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Une visite à enjeux élevés entre les États-Unis et la Chine, mêlant géopolitique et technologie, a mis en lumière des fractures autour de l’IA, des puces, du travail et d’un projet inédit d’introduction en bourse de SpaceX.
Un président américain s’est rendu à Pékin avec 17 dirigeants technologiques pour stabiliser les relations amid les tarifs et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement. Le voyage souligne un paradoxe: tandis que Washington met en avant une rivalité technologique, de grands leaders de la Silicon Valley continuent de chercher l’accès au marché chinois.
Jensen Huang, patron de Nvidia, aurait été ajouté à la délégation à la dernière minute après une exclusion initiale. L’épisode met en évidence des tensions internes aux États-Unis sur les contrôles à l’exportation des puces avancées, la part du chiffre d’affaires de Nvidia en Chine étant passée de 25 % en 2024 à 9 % attendus en 2026.
Malgré les restrictions, des concessions permettraient à certaines entreprises chinoises d’acheter des GPU Nvidia, reflétant l’interdépendance économique au cœur de la rivalité. La demande chinoise pour des puces d’IA haut de gamme reste forte, même si des alternatives domestiques progressent.
Une décision de justice à Hangzhou a établi que les entreprises ne peuvent pas licencier des employés uniquement pour les remplacer par de l’intelligence artificielle. Le jugement, déclenché par la plainte réussie d’un salarié après une baisse de salaire de 40 % et un licenciement, signale une volonté juridique d’amortir les perturbations liées à l’IA.
Tandis que la Chine met l’accent sur la stabilité sociale, les entreprises américaines accélèrent les licenciements. Amazon a supprimé 16 000 emplois, Meta prévoit d’éliminer 10 % de ses effectifs et PayPal a réduit 4 800 postes. Les entreprises invoquent des gains de productivité liés à l’IA, alors que les embauches stagnent à 3,5 % malgré la croissance.
Des enquêtes suggèrent que 80 % des citoyens chinois perçoivent positivement l’IA, contre environ 40 % aux États-Unis et en Europe. Chez les jeunes actifs, l’anxiété augmente à mesure que les postes débutants se raréfient, avec un chômage des jeunes diplômés à 5,6 %, au-dessus de la moyenne nationale.
Des législateurs en France ont été critiqués après que des questions techniques basiques lors d’une audition sur l’IA ont révélé une compréhension limitée des concepts clés. Des dirigeants du secteur avertissent que les systèmes politiques sont en retard sur le rythme du changement technologique.
SpaceX cible une valorisation pouvant atteindre 1,75 billion de dollars, potentiellement la plus importante de l’histoire des marchés. L’entreprise domine déjà 80 % des lancements mondiaux, tandis que Starlink génère 11,4 milliards de dollars de revenus avec des marges de 63 %, compensant les pertes importantes du développement des fusées.
Le projet d’IPO inclut une structure accordant à Elon Musk un contrôle quasi total via des actions à super-droit de vote et limitant les recours des actionnaires par un arbitrage privé. Sa rémunération pourrait atteindre 500 milliards de dollars, liée à des objectifs incluant une forte hausse de valorisation et la colonisation humaine de Mars.
Ce modèle reflète un basculement vers une gouvernance menée par les fondateurs, des études montrant que ces entreprises peuvent offrir jusqu’à deux fois les rendements pour les actionnaires. Les critiques évoquent une responsabilité amoindrie, tandis que les partisans y voient un levier de vision à long terme.
La convergence de la rivalité géopolitique, des bouleversements liés à l’IA et de stratégies d’entreprise atypiques annonce une reconfiguration du pouvoir technologique mondial, avec des effets majeurs sur le travail, la gouvernance et la stabilité économique.
