il n'y a pas qu'open AI qui développe des intelligences artificielles et on tend vraisemblablement vers un monde où on aura besoin de s'identifier sur les réseaux et de savoir quand en face de nous on a un bot, un agent I autre utilisateur humain. Dans cette conférence, il y a différents partenaires clés qui ont été annoncés: Tinder, Docusign ou encore des entreprises comme Zoom et Octa. Quand on se concentre sur chacune de ces annonces, ça fait sens. Par exemple, sur Tinder, l'usurpation d'identité est particulièrement dangereuse. C'est un vrai fléo contre lequel l'application lutte et ça permet à des utilisateurs de se rapprocher d'autres personnes en masquant leur vraie identité avec des intentions souvent mauvaises. Quand on prend l'exemple de Docusign, ça fait sens de la signature qui doit être authentifiée. On doit être certain que la personne qui signe le document et qui certifie une signature numérique et ben et bien la personne mentionnée dans le contrat. Pareil pour Zoom qui est un logiciel de vidéoconférence qui est énormément utilisé surtout dans le monde de la cryptomonnaie pour faire des deep fake et donner l'impression qu'on est en col avec une personne alors qu'en réalité ce n'est pas le cas. Soyez prudent si un jour par exemple on vous dit que votre caméra ne fonctionne pas et on vous demande de taper une commande sur votre ordinateur pour la débloquer. Vous avez peut-être l'impression d'être dans un call zoom avec une personne que vous connaissez qui a un simple problème de son ou de micro. En réalité, c'est un deep fake et la personne en face de vous veut vous faire exécuter une commande pour prendre le contrôle de votre ordinateur. Bref, des exemples d'usurpation d'identité partiel ou momentané, il y en a et il y en a dans tous les domaines. De l'application de rencontre à la signature électronique jusqu'aux applications de vidéo call. Maintenant, ce ne sont pas n'importe quel nom. Ce sont des très grands noms, des entreprises qui sont connues de tous et c'est pour ça que ça fait autant de bruit. Ce qui rajoute de l'huile sur le feu, c'est le fait qu'il y a quelques années, World Coin, c'était une initiative qui venait de se lancer. Ça a intéressé beaucoup de monde, mais on savait pas si ce serait très concret. Mais il y a quand même eu deux choses qui sont venues accélérer cette tendance en plus d'être soutenu par Samaltman lui-même. Premièrement, ça récupère des données qui sont biométriques, des données qui sont sensibles et en fonction des pays des différentes lois notamment pour la protection des données. Vous vous doutez que le concept sensible de faire scanner son œil par une machine qui va nous délivrer un certificat, ça pose des questions. surtout qu'il y a un mood un peu particulier qui tourne autour d'Open AI, que ce soit sur leur évolution d'entreprise à but non lucrative en la machine à cash qu'ils sont aujourd'hui, les disputes publiques avec Elon Musk qui justement met le doigt sur cette évolution et certaines grosses questions morales que pose encore l'intelligence artificielle aujourd'hui et de l'autre côté le fait que ça y est ce n'est plus un test. Quelques années après le lancement de Worldcoin, 18 millions de personnes ont scanné leur IRIS dans plus de 160 pays. Et si pour certains on peut simplement dire que c'est leur choix, dans certains endroits géographiques, il y avait des conditions financières. Quand vous alliez générer votre ID et scanner votre IRIS, vous receviez jusqu'à 40 ou 50 €. Et dans certains de ces pays, 100 à 150 € c'est le salaire moyen mensuel. Donc, que vous soyez pour ou compte, que vous ayez envie ou non de vendre vos données, quand on vous propose 10 jours de salaire pour simplement aller scanner votre iris, autant vous dire que beaucoup de personnes se sont précipitées à la machine et ça fait évidemment des bas. Et donc à la fois, il y a un problème concret, identifié qui représente l'avenir et qui pose problème à différents égards et échelles. Puisque c'est vrai, internet est de moins en moins parcouru par des humains. D'ailleurs, certaines entreprises le disent, les capchat ne suffisent plus à arrêter tous les agents IA