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Une série d’évolutions met en évidence l’accélération des tensions mondiales et des risques liés à l’intelligence artificielle, de la gouvernance à ses usages militaires et aux cyberattaques autonomes.
Une nouvelle commission « AI for Good » soutenue par les Nations Unies a été créée à Genève, réunissant 44 dirigeants issus des gouvernements, de la tech, de l’industrie et de la société civile. Coprésidée par le Président du Rwanda et le PDG de Salesforce Marc Benioff, elle vise à produire des recommandations mondiales sur la stratégie IA. Contrairement aux sommets classiques, elle mêle responsables politiques et dirigeants d’entreprises comme Microsoft, Nvidia et de jeunes sociétés d’IA. L’objectif n’est pas de réguler mais de fournir des orientations coordonnées à long terme.
La commission s’articule autour de trois piliers: confiance (sécurité, fiabilité), accès (infrastructures et réduction des inégalités) et impact (santé, éducation, sécurité alimentaire). Un rapport scientifique préliminaire décrit des risques comme les perturbations économiques et les inégalités mondiales. L’initiative reflète la reconnaissance croissante de l’IA comme ressource stratégique nécessitant une gouvernance partagée plutôt que des politiques nationales fragmentées.
Des enquêtes révèlent que des scans de localisation collectés via Pokémon Go ont contribué à entraîner de grands modèles d’IA géospatiale. Plus de 30 milliards d’images ont servi à créer des systèmes de cartographie détaillés du monde réel. Après une acquisition de 3,5 milliards de dollars, ces actifs ont été intégrés dans une nouvelle entité développant des outils de navigation militaire et de robotique, capables de fonctionner sans GPS en environnement contesté.
La technologie permet une localisation précise par reconnaissance de l’environnement, avec une précision annoncée de 1,5 mètre et une forte réduction des erreurs. Elle a été testée en 2026 et liée à un contrat militaire américain de 217 millions de dollars. Bien que les entreprises affirment que les images brutes n’ont pas été partagées, l’IA entraînée à partir de celles-ci reste centrale pour la défense, soulevant des questions de consentement et de réutilisation des données.
Les tensions ont augmenté après la découverte de mécanismes cachés dans Claude Code d’Anthropic, conçus pour détecter et contrer des usages via routage proxy, notamment liés à des flux asiatiques. Alibaba a réagi en interdisant l’outil en interne. L’épisode illustre une « guerre froide » de l’IA, où les logiciels deviennent un terrain de contrôle, de surveillance et de protection de la propriété intellectuelle.
Un cas documenté montre un agent IA menant seul une attaque par ransomware, de l’identification des failles au chiffrement des données et aux demandes de paiement. Le système a même généré une note de rançon et des instructions en cryptomonnaie. Les données chiffrées étaient toutefois irrécupérables, soulignant à la fois la sophistication et l’imprévisibilité de la cybercriminalité pilotée par l’IA.
L’entreprise chinoise UBTech a lancé des robots humanoïdes réalistes sous une nouvelle marque, avec des prix à partir de 15 000 $ et plus pour les modèles complets. Dotés de 88 degrés de liberté, d’un réalisme facial et d’une IA émotionnelle, ils sont conçus pour l’interaction sociale. Plus de 13 000 précommandes ont déjà été enregistrées, avec des livraisons dès septembre 2026.
L’entreprise propose des options de personnalisation incluant reconstruction faciale et clonage vocal, permettant de reproduire des personnes réelles. Commercialisés pour la compagnie, ces robots soulèvent des enjeux éthiques liés à l’identité, au consentement et à la dépendance émotionnelle. Des critiques alertent sur les implications sociales et psychologiques de machines simulant des relations humaines.
De la gouvernance mondiale à la militarisation et aux robots grand public, l’IA redessine rapidement les rapports de pouvoir et pose des questions urgentes sur le contrôle, l’éthique et les conséquences imprévues.