Aujourd'hui dans Silicon Carnet, on parle de la visite qui n'aurait jamais dû avoir lieu. Un président américain en Chine pour la première fois en 9 ans. 17 patron de la tech dans l'avion et Jensen Wang oublié sur le tarmac qu'on embarque à la dernière minute. Pendant que Washington parle de la guerre technologique, la Silicon Vallée fait la queue pour serrer la main de Xinping. On décortix qui s'est joué à Pékin, le patron de Mistral qui dit tout ce que la tech pense tout bas. Arthur Minge s'est exprimé devant les députés français. Il a donné un cours d'économie sur l'IA. et tirer la sonnette d'alarme. Mais est-ce que le politique comprend seulement ce qui est en train de se passer? On revient en détail sur l'audition pendant cet épisode. Et l'IPO la plus folle de l'histoire des marchés SpaceX 1750 milliards de valorisation visé, une structure de gouvernance jamais vue et un plan de rémunération qui se déclenche uniquement si Elon Musk met 1 million de personnes sur Mars. Génie visionnaire ou holdup financier. Bienvenue dans Silicone Carnet, le plus grand show tech de France en direct de San Francisco. À mes côtés pour cette émission, Pierre Gbille est le professeur. Bienvenue Pierre. NG Ismail en direct de Miami. Evan Kervela en direct de Paris de ses super locaux. On dirait que tu es dans une station spatiale Evan à chaque fois. C'est le cas. C'est le cas. Tu viens dans silicone carnet. Je suis ravi de vous retrouver cette semaine. On a plein de choses à raconter. Je sais pas si vous avez regardé le off the record. Tu me disais pire que ton fils l'avait regardé le ce of the record avec Laurent Alexandre et Alexandre Sicopou sur vivre 1 an et que ça avait complètement déprimé ton fils. C'est ça. Ouais. Il a flippé complet. Il s'est dit "Mais je vais pas j'ai pas envie de faire des enfants, c'est pas c'est pas un avenir qui leur conviendra." Donc non, il était il était assez inquiet mais dis que vraiment tu l'as écouté. C'est euh Mais ouais, je pense que les générations de cet âge là se posent des questions métaphysiques assez puissantes. Ouais. Et que Silicone Carnet ne contribue pas à rassurer la Jenszy. Pourtant, c'est ce que j'essaie. J'essaie de faire en sorte que la jeune génération regarde cet avenir avec enthousiasme et essayer de développer leur capacité d'émerveillement. Mais visiblement, c'est loupé. C'est ce que tu me dis. Non, mais c'est intéressant parce que effectivement je constate ça, c'est que cette technologie qui est pourtant la leure, ils ont du mal à à se l'approprier. J'ai l'impression que les vieux cons sont sommes plus enthousiastes pour cette technologie que J'ai du mal à l'expliquer. Vous avez un avis là-dessus? Pourquoi est-ce que est-ce que c'est parce qu'on leur dit que ou alors et je sais qu'on va en parler, ils ont du mal à trouver du boulot en ce moment donc peut-être qu' Ouais, je sais pas si tu as vu là, il y a le commment commonman speech de Eric Schmidth, Arizona State University ou je sais plus quel Ben en fait, il se fait huéer, il se fait bou et c'est assez impressionnant de voir le clip parce que son le message de Eric Schmich était c'est assez quand même plutôt positif. Enfin, il essaie de bouger les étudiants en mode il faut absolument que vous intéressez à LIA, que votre job va être formaté par Lia et le marché du travail déjà euh euh a une attente de vous de d'être formé à Lia en sortant de l'école et en fait il se fait complètement hué et donc ça montre euh à quel point il y a un clash de génération mais aussi de d'adoption versus non adoption et tout. Donc ça ça tourne sur Twitter en permanence là. C'est marrant. Ouais, on va le passer le clip. Et puis il y a aussi cette stat incroyable. 48 % des Jenszy dans les entreprises sabotent les projets d'intelligence artificielle en interne aux États-Unis. Ils font exprès de saboter le truc parce que ouais, il y a il y a vraiment une génération néoludite là. C'est c'est assez impressionnant. Euh on va dire que c'est la transition mais c'est un peu se battre contre des moulins avant hein. Ça Evan, moi je sais pas comment tu l'analyses ce truc. Ouais ouais. Non, c'est sûr que là ils sont il y a beaucoup beaucoup de gens qui sont perdus parce que on comprend bien que les positions juniors, elles sont quand même vachement peut-être plus à risque que les positions seniors pour l'instant sur beaucoup de métiers. C'est ce dont on parlait en fait, il a commencé à avoir enfin, il y a vraiment une question de comment est-ce que les juniors vont prendre la place dans des entreprises quand tu vois que des IR remplissent