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The Trap of Corporate AI Training

AI Eng.Ben BKJune 6, 2026 at 01:07 PM22:02
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TL;DR

Despite billions invested, most corporate AI training fails because it focuses on demonstrations rather than real integration into daily workflows.

KEY POINTS

Massive investment, minimal results

Companies have poured $30–40 billion into AI initiatives and training, yet 95% of projects deliver no measurable return, according to research from MIT. The core issue is not technological limitations but organizational failure. This gap, described as a “learning gap,” reflects companies’ inability to embed AI into real operational processes.

Training programs disconnected from reality

Many firms purchase standardized AI training costing several thousand euros, often delivered in short, intensive sessions. These sessions typically mix employees from different departments and focus on generic use cases like email writing or text summarization. While visually impressive, these demonstrations rarely translate into practical, job-specific adoption.

Generic tools struggle at scale

Tools such as ChatGPT are highly effective for individuals due to their flexibility, but this same flexibility becomes a limitation within organizations. Without alignment to structured workflows, internal processes, and business constraints, these tools fail to deliver consistent value across teams.

ROI problem outweighs training cost

The issue is not the price of training—whether €5,000 or €50,000—but the absence of tangible outcomes. Low-cost training that produces no change is ultimately more expensive than high-cost programs that drive real transformation. Many companies mistakenly believe AI adoption is complete after training, when no operational shift has occurred.

Regulatory pressure is rising

Since February 2, 2025, Article 4 of the EU AI Act requires companies using AI to ensure adequate employee competency. While no direct penalties are currently defined for training failures, the regulation emphasizes real understanding of AI capabilities, risks, and proper usage—not superficial compliance.

Prompt libraries prove ineffective

Distributing large libraries of 100 to 1,000 prompts has become common practice, but these are rarely used in practice. Generic prompts fail to account for company-specific contexts such as clients, tone, legal constraints, and internal processes. Increasingly, organizations are moving away from prompt banks toward teaching structured thinking.

Core skills matter more than tools

Effective AI usage relies on mastering key practices: providing context, defining objectives, setting constraints, ensuring data security, and iterating outputs. Turning AI into an interactive collaborator—rather than a one-shot tool—significantly improves outcomes and encourages better problem formulation.

Shadow AI usage creates risk

Only 40% of companies provide official AI tools, yet 90% of employees report using personal AI tools at work. This creates major data security risks, especially when no clear policies or approved platforms are in place. Responsibility ultimately falls on organizations that fail to define governance frameworks.

Measured productivity gains are real but modest

Research from the U.S. Federal Reserve estimates average productivity gains of 5.4%, equivalent to over two hours per week for a full-time employee. While modest, these gains can scale significantly when AI is embedded into structured workflows rather than used sporadically.

Practical use cases drive adoption

High-impact applications include automated meeting summaries with action items, structured analysis of long documents such as contracts, CRM updates after client interactions, and curated industry monitoring. These use cases focus on eliminating repetitive tasks and improving decision-making clarity.

Successful adoption requires structural change

Effective AI integration begins with a diagnostic of real work practices, identifying repetitive tasks and inefficiencies. Training must then be tailored by department, followed by the creation of concrete workflows rather than isolated prompts. Continuous support and iteration are essential due to rapid technological evolution.

Leadership and culture are निर्णing factors

Adoption must be driven from the top. If managers and executives do not actively use AI, employees are unlikely to engage. At the same time, employee resistance can hinder progress, making cultural alignment and ongoing engagement critical to success.

CONCLUSION

AI adoption in companies hinges less on tools or training budgets than on the ability to embed structured, secure, and role-specific practices into everyday work.

