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Les entreprises chinoises d’IA développent des modèles massifs à l’aide de puces Nvidia soumises à restrictions, révélant des failles dans les contrôles à l’exportation américains et intensifiant la concurrence mondiale autour des infrastructures d’IA.
Moonshot AI prépare un successeur à son récent Kimi K3, déjà l’un des plus grands modèles à poids ouverts avec 2,8 trillions de paramètres. Des sources indiquent que le futur K4 sera nettement plus grand, mais son développement dépend de l’accès à des puces Nvidia plus avancées, notamment de la gamme Blackwell.
Plusieurs sources indiquent que K3 a été entraîné avec des GPU Nvidia Blackwell, malgré les restrictions américaines interdisant l’accès à ce matériel aux entreprises chinoises. Cela concorde avec les déclarations de responsables américains et renforce les inquiétudes quant au contournement des contrôles.
Des responsables américains suggèrent que K3 a été entraîné en Thaïlande, où l’accès à certaines puces est possible. D’autres sources affirment qu’une partie de l’entraînement a eu lieu en Chine, citant des lois strictes sur les transferts de données. Cela crée un conflit entre règles américaines d’exportation et politiques chinoises.
Faute de puces, Moonshot aurait assemblé des clusters via plusieurs fournisseurs cloud chinois, chacun apportant de petits serveurs Blackwell à huit GPU. Les ingénieurs ont optimisé le réseau entre fournisseurs pour permettre un entraînement distribué à grande échelle, compensant l’absence de clusters unifiés.
Des schémas similaires apparaissent ailleurs. Qwen 3.8 Max d’Alibaba et DeepSeek V4 auraient aussi été entraînés avec du matériel Nvidia, dont des puces Blackwell. Cela suggère une dépendance généralisée à la technologie américaine malgré les tensions.
Si la Chine progresse en matériel d’inférence, l’entraînement dépend encore fortement de Nvidia. Les chercheurs citent la stabilité et les interconnexions haut débit comme avantages clés non égalés, rendant l’entraînement à grande échelle difficile sans technologie américaine.
Pour le déploiement, Moonshot utilise des puces Nvidia H20, autorisées par les règles américaines. Exécuter K3 nécessite au moins 64 GPU serveur, ce qui met l’offre sous pression. La Chine encourage des alternatives locales, mais celles-ci accusent jusqu’à six mois de retard.
Les entreprises chinoises louent de plus en plus de la puissance de calcul à l’étranger. Par exemple, Tencent a utilisé des centres de données au Japon équipés de milliers de GPU Nvidia. Ces pratiques restent légales pour l’instant, mais pourraient être restreintes.
La montée de modèles ouverts chinois puissants divise les États-Unis. Certains évoquent des risques de sécurité et accusent un entraînement par distillation. D’autres, dont Nvidia, soutiennent l’accès continu, estimant les écosystèmes ouverts et fermés nécessaires.
Les preuves croissantes d’accès aux puces restreintes par des entreprises chinoises soulèvent des doutes sur l’efficacité des contrôles américains. Des enquêtes sont en cours.
Les progrès rapides de la Chine en IA à grande échelle illustrent à la fois son ingéniosité et sa dépendance persistante au matériel américain, révélant une chaîne d’approvisionnement mondiale fragile et contestée.