déjà parfaitement ce rôle maintenant. Donc c'est une question qu'on a plusieurs fois abordé dans Sicone Carnet et je je comprends qu'il y a une résistance mais comme tu le dis, je c'est complètement va 20. Enfin, c'est là, c'est une puissance qui nous dépasse, hein. Bon, écoutez, euh, allez regarder cette vidéo, faites-vous votre propre opinion. C'est intéressant. Laurent Alexandre était en pleine forme, hein. Il nous a sorti des punchlin de malade. Euh, il était il était en pleine forme. Et puis pensez à liker nos vidéos, c'est vachement important. Euh, vous regardez cette vidéo, mettez un like, mettez un like, ça coûte rien. Ça aide énormément pour l'algorithme. Pensez à le faire. Je sais, peut-être que vous oubliez. Donc je vous le rappelle, likez cette vidéo, abonnez-vous à la chaîne YouTube, mettez en place les notifications pour être alerté quand il y a des nouvelles vidéos et puis si vous voulez passer de l'autre côté, il y a Lacienda, c'est notre communauté, il discute tous les jours sur WhatsApp, discussion enchaînée et vous avez accès à toutes nos analyses nos analyses pardon sur Substac. Allez vous abonner sur Substac, j'ai mis le lien dans la description et vous ferez partie de notre communauté et vous pourrez participer aussi aux événements qu'on organise à San Francisco et à Paris. Allez, l'émission commence. Avant qu'on reprenne, je voulais vous parler d'une start-up que j'adore, Matis Club. Matis, c'est le premier club d'investissement agréé par la MF qui vous permet d'investir dans de l'art moderne et contemporain à partir de 20000 €. 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J'ai mis le lien en description. Allez, retour à ton épisode. Bon, c'est la première visite d'un président américain en Chine depuis 9 ans comme je disais et puis le contexte est super tendu. Il y a la guerre en Iran qui pèse sur toutes les chaînes d'approvisionnement. Détension commerciales notamment les tarifs qui ont été mis en place par Trump qui avec la Chine sont toujours pas résolus. Et puis cette course à l'intelligence artificielle hein où Pékin rattrape son retard quoi plus vite que prévu et ça surprend énormément les Américains. Donc Trump débarque à Pékin avec 17 patrons et pas mal de patrons de la tech américaine et son objectif c'était d'essayer de stabiliser un petit peu la relation. Et alors on va revenir sur cette anecdote parce que je la trouve fascinante. Là on se découvre Trump découvre mardi matin que Jensen Wang ne fait pas partie de la délégation. Ce qui est assez fou quand on sait que le patron d'vidia, d'Nvidia, c'est lui qui joue un peu le rôle d'interface entre les États-Unis et la Chine. On sait qu'il est au milieu de toutes ces négociations entre les États-Unis et la Chine, notamment sur la vente des chipsets euh sur le marché chinois. Et là, on oublie Jensen Wang. Alors, je sais pas est-ce que c'est un oubli ou est-ce que c'était volontaire. Comment est-ce que vous avez interpréter cette ce trucl? Bon bref, Trump s'en rend compte le mardi matin et il demande à Air Force One d'aller faire une escale en Alaska pour aller choper Jensen Wang sur le tarmac et le [ __ ] dans l'avion pour qu'il arrive pour qu'il arrive en Chine quoi. Et qu'il fasse partie de cette délégation. Euh enfin anecdote un peu surréaliste non? Ah oui, complètement. Alors là, j'ai vraiment pas du tout compris la communication par rapport à ça. Trump se serait rendu compte dans la presse, je cite. Donc déjà, c'est même pas il lit il lit le FT, il se rend compte que dans la délégation, il y a pas Jensen Wang, il va le chercher en plus Alaska, je sais pas si je trouve ça random comme endroit en plus. Alaska, qu'est-ce qu'il font? En fait, il y a trop il y a trop d'inconnus. Si c'est du storytelling, si c'est pour attirer notre attention, si c'est un hook, c'est très réussi. C'est super. Ah, c'est bravo. C'est c'est félicitation. Non mais c'est quoi en Alaska? C'est pour faire réduire la la température des des serveurs bien sûr. Ouais, c'est là-bas, il c'est secret. C'est l'emplacement secret. Ça c'est complotiste, hein. Angy c'est complotiste ça. Non mais en fait moi je pense j'ai beaucoup réfléchi à ça. Je pense que Jensen Wang ne faisait pas partie de la délégation volontairement. On sait qu'il y a quand même euh toute une frange de la l'administration Trump qui est vend debout depuis des mois pour faire en sorte qu'on ne vende pas des chipsets euh aux Chinois. Euh et donc je pense que volontairement n'a pas voulu [ __ ] Jensen Wang dans la délégation pour que la situation reste bloquée justement