Full transcript

Depuis quelques mois, je discute avec beaucoup de dirigeants d'entreprise mais aussi avec beaucoup de salariés. Certains me contactent sur LinkedIn, d'autres je les croise sur des salons IA et de plus en plus c'est les connaissances de connaissances qui me contactent directement. Et il y a une phrase mais qui revient presque tout le temps. On a fait une formation IA au sein de notre entreprise mais en fait elle sert à rien. Personne ne se sert de l'IA. Ça n'a absolument rien changé et à chaque fois c'est la même histoire. Un devis à plusieurs milliers d'euros. Quelques jours de formation, quelques démos comme ça super impressionnantes pour faire un peu l'effet waouh et aussi un beau PDF de prompt. Allez, on balance 100, 200, 300, 1000 promptes, on les donne aux gens comme ça. Et on se rend compte que de 3 semaines plus tard, 1 mois, 6 mois plus tard, absolument rien n'a changé dans l'entreprise. On a des dirigeants qui sont toujours dépassés par l'intelligence artificielle. On a toujours des salariés au final qui n'utilisent pas l'IA. Bref, c'est une catastrophe. Dans cette vidéo, je vais essayer de vous montrer pourquoi ça arrive et surtout je vous dirai à quoi ressemble une vraie intégration il a en entreprise. Pas du spectacle comme on a beaucoup en ce moment, mais une méthode. Et avant que vous pensiez que c'est juste mon avis, laissez-moi vous donner un chiffre. En 2025, le MIT a publié une étude. Le constat, malgré 30 à 40 milliards de dollars investis par les entreprises dans l'IA, dans la formation aussi au niveau de l'IA générative, ben on a un gros souci, c'est que 95 % des projets ne produisent aucun retour mesurable. Et le plus intéressant, c'est la raison. Et le MIT est clair, la cause n'est pas technologique. Ce n'est pas que les modèles sont mauvais, c'est organisationnel. Ils appellent ça le learning gap, l'incapacité des entreprises à intégrer LIA dans les vrais workflow du quotidien, dans leur process, dans leur culture. Autrement dit, le problème n'a jamais été l'outil. Le problème, c'est l'intégration. Et c'est exactement de ça qu'on va parler à l'heure actuelle. Et je le vois très souvent, quand les entreprises achètent une formation IA, ils achètent en fait une démonstration. Allez, on met 30 50 personnes dans une salle. On dit que l'IA ça peut faire ça. On fait plein d'effets W qui servent absolument à rien. Pourquoi? Parce qu'on met à la fois des RH, à la fois du marketing, à la fois des gens dans la finance. On montre que l'IA, c'est écrire un mail, résumer un texte. On fait plein d'effets WOW qui au final ne servent absolument à rien parce que montrer l'IA, ce n'est pas intégrer l'IA en entreprise. Ce sont deux choses complètement différentes et le marché de la formation en IA est devenu absolument énorme. Donc forcément, il attire aussi pas mal de bullshit. Il faut le reconnaître. Et d'un autre côté, on a des dirigeants d'entreprise aussi qui sont complètement paniqués. Ils savent qu'ils sont confrontés à un changement au niveau du monde professionnel comme il n'y en a jamais eu dans l'histoire de la terre et il stressent. Alors bon, à l'ép, on achète une formation standardisée. On met 30 à 50 personnes dans une salle de l'entreprise et on forme cet ensemble de personnes en quelques jours. Et on fait la même formation pour les RH, pour les commerciaux, pour les managers, pour tout le monde en fait. Alors que ces métiers n'ont rien à voir entre eux. Et c'est ça le cœur du sujet. Une entreprise n'a pas besoin qu'on lui montre l'IA, elle a besoin qu'on l'aide à l'intégrer dans ses vrais métiers. D'ailleurs, le MIT le dit noir sur blanc. Les outils génériques comme chat GPT sont super pour un individu parce qu'ils sont flexibles. Mais en entreprise, ils calent parce qu'ils ne s'adaptent pas au workflow. La flexibilité qui fait leur force pour vous tout seul devient leur faiblesse à l'échelle d'une organisation. et je vais être un peu direct sur