
Tech • IA • Crypto
Google a dévoilé un modèle de texte basé sur la diffusion plus rapide et une traduction vocale en temps réel, Xiaomi a lancé un agent de code axé sur la mémoire, et OpenAI s’est rapproché d’une potentielle introduction en bourse à 1 000 milliards de dollars.
Google a publié Diffusion Gemma, un modèle ouvert expérimental qui génère du texte en affinant itérativement un bloc complet plutôt qu’en produisant des tokens de façon séquentielle. Basé sur la famille Gemma 4 avec une architecture mixture-of-experts de 26B de paramètres, il active environ 3,8B de paramètres par inférence. Le modèle fonctionne sur un canevas de 256 tokens, ce qui lui permet de réviser le texte déjà généré à mesure que le sens évolue, améliorant la cohérence dans les tâches structurées.
Le modèle atteint jusqu’à 4× plus de vitesse de génération sur GPU dédiés, dépassant 1 000 tokens par seconde sur Nvidia H100 et 700+ sur RTX 5090. Des versions quantifiées peuvent tourner avec environ 18 Go de VRAM, rendant un déploiement local haut de gamme viable. Google le positionne pour des flux de travail interactifs comme l’édition, l’OCR, le remplissage de code et les systèmes d’agents, plutôt que pour une qualité d’écriture de pointe.
Contrairement aux modèles gauche‑droite, Diffusion Gemma peut ajuster l’ensemble de la sortie en cours de génération, ce qui avantage les tâches nécessitant une cohérence globale. Lors des tests, une version de base résolvait 0 % des Sudoku, puis après fine‑tuning atteignait environ 80 % de précision, illustrant l’intérêt d’un raisonnement holistique face à la prédiction séquentielle.
Publié sous Apache 2.0, le modèle s’intègre à des outils comme Hugging Face, MLX, vLLM, Transformers, Nvidia NeMo, etc. Il prend en charge la précision NVFP4 4 bits pour une accélération quasi sans perte et est optimisé pour des matériels allant des GPU grand public aux systèmes DGX, avec une compatibilité en expansion incluant llama.cpp.
Google a aussi lancé Gemini 3.5 Live Translate, offrant une traduction parole‑à‑parole quasi en temps réel dans plus de 70 langues. Le système traduit pendant que les interlocuteurs parlent, en conservant ton, rythme et hauteur de voix. Il prend en charge plus de 2 000 combinaisons linguistiques en réunion sans passer par une langue pivot unique.
La fonctionnalité est déployée via l’API Gemini Live, Google AI Studio et Google Meet, ainsi que côté grand public dans l’application Google Translate sur Android et iOS. Elle est conçue pour les environnements bruyants et inclut des options comme l’écoute au casque et le mode « écouteur » du téléphone pour des conversations naturelles.
L’équipe MIMO AI de Xiaomi a publié MIMO Code v0.1.0, un agent de codage open source en terminal sous licence MIT. Il met l’accent sur une mémoire persistante via des journaux structurés, des points de contrôle et une récupération basée sur SQLite, répondant à la perte de contexte lors de longues sessions.
Xiaomi annonce 82 % sur SWE-bench Verified et de meilleures performances que des concurrents sur des flux prolongés, avec des taux de victoire dépassant 65 % après 200 étapes en tests développeurs. Le système utilise deux agents — un pour coder et un pour journaliser — et inclut des fonctions comme la distillation de workflows et le contrôle vocal.
Les modèles MIMO proposent un accès à bas coût, dès 0,40 $ par million de tokens en entrée, sous‑cotant des rivaux comme GPT-5.5 et Claude. La plateforme prend en charge plusieurs API de modèles et s’inscrit dans une tendance plus large d’acteurs chinois vers des outils ouverts et des prix compétitifs.
OpenAI a déposé confidentiellement un dossier pour une IPO aux États-Unis, visant selon les informations une valorisation pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars. L’entreprise connaît une forte croissance, avec 900 millions d’utilisateurs hebdomadaires, 50 millions d’abonnés et environ 2 milliards de dollars de revenus mensuels, sans rentabilité attendue avant 2030.
Ces avancées illustrent un virage vers des systèmes d’IA plus rapides et interactifs, une concurrence accrue dans les outils de code et une dynamique financière croissante à l’approche des marchés publics.