sur ces chiffres set. Bah sauf que Trump visiblement enfin il a dû céder à la pression. Est-ce qu'il était au courant ou est-ce qu'il était pas au courant? Ça on sait pas quoi, mais il y a une pression médiatique folle en disant "Mais pourquoi Jensen Wong n'est pas dans le n'est pas dans l'avion?" Et Trump corrige le tir. Il fait un tweet incroyable où il parle du grand Jensen Wang pour à son habitude quoi, pour parler de de du patron d' Nvidia. Et finalement effectivement, on retrouve Jensen Wong dans la délégation. Et il y a une question géopolitique pour moi euh parce que Wang, il est il est taïwanais. Euh il a pris quand même parti ou entre guillemets là je recherchais justement des des côtes, il disait que c'est quand même une île magique qui est à la pointe de tout ce qui est bah revolution. Et on sait que aujourd'hui le sujet Taiwan, Chine euh c'est un énorme sujet géopolitique mais aussi un sujet d'un point de vue savoir-faire technologique. Donc on a enfin fait est-ce que Trump voulait faire plaisir enemmenant pas justement euh Hang dans le dans les valises? Ah faire plaisir à Xin Ping. Ouais, bien sûr. Moi, je pense que il est pas super bien reçu quand il est là-bas en fait. Et parce que aussi il y a tout le toute la stratégie autour de de la mais les Chinois ils ont ils ont besoin de ces puces aussi ils les demandent les H200 hein. Donc il les demande il les demande. Mais est-ce que est-ce que la contrepartie c'est bah vous envahissez pas Taiwan, tu vois tout de suite quoi. H puis aussi l'autre élément c'est que Trump est allé pour faire du business. C'est plus un CEO qu'un patron de pays et il s'est entouré de gens qui étaient que des gens qui étaient là pour faire du business et peut-être qu'il ne voulait pas que Nivia fasse du Nvidia fasse du business avec la Chine. C'est ce que je dis. C'est c'est peut-être pour ça qu'ils l'ont pas pris hein. Ouais. Ouais. C'est il y a toute une franche des Républicains qui effectivement veulent éviter que que Nvidia fasse du business avec la Chine. D'ailleurs, je regardais les chiffres. Nvidia qui en 2024 faisait 25 % de son revenu en Chine. Euh ce revenu, il est passé à 19 % en 2025 et puis à 9 % euh de prévu cette année en 2026. Donc clairement euh les restrictions euh sur les exportations de puce euh pénalisent. Euh bon, ça empêche pas Nvidia de de d'annoncer des résultats exceptionnels, mais ils perdent des parts de marché importantes euh en Chine et effectivement c'est c'est réel quoi. Moi ce que ce que je c'est je trouve ça très séduisant comme explication. Ce que je comprends pas, on va en parler, quelles ont été un peu les issues, les résultats de cette entrevue. Il y a d'autres motivations aussi derrière, je pense j'aurais des choses à en dire. En tout cas, un des trucs que Trump a donné, c'est justement finalement le droit à certaines entreprises chinoises, les plus grosses, les sep plus grosses, d'acheter des puces Nvia. Il aura cédé ça. Donc si le but depuis le début c'était d'empêcher Wang de faire du commerce avec la Chine, le seul truc qui est ressorti que Wang fait du commerce avec la Chine. Donc ça serait un peu bizarre. Serait vraiment un retournement à 100 % entre les intentions initiales et ce qui s'est produit. Et en l'espace de calcul, c'est pas c'est pas impossible. en passe de quel c'est pas impossible mais ça serait surprenant quand même. propose d'écouter euh les réactions de de quelques-uns de ces euh leaders de la tech à l'issue de cette rencontre à Exijin Ping. Et vous allez vous rendre compte de l'hypocrisie euh euh de ces euh de ces acteurs de la tech euh quand ils sont en Chine. OK, thank you. Alors pendant que Trump Excus artificielle, il y a une vraie différence stratégique qui est en train de se jouer. Début mai, je sais pas si vous avez vu ça, il y a un tribunal à Hangzu qui a rendu une décision assez étrange pour les standards américains. En tout cas, c'est une entreprise de tech qui aujourd'hui ne peut pas licencier un employé en Chine pour le remplacer par de l'intelligence artificielle. Il y a un travailleur, son nom c'est Zo on connaît pas, qui travaillait dans une entreprise et qui son employeur a voulu le rétrograder avec 40 % de baisse de salaire. Il a refusé, il a été viré, il a porté plainte et il a gagné. Et maintenant, il y a une sorte de jurisprudence euh que en Chine qui fait que bah vous pouvez pas rompre un contrat de travail pour cause d'adoption de l'intelligence artificielle. Et donc il faut les Chinois maintenant doivent assumer leur responsabilité sociale, ce qui est une grosse différence