le prix des formations. Le problème c'est pas qu'une formation coûte 5000, 10000, 20000, 50000 €. Le problème, c'est le retour sur investissement. Une formation à 5000, 6000, 7000, 8000, 9000, 10000 € qui change rien, c'est infiniment plus cher qu'une formation à 50000 € qui permettrait à une entreprise de faire sa transition réussie vers l'intelligence artificielle. Le problème c'est que souvent les dirigeants qui m'appellent actuellement bah ils ont formé un tas de personnes. Alors déjà en plus c'est des formations qui se font sur plusieurs jours. Donc pendant ce temps-là il y a pas de productivité. Et surtout ce que je retiens, c'est le montant d'argent dépensé pour zéro changement. Et au début, on a l'entreprise qui croit que le sujet est réglé. Hop là, c'est bon, on a fait la transition vers l'intelligence artificielle. Alors qu'en fait, mais pas du tout. En soit, c'est pas le prix le problème, c'est vraiment l'absence de transformation. Il y a un point que personne ne mentionne dans ces formations. Pourtant, c'est devenu un argument de poids. Former ses équipes à Liia, ce n'est plus seulement une bonne idée, c'est une obligation légale. Depuis le 2 février 2025, l'article 4 du règlement européen sur l'intelligence artificielle, l'AI Act, impose aux entreprises qui utilisent l'IA d'assurer un niveau suffisant de maîtrise de l'IA chez leurs équipes. Et attention, il n'y a aucun seuil de taille. Donc les petites PME qui utilisent l'IA pour faire des devis sont concernés au même titre que les grands groupes. Maintenant, je vais être précis parce que je n'aime pas qu'on fasse peur aux gens avec des chiffres faux. À ce jour, l'article 4 ne prévoit pas de sanctions spécifiques. Ce sont les États membres qui fixent le régime des sanctions. Et le plafond d'amende dont vous avez peut-être entendu parler, 35 millions d'euros, concerne les usages interdits de l'IA, pas le défaut de formation. Le vrai point est ailleurs. La loi ne demande pas de cocher une case formation. Elle attend une vraie maîtrise. Comprendre ce que les outils savent faire mais aussi leurs limites, leurs risques et le cadre dans lequel on les utilise. Autrement dit, la loi demande exactement ce qu'une formation bidon ne donne pas et tout le reste de l'AI act suit un calendrier en cours de réajustement. Un accord provisoire de mai 2026 repousse les usages à plus haut risque à fin 2027. mais il n'est pas encore définitivement adopté. Et je vais même aller plus loin parce que c'est important d'être honnête. Ce même accord prévoit d'assouplir l'obligation de formation, de la transformer de contrainte en simple incitation. Mais de toute façon, le vrai enjeu ici n'a jamais été de se mettre en règle. Il est de former ses équipes à l'intelligence artificielle pour gagner de la productivité et surtout de ne pas laisser ces équipes utiliser li à n'importe comment. Alors, parlons justement de ce qu'on a toujours dans ce type de formation. Des bibliothèques de 100, 200, 300000 prompt. Alors, sur le papier, c'est rassurant. Le dirigeant a un livrable, le salarié a un document. A priori tout le monde est content. Mais un prompte générique ne connaît pas votre métier. Il ne connaît pas vos clients, votre ton, votre process, vos contraintes juridiques, vos règles de confidentialité. C'est peut-être un bon point de départ, mais cependant, ce n'est pas une stratégie. Et bon, entre nous, les derniers retours que j'ai eu, c'est que les banques de prompt finalement personne les lit. Ça sert absolument à rien. Et d'ailleurs, j'ai parlé à pas mal de nouveaux acteurs de la formation IA. Il donnent même plus de banque de prompt. De toute façon, le vrai sujet ce n'est pas d'apprendre aux gens à copier-coller des promptes, c'est de leur apprendre à réfléchir avec Lia. C'est exactement comme avec un collaborateur. Si vous lui dites juste "Fais-moi un mail", il va vous poser plusieurs questions. Mais à qui? Pourquoi? Comment? Quel est le sujet? Avec