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Une vague de percées pilotées par l’IA et de tensions géopolitiques redessine la santé, le développement logiciel et les équilibres technologiques mondiaux.
Midjourney, connu pour la génération d’images, développe un système de scan ultrasonique du corps entier capable de produire un scan 3D en 60 secondes. L’appareil utilise des millions de micro-capteurs émettant et recevant des ondes pour reconstruire le corps humain avec une résolution millimétrique. Des tests préliminaires sur un petit échantillon seraient prometteurs, sans validation par des pairs à ce jour.
Le système vise la médecine prédictive, permettant de détecter des pathologies avant l’apparition des symptômes. Midjourney prévoit d’ouvrir des centres de bien-être, à commencer par San Francisco en 2027, où les utilisateurs feront des scans dans un cadre type spa. L’ambition: 50 000 scanners d’ici 2031 et jusqu’à 1 milliard de scans par mois, avec une possible baisse de la mortalité de 30 % et des coûts de santé de 50 %.
Pour accélérer le déploiement, le service est présenté comme un produit de bien-être plutôt qu’un dispositif médical, contournant des contraintes réglementaires immédiates. Les utilisateurs recevraient leurs données sans diagnostic, l’interprétation étant laissée à des médecins externes ou à des outils d’IA. Cette approche soulève des questions de sécurité, de validation et de supervision médicale.
La société chinoise Zhipu AI a lancé GLM-5.2, un modèle de langage de 753 milliards de paramètres avec une fenêtre de contexte de 1 million de tokens. Il rivalise avec les systèmes d’OpenAI et Anthropic, excellant notamment dans les tâches de code agentique, où il figure parmi les meilleurs selon des évaluations utilisateurs.
Contrairement à de nombreux modèles propriétaires, GLM-5.2 est publié sous licence open-weight, permettant un large accès. Malgré des besoins d’infrastructure élevés, son prix d’API peut être jusqu’à 10 fois inférieur à celui des concurrents américains. Cette pression tarifaire pourrait perturber le modèle économique des systèmes fermés.
Le modèle introduit un mécanisme d’« partage d’index » pour gérer efficacement de grands contextes. En récupérant sélectivement les tokens pertinents et en réutilisant des calculs, il atténue la dégradation des performances et la hausse des coûts liée aux longues entrées, améliorant la fiabilité pour des tâches de code complexes.
Le géant néerlandais des équipements semi-conducteurs ASML est accusé par des responsables américains d’avoir indirectement permis à la Chine d’accéder à des outils restreints. Aucune preuve publique n’a été fournie, et ASML nie toute violation. Le différend souligne l’importance stratégique de la lithographie EUV (ultraviolet extrême), que l’entreprise maîtrise de manière unique.
Les États-Unis durcissent les restrictions pour maintenir leur avance, tandis que la Chine investit massivement pour développer des alternatives domestiques, possiblement avec l’aide d’anciens ingénieurs d’ASML. Le contrôle des outils de fabrication de puces devient un facteur déterminant dans la course à l’IA, l’Europe détenant un atout stratégique rare.
Le constructeur français Renault, en partenariat avec Thales, a adapté ses lignes pour produire des munitions rôdeuses. Ces drones pèsent environ 5 kg, ont une portée de 30 km et peuvent atteindre 180 km/h en phase terminale. La capacité pourrait atteindre 1 000 unités par mois d’ici 2027, avec une montée en charge possible en cas de crise.
Ces drones sont conçus pour résister au brouillage et pourraient utiliser un guidage par IA en phase finale, posant la question du respect des doctrines exigeant un contrôle humain des décisions létales. Cela reflète la tension entre efficacité opérationnelle et contraintes éthiques dans la guerre moderne.
De la santé à la guerre, l’IA accélère des transformations systémiques tout en intensifiant la compétition mondiale autour de la technologie, de la régulation et du contrôle.