avec ce qui se passe aujourd'hui aux États-Unis. Ici dans la SCEN Valallle, les entreprises tech, elles sont en train de licencier à tour de bras. Elles elles invoquent des gains de productivité liés à l'intelligence artificielle qui sont pas forcément si réels que ça dans les faits. Moi, je pense qu'ils anticipent plus ce qui risque de se passer dans le futur que ce qui est en train de se passer maintenant. Mais ça c'est intéressant de voir que la Chine euh ce problème social, c'estàdire cette cette crainte par rapport à l'intelligence artificiel, la Chine, elle l'anticipe légalement et elle elle essaie de ralentir un petit peu la mécanique euh qui est pas du tout le cas aux États-Unis. Vous vous aviez suivi cette histoire? Ouais. Moi moi ça m'a pas enfin ça m'a pas surpris parce que dans le sens où la enfin le Parti communiste et puis la Chine en tant que pays protège toujours plus la communauté. Donc c'est vraiment un parti prix de dire si on laisse tout faire euh alors on va avoir un taux de chômage extrêmement élevé et donc c'est l'inverse de du capitalisme à l'américaine. Après ça m'a pas surpris aussi parce que je suis français et en France tu peux pas faire ça. Enfin tu vas au prudom direct et en fait si tu dis bah oui j'ai remplacé le boulot par une automation c'est pas recevable. Donc c'est je pense que c'est un pensement clairement c'est c'est pas quelque chose de durable parce que les entreprises sinon les entreprises chinois vont pas réussir à à tirer la croissance comme elle le voudrait mais il il va falloir qu'ils invent un modèle et c'est ça qui est intéressant je pense c'est est-ce qu'ils vont prendre le partie plutôt du universal basic income tu vois comme aux États-Unis donc c'est-à-dire le le revenu universel pour tous les gens qui seraient au chômage ou en parttime à cause de de l'IA euh où est-ce queils prennent un parti prix plutôt de ralentir leur leur croissance en disant bah non, il faut quand même que tu aies le le un taux de chômage super bas. Donc il faut recruter quand même tout le monde malgré le fait que les entreprises vont incorporer de gens dont on a pas besoin quoi. C'est ça quoi. Trouver trouver des nouveaux boulots. Ouais, je sais pas, c'est intéressant parce que c'est vraiment pour le coup clash social économique tu vois de de plusieurs blocs avec l'Europe toujours au milieu. Encore une fois là tu pourrais mettre l'Europe entre vraiment ce qui se passe aux États-Unis, ce qui se passe en Chine et en France. Bah, on est on regarde à droite gauche en Europe, on regarde ce qui se passe et comme d'hab, on va toujours bouger à dernière minute. Mais euh très intéressant. Quand on regarde les sondage, ce qui est intéressant, c'est de voir que la population chinoise, elle se dit très enthousiaste face à l'intelligence artificielle à 80 %. Alors que en Europe ou aux États-Unis, on est plus de l'ordre de 40 %. Tu vois, tu comprends, on comprend mieux ton fils, hein, Pierre dans ces trucs-là. Et moi, je me suis posé la question. Je me suis dit est-ce que c'est pas parce que justement les Chinois ont confiance en leur état et qu' se dit l'État me protègera euh face à cette révolution technologique qui fait qu'ils sont plus enthousiastes et que peut-être que là il faut y voir peut-être de la part des populations ici aux États-Unis et en Europe euh une méfiance vis-à-vis de l'État qui ne saurait pas ne comprendrait pas. On va le voir d'ailleurs avec l'intervention de de Manch devant la commission d'enquête, les enjeux qui euh qui qui de l'intelligence artificielle et qui ne saura pas protéger sa population. Pierre, qu'est-ce que tu en penses? Moi, je pense que le Parti communiste chinois a toujours été très sensible à des émotes possibles Ouais. de centaines de millions de Chinois parce qu'ils sont quand même un milliard d'eux et que donc ils ont toujours travaillé pour essayer de faire en sorte que quand il y avait des familles, ben ils essayent de les régler et de monter un peu la population pour qu'elle soit stable. Et donc la question que je me pose, c'est est-ce que la Chine ne serait pas en train de définir ce qu'est le capitalisme stable? parce qu'il déf parce qu'en fait il protège le routier industriel, il protège les gens, les salariés, ils investissent à long terme, ils ont des plans à très long terme. Donc c'est des gens qui sont en train de construire une économie sur le long terme stable à comparer aux Américains qui est pour moi une société financiarisée totalement instable. On licencie comme on a envie, on maximise les revenus au trimestre, on sacrifie