quel? Avec Lia, c'est exactement la même chose. Demande floue, réponse floue. Et de toute façon, concrètement, un salarié n'a pas besoin de devenir ingénieur en machine learning. Je dirais qu'il a besoin de maîtriser six réflexes. Il a besoin de comprendre déjà que le contexte au niveau de l'intelligence artificielle est super important. J'explique ma situation, le métier, le document. Ensuite, il faut qu'il sache aussi donner un objectif. Qu'est-ce qu'il veut réellement obtenir? Mais il faut aussi qu'il précise les contraintes, le ton, la longueur, le format, les règles internes. Il faut aussi parler ici ben d'anonymisation, retirer les données sensibles. Mais c'est lié aussi, il faut parler de sécurité, je respecte les outils autorisés et surtout itération. Je vérifie, je corrige, j'améliore. Et s'il fallait juste apprendre un prompt au salariés, bah ça serait le suivant: aide-moi à faire objectif contexte contexte contrainte contrainte avant de répondre, pose-moi les questions nécessaires. Pourquoi? Parce que souvent au final, on pense donner assez d'information à l'intelligence artificielle et au final, ben c'est souvent pas le cas. Puis propose-moi une première version et aide-moi à l'améliorer. D'expérience, s'il n'y avait qu'un prompt dont il fallait se souvenir, ça serait celui-ci. Là, vous transformez Lia en interlocuteur. C'est plus un distributeur ici automatique de réponse. Et le vrai gain, ce n'est même plus de gagner ici 30 secondes sur la rédaction d'un email, c'est d'apprendre à mieux formuler un problème. Maintenant, parlons de sécurité des données. Alors, au début, dans les premières formations IA, les gens n'en parlaient pas trop. Désormais, je vois quand même, il faut le reconnaître, que ça commence largement à être intégré. Et au final, c'est souvent la première peur des dirigeants, la sécurité des données. Bon, bien que en fait, la première peur des dirigeants, c'est aussi et surtout c'est de ne pas arriver à intégrer l'IA dans les entreprises. Mais déjà, parlons d'une erreur que je vois pas mal. On dit souvent au salariés penser à anonymiser, à retirer les noms, les informations remplacer, je sais pas, monsieur Dupont par client. A alors c'est utile mais ça peut pas être toute la stratégie. Vous pouvez pas demander à vos salariés de prendre une décision de sécurité 50 fois par jour. Ce n'est pas possible. D'ailleurs, ça rejoint un peu aussi le thème du fishing. De toute façon, on sait très bien que tous les salariés ne vont pas le faire et on sait très bien que aussi il y en a de toute façon qui vont se planter. C'est sûr et certain. Je dirais que d'abord il faut penser à l'outillage. L'entreprise doit choisir des outils adaptés. parle souvent de plan entreprise au niveau de cloud aussi des paramètres où vos données ne servent pas ici à entraîner des modèles politiques du conversation maîtrisé les bons engagements contractuels sur le traitement des données et aussi bah la question de l'hébergement ça se décide en amont une fois ensuite il faut une politique claire quels sont les outils autorisés quelles données on peut mettre lesquelles sont interdites si personne ne répond à ces question bah chacun improvise. Et à partir de ce sole, ensuite, on peut parler d'anonymisation comme filet de sécurité, pas comme rempart principal. Et je vous rappelle que le RGPD reste pleinement en vigueur, l'ACNIL aussi. La protection des données, c'est un socle et il ne bouge pas parce que aujourd'hui sans cadre, il se passe quelque chose. Vos équipes utilisent déjà l'IA dans leur coin sur des comptes persos avec vos données, que vous le sachiez ou non. Et ce n'est pas une supposition. Dans l'étude du MIT, seul 40 % des entreprises ont un abonnement IA officiel, mais 90 % des salariés interrogés disent utiliser des outils d'IA personnels pour leur travail au quotidien. Donc le jour où ça pose problème, la faute ne viendra pas du salarié. Elle vient de l'entreprise qui n'a jamais