et plus d'une requête sur deux sur internet est aujourd'hui générée par un robot ou automatisé. Et de l'autre côté, la solution qui aujourd'hui accélère très fort et fait parler d'elle, c'est une solution qui mélange un peu tout ce qui fait peur entre le prélèvement d'information biométrique et la génération d'une trace numérique qui plus est qui est rémunérée puisqu'on gagne quelques tokens quand on le fait. Vous saupoudrez à ça l'environnement open AI et intelligence artificielle et vous avez tous les ingrédients pour créer de vraies discussions, de vrais débats et évidemment de nombreux désaccords. Et ça va toujours un peu plus loin. Par exemple, la solution qui permet de s'identifier et de prouver que vous êtes un être humain existe aussi en format agent IA. Vous pouvez vous-même scanner votre IRIS, obtenir cette preuve numérique unique que vous êtes un être humain et la donner à votre agent pour lui permettre de prouver qu'il appartient bien à quelqu'un. Et ça, ça règle un problème en devenir puisque de plus en plus d'agents IA peuvent faire des choses sur internet. On en avait parlé dans la vidéo précédente et pourtant parfois il faut être éligible pour consommer un service. Par exemple, un service financier, vous devez justifier votre identité et on doit savoir qui est le responsable du compte. C'est une obligation européenne de connaître son client, ce qu'on appelle par exemple un KawC que vous avez probablement déjà fait en ouvrant un compte sur une plateforme financière. Et bien en attribuant à un agent une identité réelle ou du moins en pouvant prouver sa propriété. Ça permettrait à l'avenir à certains agents et à la loi de permettre aux intelligences artificielles de réaliser des actions comme ouvrir un compte en banque pour le compte d'un être humain. Et là, que vous soyez pour ou que vous soyez contre, peu importe, pour la plupart des gens, ça va beaucoup trop vite. Et pourtant, c'est ce qui se passe. Et c'est justement parce que ça va vite que les entreprises accélèrent. Le marketing the world est vraiment hardcore, à tel point qu'il brûle certaines étapes. Ils ont même annoncé dans cette conférence qu'ils allaient faire un partenariat pour les concert. Ils ont parlé de leur concert kit qui est un système qui en gros permet d'être certain que chaque ticket est lié à une identité pour éviter les marchés secondaires et les reventes de tickets sous le manteau. Le problème c'est qu'ils se sont tellement enflammés et ils sont tellement agressifs d'un point de vue commercial et marketing qu'ils ont annoncé ou laissé sous-entendre tout du moins un partenariat à venir avec Bruno Mars. Rien que ça. Et bien quelques jours après, le management de Bruno Mars a pris la parole et a expliqué qu'ils n'ont jamais été en contact avec World. Alors pour le coup, c'était pas un mensonge volontaire, c'est une grave erreur puisqu'en réalité, ils étaient vraiment en contact mais avec Jared Letto à propos de son œuvre 30 second to Mars. Les mecs sont censés vendre de la confiance, de l'authentification, éviter la fraude et ils se sont trompés de Mars dans leur annonce. Les réseaux sociaux, Reddit et Twitter adorent puisque c'est encore plus d'huile sur le feu. Il y a quand même un autre débat relativement intéressant. La blockchain est la technologie évidente pour prouver une identité et une authentification. C'est quelque chose de numérique qui permet malgré tout de rester unique. C'est nécessaire dans le monde de demain de lier cette technologie aux authentifications, vérification et sécurité. On sait également que le web est vraiment en train d'être utilisé de plus en plus par des machines. Il sera important un jour de pouvoir savoir quand on a un message s'il vient bel et bien d'un utilisateur réel, si une œuvre est créée par un humain ou par une machine. Ça fait sens. Il existe d'ailleurs ce que l'on appelle les zero knowledge proof. Alors, c'est quelque chose de technique et de très mathématique. Je vais donc le vulgariser au maximum pour vous permettre de comprendre. Le zer knowledge proof permet de fournir une preuve mathématique, donc irréfutable, c'est une certitude, sans donner trop