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La Coupe du monde 2026 s’appuie sur un vaste écosystème de capteurs, de systèmes de suivi et d’outils d’IA spécialisés qui améliorent l’arbitrage et l’analyse sans remplacer le jugement humain.
Chaque stade est équipé de 16 caméras optiques conçues non pour la diffusion, mais pour le suivi positionnel. Ces systèmes génèrent plus de 150 millions de points de données par match, capturant en temps réel les mouvements des joueurs et la position du ballon. Les données permettent une reconstruction 3D complète des matchs, offrant aux officiels et aux analystes des angles indisponibles dans les images traditionnelles.
Le ballon officiel, Trionda, intègre un capteur de mouvement fonctionnant à 500 Hz, envoyant des données 500 fois par seconde. Cela permet d’identifier précisément le moment exact où un joueur touche le ballon. Une telle précision est essentielle pour les décisions de hors-jeu serrées où quelques millisecondes peuvent tout changer.
En combinant le suivi des joueurs et les données du capteur du ballon, le système de hors-jeu semi-automatisé fournit des décisions plus rapides et plus précises. Dans les cas évidents, des alertes peuvent être envoyées directement aux arbitres sur le terrain. Toutefois, le système reste « semi-automatique » car des éléments subjectifs — comme l’interférence d’un joueur avec le jeu — nécessitent toujours une interprétation humaine.
Les 1 248 joueurs ont été scannés via une technologie rapide de capture 3D afin de créer des avatars numériques détaillés. Ces modèles améliorent la précision du suivi, notamment lorsque les joueurs se chevauchent ou sont partiellement masqués. Ils renforcent aussi les reconstructions visuelles, les rendant plus réalistes pour les officiels et le public.
L’outil FIFA AI Pro agit comme un assistant analytique spécialisé utilisant les données officielles des matchs, les informations de suivi et un modèle de langage dédié. Les équipes peuvent l’interroger en langage naturel pour analyser des tactiques, comme identifier les faiblesses du pressing adverse. Les 48 équipes l’ont utilisé, dans 15 langues, principalement pour l’analyse avant et après match plutôt que pour des décisions en direct.
Les arbitres portaient des caméras légères montées sur la tête fournissant vidéo et audio en temps réel. En raison des mouvements rapides, les images peuvent être instables; un système propriétaire applique donc une stabilisation assistée par IA pour améliorer la clarté. Les détails techniques du modèle et des méthodes restent toutefois non divulgués.
Toutes les technologies utilisées ne relèvent pas de l’intelligence artificielle. Des dispositifs comme les caméras et les capteurs du ballon servent surtout à capturer et transmettre des données. L’IA intervient lorsque ces données sont interprétées, par exemple pour le suivi des joueurs, la reconstruction des mouvements ou les requêtes en langage naturel.
Malgré les avancées technologiques, les arbitres conservent l’autorité sur l’interprétation des règles. Les systèmes peuvent déterminer positions et timings avec précision, mais les jugements sur l’intention ou l’interférence dépendent toujours des officiels humains.
Le tournoi illustre un écosystème technologique à plusieurs niveaux où les données et l’IA améliorent la précision et l’analyse, tandis que les décisions finales reposent toujours sur l’expertise humaine.