posé de cadre et qui doit avant tout poser un cadre. Et c'est là où une formation spectacle va dire "Bah regardez, Lia peut écrire un email." Alors qu'une vraie démarche dira bah voilà comment vous pouvez utiliser LIA dans votre entreprise sans la mettre en danger. Mais concrètement tout ça, ça donne quoi? Juste avant un chiffre honnête parce que je vois pas mal de promesses délirantes. La fédérale réserve américaine a justement mesuré des choses. Elle a mesuré le temps réel gagné grâce à l'utilisation de l'IA générative. Environ 5,4 % des heures de travail gagné. Bah ça peut sembler peu mais sur une semaine de 40h, ça fait toujours un peu plus de 2h gagné et c'est l'équivalent pour un dirigeant, il saura de quoi je parle, d'une journée entière à la fin du mois. Et ça c'est la moyenne sans démarche structurée, avec de vrais workflow, je pense qu'on peut aller bien au-delà. Donc ici, bon, on pourrait déjà mettre en place des outils très simples. Je parle par exemple des réons. Ça fait très longtemps qu'il existe des intelligence artificielle qui peuvent écouter les réunions et ensuite faire le résumé des réunions. Et au niveau des synthèses claires, ben je parle ici de décision, de désaccord, qui fait quoi, pour quand. C'est vraiment des IA qui fonctionnent très fort. Pourra aussi parler ici des documents longs, contrat, rapport, appel d'offre. Le bon usage ce n'est pas de dire résume-moi ça c'est de dire fais-moi une synthèse structurée. Liste les points de vigilance, les incohérences, les informations manquantes, les risques potentiels et les actions à prévoir. Et plus rapidement, pourquoi pas aussi les autres. Au niveau des rendez-vous clients, l'IA peut résumer les échanges, extrait les objections et les prochaines étapes, prépare une relance, mets à jour le CRM, le commercial, il vient vérifier et il envoie. Ensuite, on peut aussi parler de la veille métier. On sait très bien que le salarié n'a pas ici euh 2 heures par jour à faire de la veille IA. Et là, je pense que les centres de formation IA doivent mettre en place des choses du style bah écoutez euh chaque jour ou même allez chaque semaine, ça serait bien que le salarié puisse se connecter à un endroit, avoir les news euh IA veille par rapport à son métier à lui parce qu'encore une fois, le RH n'aura pas la même utilisation de l'IA que le pôle finance, que le pôle administration, que les managers, que si que ça. Quand on forme à l'intelligence artificielle en entreprise, c'est sur le très long terme. Selon moi, je pense que c'est une très mauvaise idée de former des gens pendant 3 4 jours et ensuite de passer à l'entreprise suivante et de ne pas avoir de suivi, de ne pas avoir de plateforme où les gens se connectent et continuent à se mettre à jour. On est dans un domaine où il y a des mises à jour de fou tous les jours. Une formation qui date d'il y a 2 3 mois est déjà complètement asbine. Je pense par exemple à Claude ici il y a quelques jours est sorti avec Opus 4.8 la notion de dynamic workflows. Si vous savez ce que c'est, bah vous savez que ça va changer complètement les choses. Mais de toute façon, ce qui est vraiment important, c'est d'essayer d'éliminer les tâches répétitives. RH, communication, administration, marketing. Chacun vient vraiment dire qu'est-ce qu'il fait en boucle constamment et il en fait un workflow, une skill, une automatisation. Dans tous les cas, il y a une règle. L'humain reste responsable. Il vérifie, il valide, il décide. L'IA prépare et l'humain tranche. Mais alors, si on ne commence pas par acheter une formation totalement générique, qu'est-ce qu'on fait? Première étape, je pense que toute entreprise a besoin d'un diagnostic terrain. On va voir les équipes et on pose les vraies questions. Mais là vraiment, on prend son temps. Il faut encore une fois vraiment saisir les problématiques des différentes équipes. Essayz de comprendre où ces équipes perdent du temps, quelle tâche ces équipes