d'information et de connaissance autour de cette preuve. C'est un petit peu comme si vous étiez capable mathématiquement et de façon irréfutable quand vous arrivez en boîte de nuit sans avoir à ouvrir votre passeport, à montrer votre photo, votre date de naissance, votre adresse de prouver que vous êtes quand même majeur. En gros, vous divulguez uniquement l'information qui est nécessaire ou en tout cas sa preuve sans donner aucune autre info. C'est évidemment beaucoup plus complexe que ça, mais c'est génial car ça permet non seulement de respecter les obligations légales, tout en respectant la vie privée et en donnant le minimum d'information sur vous. Le problème, c'est le maillon faible, c'est-à-dire le point de collecte. Aujourd'hui, World revendique utiliser les zer knowledge proof. OK, mais c'est quand même eux le point d'entrée, le point de collecte de cette information. C'est une entreprise donc centralisée qui va venir collecter cette info et ensuite vous permettre de vous authentifier sur différents services. La vraie question, c'est existera-t-il un jour des moyens totalement décentralisés de prouver son identité? Est-ce qu'un jour ce seront les gouvernements eux-mêmes qui une fois vous avoir créé un passeport ou une pièce d'identité vous proposeront un token, c'est-à-dire un jeton que vous posséder vous-même sur un portefeuille cryptographique et qui permet de prouver quand vous vous connectez que vous êtes l'être humain qui essaie de se connecter? Est-ce que dans 10, 20 ou 30 ans, ce sera le France Connect entre guillemets ici ou dans d'autres pays d'ailleurs et le standard d'authentification. La vraie question sera toujours qui créait et qui émait cette première preuve, qui vérifie l'identité de la personne et lui créer ce fameux jeton d'authentification. Et il y aura même une seconde question. Si on vous vole votre jeton, on peut se faire passer par vous. Comment garantir qu'il n'a pas changé de main et que la personne qui essaie bien de se connecter, c'est bien la personne pour qui on a émis et créé cette identification. Le créateur d'Etherum lui justifie qu'à l'avenir, il devrait y avoir plusieurs méthodes. Qu'il ne doit pas y avoir un seul appareil pour pouvoir vérifier cette identité et surtout pas une seule solution, qu'il y aura probablement des distributeurs centralisés comme World mais qu'il faudra également des solutions décentralisées et des standards acceptés de tous qui respectent le plus possible la vie privée des utilisateurs. Bref, c'est un sujet d'actualité et évidemment très peu de gens sont d'accord sur ce qu'il faut faire. Pour être franc, je trouve ça relativement inquiétant mais la chose qui est certaine, c'est que ça arrive. Il va y avoir des standards qui seront faits et je dois vous avouer qu'un standard centralisé où c'est l'État qui impose une méthode obligatoire, c'est également une alternative qui me fait peur surtout quand on sait comment ces fameuses données sont gérées aujourd'hui. J'aborderai d'ailleurs ces sujets sur le portefeuille numérique européen qui est en train de se développer et que certains pays européens vont être obligés de proposer. Les différentes discussions qu'il y a au niveau de l'Union européenne, notamment chat contrôle pour interdire les messageries chiffrées de bout en bout ou encore le développement de MNBC, c'est-à-dire les monnaies numériques de banque centrale. Si ces sujets vous intéressent et sans tomber dans le complot, c'est intéressant de comprendre ce qui se passe, de comprendre pourquoi la nécessité pousse à ses réflexions et à ses développements, mais pourquoi il y aurait des alternative parfois plus précise, plus adapté et peut-être moins invasive pour la vie privée des gens qui utilisent toujours plus le monde numérique. J'attends votre avis en commentaire et je vous recommande chaleureusement de vous abonner. Ça soutient mon travail, ça permet de me développer et c'est toujours un plaisir de vous voir plus nombreux sur cette chaîne. C'était Hur, je vous souhaite une bonne fin de journée et on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo. Au revoir.

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