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Unitree affirme que son humanoïde G1 peut s’entraîner au combat de façon autonome et en temps réel, ce qui a renforcé l’attention portée à la proximité réelle des robots humanoïdes avec une action non scénarisée dans les espaces civils, et à leur éventuel usage militaire.
Le 7 septembre 2026, Unitree a dévoilé un système d’IA appelé UnifoLMX2 1.0 Zero et publié des images de son humanoïde G1 s’entraînant au combat avec un humain. L’entreprise a affirmé que le robot fonctionnait en temps réel, avec aucune téléopération et aucune chorégraphie préécrite, en réagissant aux coups et en ajustant ses propres mouvements pendant l’échange. Si cela est confirmé, ce serait un progrès important au-delà de nombreuses démonstrations robotiques reposant sur des opérateurs cachés ou des routines répétées.
Une interaction de type combat est un problème technique plus difficile que la marche ou la préhension, car la machine doit percevoir, prédire et bouger en fractions de seconde face à un adversaire qui cherche à la tromper. Unitree a décrit le système comme un modèle du monde en temps réel, c’est-à-dire un logiciel qui anticipe les interactions physiques du futur proche et planifie les mouvements de façon dynamique. Cela déplacerait la valeur du seul matériel vers des logiciels capables d’interpréter et de gérer des environnements chaotiques.
Le G1 est proposé à environ 16 000 à 18 000 dollars, bien en dessous de nombreux humanoïdes occidentaux, ce qui donne à Unitree un avantage de diffusion si ses affirmations sur les capacités se confirment. L’entreprise avait déjà publié en open source un cadre antérieur en septembre 2025, ce qui suggère une stratégie visant à attirer les développeurs avant que des rivaux n’imposent d’autres standards. Plus largement, des corps humanoïdes à bas coût associés à des logiciels d’autonomie plus performants pourraient accélérer les déploiements dans les entrepôts, la construction et d’autres environnements peu structurés.
Les affirmations sur l’autonomie n’ont pas été vérifiées indépendamment, et l’histoire de la robotique regorge de démonstrations exagérées qui échouent hors de conditions contrôlées. Un robot capable de sparring dans un environnement préparé reste très loin d’un robot pouvant travailler en sécurité pendant des heures dans une maison encombrée ou sur un chantier actif. Des tests indépendants, des articles techniques et des déploiements réels détermineront si cette démonstration constitue une avancée durable ou une vitrine étroitement calibrée.
Une enquête de Reuters publiée le même jour a révélé que l’appareil de défense de la Chine accélère ses recherches sur les applications militaires des humanoïdes. En examinant plus de 100 avis de marchés, études, brevets et documents officiels, l’enquête a mis en évidence une montée des travaux en 2025 et 2026 sur la perception, la manipulation et les systèmes d’entraînement, ainsi qu’une planification pour des robots opérant aux côtés des troupes. Bank of America Global Research a estimé que les fabricants chinois représentaient environ 95 % des livraisons mondiales d’humanoïdes en 2025, soulignant la base industrielle derrière cet effort.
Des institutions militaires chinoises ont testé des humanoïdes dans des scénarios comprenant l’infiltration, la cartographie, la localisation de cibles, la patrouille de base et les contrôles d’identité. Un article de juillet 2025 dans le PLA Daily soutenait que les missions des humanoïdes pourraient évoluer de rôles de soutien vers le combat principal, tandis qu’un article d’août 2025 d’un centre d’essais de la NUDT modélisait des équipes d’assaut utilisant des humanoïdes, des chiens robots et des véhicules sans pilote pour nettoyer un bâtiment étage par étage. Aucune preuve n’indique que l’APL ait déployé opérationnellement un humanoïde armé, mais les hypothèses de planification vont désormais bien au-delà de la logistique.
La Chine n’est pas seule. En 2025, l’U.S. Army a lancé un concours pour développer des capacités humanoïdes militarisées destinées à la reconnaissance, à la sécurité, au dégagement d’obstacles, aux opérations dangereuses et au soutien au combat urbain, avec jusqu’à 1,25 million de dollars prévus dans des contrats de suivi. Malgré cela, les analystes cités dans l’enquête estiment que les États-Unis sont derrière la Chine dans la capacité de fabrication de robots bipèdes et quadrupèdes.
Tout passage du contrôle à distance à l’autonomie soulève immédiatement des questions juridiques et morales. Le droit de la guerre exige de distinguer combattants et civils, ainsi que de faire preuve de retenue envers les blessés ou ceux qui se rendent, des jugements qui restent difficiles même pour les humains. Le ministère chinois de la Défense a déclaré en mars 2026 que les armes alimentées par l’IA devaient rester sous contrôle humain, tandis que le Comité international de la Croix-Rouge a averti que les systèmes autonomes pourraient avoir du mal à interpréter de façon fiable la reddition et l’intention.
Les humanoïdes apparaissent déjà dans des magasins et des restaurants, parfois avec des résultats chaotiques. À Saratov, en Russie, une vidéo largement diffusée en septembre 2026 montrait un petit humanoïde dans un magasin d’électronique frappant un client après avoir été poussé, même s’il reste impossible de savoir s’il s’agissait d’une véritable autonomie, de téléopération ou d’une mise en scène. D’autres cas récents incluent des robots endommageant des biens pendant des chorégraphies, frappant des personnes lors de démonstrations ou réagissant violemment dans des environnements industriels, ce qui renforce les préoccupations sur la sécurité à mesure que ces machines entrent dans les espaces publics.
La question immédiate n’est plus de savoir si les robots humanoïdes peuvent bouger comme des humains, mais s’ils peuvent prendre des décisions rapides en toute sécurité et sous un contrôle humain réel. La réponse à cette question façonnera à la fois l’adoption commerciale et les futures limites de la force autonome.
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