répètent-elles chaque semaine, quel document ces équipes produisent en boucle? quelles réunions peuvent être mieux préparées et c'est de là que vont sortir les vrais cas d'usage, les vrais. Deuxième étape, je pense qu'il est totalement indispensable de former par service un RH, un commercial, un assistant administratif, un manager n'ont pas les mêmes besoins. D'ailleurs, au niveau des managers, vous êtes super important dans la transition vers l'IA. Si vous vous mettez pas à l'IA, les gens entre parenthèses en dessous de vous n'auront pas envie de s'y mettre. Mais toujours est-il que former toute l'entreprise en même temps de la même façon, c'est pour moi l'erreur classique, il faut que chaque Paul travaille sur des cas bien précis de son métier. On veut trop souvent ici former à l'IA en partant de l'IA, en partant d'une formation vraiment générique. Il faut partir des métiers. Et troisème étape, on construit des workflow, pas des prompts. Un workflow, c'est une routine complète. Par exemple, après chaque rendez-vous client, l'IA vient générer la synthèse, les objections, les prochaines étapes et une relance. Le commercial vérifie, corrige, envoie. Et là, on n plus dans le gadget. Et trois choses aussi que les formations que je qualifierai un peu de bidon généraliste oublient. Encore une fois, ici, je veux attaquer absolument personne. D'ailleurs, je n'attaque personne. J'essaie juste de faire en sorte que peut-être les choses changent à ce niveau-là. On a des entreprises qui dépensent de l'argent. Je pense qu'elles ont des attentes assez énormes et je pense qu'il faut un suivi à la mesure ici des entreprises et de l'investissement qui est réalisé. Je ne vise absolument personne et je jette la pierre à personne. Je fais juste un retour des différents dirigeants et salariés qui m'ont contacté sur le sujet. Mais toujours est-il qu'il y a souvent trois choses que ces formations un peu bidon oublient. La mesure déjà un dirigeant, il vient acheter un résultat. Je rappelle quand même un peu le but d'une entreprise, dépenser le moins d'argent possible et faire le plus d'argent possible. Le temps gagner par usage, le nombre de workflow réellement en production. Au final, c'est comme quand on met un Google Analytics sur un site. Mais si on mesure pas les choses, comment savoir si ces choses fonctionnent, sont en place, marchent. La gouvernance aussi qui porte l'IA en interne, là il faut des référents. Il faut des référents IA. Il faut des gens dans les entreprises qui sont un peu passionnés par l'IA et qui vont venir porter les autres. Il faut des référents IA dans les entreprises et pourquoi pas aussi mettre en place des moments, des endroits où on partage les bonnes pratiques. Le but ici, c'est un peu aussi de resserrer les liens parce que si tout le monde avance dans son coin, on partage pas, on capitalise pas. Et aussi, il faut aussi parler des limites parce que des fois l'IA n'a pas forcément sa place. les décisions à fort impact sur l'humain, laissé à la machine sans contrôle, les données les plus sensibles dans des outils grand publics, le jugement métier qu'on délègue paresse, ça ben faudrait peut-être ne pas le faire. Savoir dire ça, on ne le fait pas, c'est aussi important que dire bah ça, on le fait. Et je l'ai déjà dit, mais c'est un dernier point qui est super important, c'est que l'adoption se fait à partir d'en haut. Moi, je vois des dirigeants qui sont absolument passionnés par l'IA. Ils vont sur Instagram, sur TikTok, sur YouTube. Vous êtes peut-être d'ailleurs peut-être un dirigeant. Et je vous le dis, les décisions, l'adoption ici de l'IA va devoir partir de vous, aller vers les managers. Vous avez besoin que tous vos managers ici soient à fond dans l'IA. Parce que si un manager n'est pas à fond dans l'IA, faut pas imaginer que les salariés en dessous de lui deviennent comme par magie à fond dans l'IA. On ne peut pas demander à ses équipes d'adopter un outil qu'on a jamais ouvert