de plein de choses. En fait, c'est c'est très court terme l'Amérique, la Chine, c'est très long terme. Et quand on fait du long terme, on peut avoir une politique sociale un peu plus stable. Et peut-être que Ang n'y croit pas, mais moi je pense que c'est peut-être quelque chose de crédible de protéger les gens contre l'IA par des lois et faire des choses qui fait qu'il y a une forme de stabilité sociale dans le pays parce que eux ne peuvent pas se permettre de ne pas l'avoir. Hm. Donc moi je trouve que justement c'est plutôt intéressant. L'image que j'ai c'est aussi la la chose suivante, c'est toujours on est en train de se dire c'est juste un aparté mais quand on regarde la Chine, on dit "Ouais mais enfin c'est des pays tout le monde te regarde, le parti communiste chinois, il y a des caméras partout. Ça c'est le côté dont on parle. Mais l'autre côté c'est que quand tu es à Shangai et que tu perds ton téléphone, on te le retrouve en 15 minutes. Il y a pas de il y a pas d'insécurité. Et moi en tant que citoyen, je préfère qu'il y ait des caméras, je dis haut effort, plutôt que d'avoir de l'insécurité. Je m'en fous qu'on me regarde. Moi ce que je veux, c'est être tranquille. Et donc, je préfère un état qui me regarde et je suis tranquille qu'un état qui ne me regarde pas et l'insécurité monte. On va se faire défoncer, hein. Pardon? On va se faire défoncer parce que tu es en train de nous expliquer que tu préfères euh une dictature éclairée euh plutôt qu'une démocratie euh chaotique. C'est ça ce que tu es en train de dire hein. Tu ce que tu es en train de me dire? Je pense. Ouais, je pense. Je suis ass je suis assez d'accord avec professeur hein. Ah ouais, toi aussi tu es d'accord avec Ah ouais. Mais moi je trouve la liberté c'est une connerie de toute façon en vrai quoi. Ou là ou là ou là ou là ou là ou là. Mais c'est en fait la liberté donne raison à trop de gens en fait. Tu as trop de gens qui qui parlent après, tu vois comme nous là, on dit des conneries parce qu'on est libre tu vois. Mais est-ce qu'on devrait vraiment dire c'est ce que j'allais dire? Moi cette émission en Chine, je suis pas sûr de pouvoir la faire hein. Tu vois euh c'est dingue. Et toi, Evan? Ouais, moi je trouve que c'est hyper intéressant ce que tu as dit du coup sur le côté peur des émeutes. Euh je suis d'accord, enfin je l'avais pas imaginé mais c'est vrai que ça ça c'est une grosse motivation effectivement pour le gouvernement de pas faire le fou. Par contre, je moi là ce que j'avais en tête et que tu as dit également, c'est le fait que il planifie sur le long terme. Moi, je pense que en tant que population, savoir que ton état euh a anticipé l'arrivée de l'intelligence artificielle, c'est en plein de leur plan qu'inquénal, il y a il y a partout du numérique partout. Ils voi ils voient la technologie se faire absorber par l'État, se faire intégrer au process et tu sens qu'il y a un plan et que la population va pas être laissée sur la route, sur le bord de la route alors que nous et ça va faire la transition avec justement l'audition de d'Arthur M de Mistral la semaine dernière. Tu sens que le gouvernement comprend rien. Commission d'enquête, une des premières questions de la de de la nana, je pas c'est une magistrat, je sais pas comment on dit. Est-ce que vous pouvez m'expliquer ce que c'est qu'un token? C'est c'est premier degré, c'est les gens qui nous gouvernent. Donc là, il y avait de gens dans la pièce. Oui. Bon, alors ça même pas personne mais c'est hallucinant. Et le président de la commission d'enquête n'était même pas là quoi en fait. Donc il était donc on a une révolution sociale à venir avec l'IA qui est majeur. On a un pays comme la Chine qui prépare les gens et on a un pays comme la France qui n'y comprend rien. Rien. Moi, je préfère dans un état qui le prépare pour pour justement avoir une forme de stabilité sociale et que les gens globalement en société vivent bien qu'un état qui ne le prépare pas et qui se prépare à des à des moments qui vont être à mon avis très compliqués. Après, après on peut on peut pas dire ça et en même temps reprocher l'interventionnisme permanent de l'État français et européen. C'est parce que il y a souvent dans les émissions, on dit "Oui, l'État il fait trop, il intervient et cetera." Donc pour enfin non, mais on va parler dans on va en parler tout à l'heure ça dans le dans le truc. cette intervention, elle est pas au bon endroit. C'est juste ça quoi. C'està-dire que là ce que vous ce que Pierre est en train de de et Evan, moi ce que j'entends c'est que c'est que c'est préparer un cadre social qui inclut tout le monde dans cette révolution là. C'est pas c'est on parle pas de filer du pognon à des boîtes à certaines boîtes et a pas d'autres et être une c'est c'est créer un terau fertile pour que cette intelligence artificielle soit acceptée et visiblement ça marche. 