
Tech • IA • Crypto
Une nouvelle catégorie d’actifs de « crédit numérique » est présentée comme surpassant nettement le crédit traditionnel, les actions et l’immobilier sur une base ajustée du risque.
Les promoteurs mettent en avant un ratio de Sharpe de 2,7 pour un instrument de crédit numérique appelé « Stretches », bien au-dessus des références habituelles. Les instruments de crédit traditionnels sont décrits avec des ratios de Sharpe autour de 0,5, suggérant que ce nouveau produit offre une performance ajustée du risque environ cinq fois supérieure. De tels chiffres, s’ils se maintiennent, le placeraient parmi les instruments financiers les plus performants au monde.
Les produits monétaires sont décrits comme offrant des ratios de Sharpe effectivement négatifs, en raison de frais de 20 à 30 points de base qui érodent des rendements déjà faibles. Cette vision suggère que les investisseurs prennent du risque sans rendement significatif, qualifié de « risque sans rendement », mettant en lumière des préoccupations sur les frais dans des environnements de faibles taux.
Parmi les actions, Nvidia est citée comme exceptionnelle avec un ratio de Sharpe proche de 1,89, tandis que les autres valeurs des « Magnificent Seven » n’atteindraient pas une efficacité risque-rendement comparable. Amazon est mise en avant pour une volatilité dépassant largement ses rendements, soulignant des performances inégales parmi les grandes capitalisations technologiques.
Des indices majeurs comme le S&P 500, le Nasdaq et le Bitcoin sont décrits comme offrant des rendements inférieurs à leur volatilité, impliquant des ratios de Sharpe inférieurs à 1. L’or est estimé autour de 0,4, tandis que l’immobilier est présenté comme particulièrement faible, avec des rendements minimes par rapport au risque, autour de 0,17 %.
Les partisans estiment que le crédit numérique pourrait rivaliser avec d’immenses masses de capitaux, dont environ 300 000 milliards de dollars de marchés du crédit et 100 000 milliards de dollars d’actions. Cette thèse inclut un potentiel de disruption de l’immobilier, des devises et des marchés de capitaux au sens large, positionnant le crédit numérique comme une alternative plus efficace.
Cette classe d’actifs est présentée comme un « carburant monétaire », suggérant une grande efficacité dans la conversion du risque en rendement. Ce discours met en avant la transparence, le rendement et la performance comme éléments différenciants face aux instruments financiers traditionnels, critiqués pour leur opacité et leurs rendements plus faibles.
Le crédit numérique est présenté comme une alternative à haute efficacité aux actifs traditionnels, mais ses performances à long terme et son impact systémique restent incertains.