soi-même. C'est pas possible. La transformation est du haut vers le bas où elle n'a tout simplement pas lieu. Mais ici, j'aimerais aussi dire un message au salariés parce que pour le moment, je vais pas mal parler des dirigeants, mais je veux aussi parler de vous. Un dirigeant peut payer la meilleure formation du monde. Si en face les équipes refusent d'essayer et ne s'impliquent pas, ça ne peut pas fonctionner. C'est impossible de former quelqu'un qui ne veut pas être formé. Et quelque part, ben je comprends la méfiance. On se dit encore un outil de plus, encore une mode, encore un truc qu'on nous impose et pourtant on nous augmente pas et cetera et cetera. C'est en soi légitime. Mais l'IA ne va pas disparaître. Vous êtes en tant que salarié face à la plus grande transformation du monde professionnel depuis le commencement de cette terre. Et ceux qui vont adopter l'IA vont être de plus en plus performants. C'est le moment vraiment ici de commencer à s'y mettre. On va pas remplacer votre cerveau par une machine. Au contraire, on va vous apprendre à mieux structurer vos idées, à mieux préparer vos réons, à mieux rédiger, à mieux synthétiser, à gagner du temps surtout, et ça c'est très important sur les choses répétitives qui vous ennuient pour mieux vous concentrer sur votre métier. Et si pour le moment vous n'y comprenez rien, commencez vraiment très petit. Dites-vous, chaque jour, j'essaie de faire une petite tâche avec Lia, mais forcez-vous. Faut certes faire un petit effort, faut un peu se forcer au début, en tout cas à s'y mettre. déjà un mail à résumé, une réunion à résumer, un document à synthétiser, une checklist à créer. Oui, au début, mon choses seront un peu maladroites. Oui, les réponses ne seront pas toujours bonnes. Oui, vous aurez sans doute au début l'impression que ça ne sert à rien. Bah, c'est normal, c'est un outil et comme dans tout outil, il y a une phase d'apprentissage et au bout d'un moment comme ça, ça se débloque et là, on est content de s'y être mis. Et là, vous savez mieux briefer, mieux corriger, mieux vérifier, mieux anonymiser. Vous savez quels usages vous font vraiment gagner du temps. Et là, Lia arrête d'être un gadget ou une menace et elle devient un levier. Mais pour ça, il faut juste accepter d'apprendre. Donc ici, pour conclure, j'aimerais dire la vraie question ce n'est pas est-ce qu'il faut qu'on fasse une formation IA? La vraie question, c'est comment transformer l'IA en réflexe utile, sécurisé et durable dans nos métiers? Parce que l'A ne sert à rien si elle reste dans un PDF de prompte que personne va lire, que personne va utiliser. Elle ne sert à rien si les salariés ne savent pas l'utiliser, si les managers ne savent pas l'encadrer. Et elle peut même devenir dangereuse si les données sensibles partent n'importe où. mais bien intégré en partant du terrain des vrais métiers, des vraies contraintes. Je ne parle pas de choses hyper généralistes avec un vrai suivi de la part des formateurs IA dans l'entreprise avec une culture de l'IA en entreprise avec une solidarité à ce niveau-là. Elle fait gagner un temps énorme et élève la qualité du travail, c'est sûr et certain. Mais on ne parle pas ici juste de cocher une case formation. C'est une méthode, une culture et des réflexes qu'il faut mettre en place. Pas sur le court terme, il faut un accompagnement sur le long terme. Et justement, si vous êtes salarié, que vous avez peur de vous faire dépasser par l'IA, que vous avez pas le temps ici de faire votre veille, j'ai newsletter. Tous les mardis, vous allez avoir les actualités IA. Pour les dirigeants d'entreprise, je vous laisserai me contacter directement si bon, ma façon de faire vous a conquis. Et surtout, dites-moi en commentaire, mais qu'est-ce que vous attendriez d'une vraie formation en entreprise au niveau de l'intelligence artificiel? On se retrouve très bientôt dans la prochaine vidéo.

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