80 % de la population euh est très enthousiaste à l'idée de ça. Et quand on regarde aux États-Unis, ben le marché du travail, je suis tombé sur cette enquête du Washington Post euh et je reviens un petit peu sur ce que j'ai dit la semaine dernière, désolé, c'est un peu thinking in public aussi dans où je disais que l'impact de l'intelligence artificielle était pas énorme en fait sur le marché de l'emploi. Mais finalement, quand je regarde cette enquête du Washington Pus, bah je change un petit peu d'avis, hein, parce que l'enquête, elle est assez glaçante. L'économie américaine croit ça c'est incontestable surtout on met je sais pas si vous avez vu les valeurs dans l'IA qui ont explosé encore une fois le chômage reste bas on est à 4 % mais trouver un emploi devient de plus en plus difficile notamment justement pour les jeunes génération le taux d'embauche il est en train de stagner quoi. C'est il stagne à 3,5 % alors qu'on a une croissance de l'économie. Donc on a du mal à comprendre. C'est la première fois de voir un PIB qui croit à ce rythme là avec un taux d'embauche aussi bas. On peut se dire qu'effectivement c'est peut-être qu'on a trouvé une sorte de martingal pour les entreprises qui leur permet de faire croître leur business sans avoir à recruter. Ça c'est un [ __ ] de problème effectivement et notamment dans la tech hein les chiffres donnent le vertige quoi. Amazon a supprimé 16000 postes en janvier. Oracle on en a parlé prévoit d'en supprimer jusqu'à 30000. MTA annonce l'élimination de 10 % de ses effectifs, 8000 personnes. PayPal 4800 licenciements débumés. Euh c'est c'est oui effectivement euh on se dit que euh les entreprises n'ont pas attendu que remplace vraiment les travailleurs. Elles sont en train de geler les embauches parce que elles pensent que l'intelligence artificielle va faire énormément de ce boulot-là. Et les jeunes aujourd'hui euh le taux de chômage des jeunes diplômés de 22 27 ans 5,6 % c'est plus que la moyenne nationale. Donc ouais on efface effectivement une je comprends la révolte de ton fils hein. Ouais. Puis tu as un manque de prédictabilité des entreprises établies qui se disent "Je peux être disrupté à n'importe quel moment." Et donc il y a une forme de peur aussi et donc ils son ils sont pas dans l'investissement en totalité. Non. Mais c'est c'est le problème du court terme que tu disais Pierre, c'est-à-dire que ils n'ont pas cette visibilité sur le long terme. Donc du coup, ils se disent "On sait pas ce qui va se passer la semaine prochaine, donc du coup il vaut mieux dégager tout de suite, dégager un maximum le euh le tanker." Il y a il y a ça et puis surtout ne pas investir dans l'avenir. Quand tu sais pas ce que va être l'avenir où tu vas être dans 5 ans, dans 2 ans, dans 3 ans, tu te dis bah je vais peut-être garder mes biscuits de côté puis on verra bien ce qu'on fait quoi. Il y a une entreprise qui n'investit pas, c'est une économie qui ne grandit plus. Donc on est sur des moments où les gens sont plutôt dans l'attente en se demandant ce qui est en train de se passer parce qu'on le comprend pas tous, parce que ça va trop vite. Ça se passe comment toi chez toi Evan par exemple? Toi tu tu as combien de salariés aujourd'hui? On est un peu plus de 30 là aujourd'hui. Et vous recrutez en ce moment? euh pas en ce moment, mais c'est pas lié à l'IA ou à une augmentation de la productivité avec moins de personnes. Euh c'est plutôt lié à nos on est quand même sur un truc où il y a beaucoup de manipulation physique, il y a du hardware, il y a de la physique. Donc je suis pas encore concerné par cette vague là d'un point de vue du des licenciement de du manque d'embauche. Euh donc c'est pas un truc que j'observe moi en interne. Par contre, bah voilà qu enfin c'est évident que des boîtes qui font du code peut-être un peu moins compliqué de toute façon moi je le je le je le vois moi en codant à mon échelle mais je fais tout en vi coding maintenant et ça marche très bien de mieux en mieux et c'est c'est saisissant donc bien sûr que bien sûr que je je les comprends ces ces licenciements. Oui. Surtout qu'aux États-Unis, le film, on l'a déjà vu dans les années 80, les États-Unis avaient fait le même choix un petit peu radical de laisser mourir leurs industries lourdes face à la concurrence japonaise et coréenne pendant que l'Europe elle, elle subventionnait les chantiers navals, les assieries et tout ça pour essayer de préserver l'emploi. Et le résultat, bah il a été brutal. C'est-à-dire que il y a effectivement aux États-Unis, dans ce qu'on appelle la Rus belt, des des villes entières qui ont été complètement dévastées et on a eu une génération de de travailleurs complètement sacrifiés. Sauf que 20 ans plus tard, les États-Unis ont complètement pivoté vers les services, la technologie pendant que l'Europe elle elle traînait un petit peu avec des industries un petit peu zombies et un chômage qui est qui est bien plus élevé qu'aux États-Unis. Donc moi je me demande s'il y a pas aussi cette capacité qu' a les États-Unis, tu les connais, tu as vécu pendant longtemps Pierre à se dire foutu pour foutu, autant se réinventer quoi, tu vois et accepter la transition à marche forcée. Et même si c'est violent, oui, c'est inégalitaire, on va laisser des travailleurs sur le carreau, ça va être sanglant, mais ça force le système éducatif à se changer, à tout un tas de trucs comme ça. Et c'est peut-être ce qui est en train de se passer ici aux États-Unis, non? Ouais, mais quand c'est trop sanglant, ça devient ingérable. Hm. Et je pense que le la magnitude du problème est immense. Je vous prends un exemple. Je donnerai pas le nom de la boîte parce que je je veux pas que ça sache. Il y a une très très grosse boîte française. Euh il y a un de leurs très grands dirigeants, VIP, qui a qui a décidé de former tout son middle management à l'Ail. Donc il l'a fait, je fais vite. Ils ont tous été formés et maintenant ils font tous à peu près en 10 minutes ce qu'il faisait en 3 jours et ils sont tous totalement déprimé en disant ils lui ont tous dit c'est sûr que tu vas nous virer très vite parce qu'on sert plus à rien. Et la problématique elle est là c'est que tu vas avoir des gens qui vont monter en compétence sur les qui vont s'apercevoir qu'ils ne servent plus à rien. Tout le middle management ce qu'on appelle les bullshit jobs tu sais bien connus c'est des gens qui vont être totalement rendus inutiles. Et ça c'est très difficile à gérer. C'est que le le choc social va être tel que je pense pas qu'on puisse aller vers du sanglant comme tu dis Carlos. Il va falloir plutôt faire du du chinois en disant on protège les gens et on essaie de faire ça un peu contraint mais doucement quoi. Sinon ça va péter. Ouais. Les États-Unis après ils sont pas tout à fait capables de s'organiser. Tu vois, moi je faisais un tweet tout à l'heure sur Occupai Wall Street. Si vous vous rappelez, en 2011, il y avait ce mouvement anticapitaliste, antifinancier, il y avait à San Francisco les 1 % contre les 99 %. Je pense que potentiellement l'IA aurait la possibilité de faire un occupe AI, tu vois, genre un truc où ben les Genzy et puis les populations qui sont affectées par les sentiments se révoltent. Mais aux États-Unis, en fait, c'est très rare que un mouvement puisse avoir Alors, il y a eu il y a eu des dans l'histoire, il y a eu quelques mouvements, mais même quand tu regardes par exemple les droits civils et ben en fait tout le monde était pas pour. Il y a la moitié des États-Unis qui étaient contre quasiment, enfin peut-être surtout la partie sud. Et donc en fait, je pense que l'État américain, il est beaucoup plus dans le laisser faire. Main invisible, classique comme tu disais Carlos, ça va détruire des emplois. Il y a des gens qui vont être au chômage, tu vas les retrouver. Il y a des villes complètes qui vont qui vont être affectées par ça euh par ce chômage peut-être des White Colar Jobs. Donc peut-être qu'une ville comme New York, tu vois, une qui est une ville qui a rise complètement grâce au white colar jobs et beaucoup de middle management en fait parce qu'il y a il y a très voilà, il y a très peu d'ouvriers dans cette ville, il y a très peu de grands scientifiques aussi, ils sont tous à San Francisco. Donc ça se trouve New York va devenir le prochain des tr ou Chicago, tu vois, de la Rosbelt justement parce que c'est des villes qui vont pas réussir à aller assez vite. New York, je pense qu'elle va s'en sortir, mais je pense que c'est ça le modèle américain. Le modèle américain, c'est tu marches ou crève. Donc pour le coup, euh c'est à assumer de se dire il faut bouger plus vite que plus vite que la technologie et le il y a pas de filet de protection et je pense pas qu'ils vont ils vont le faire, tu vois, ils ont enlevé la la protection santé, ils vont pas rajouter une protection AI. Hm. Non, moi je suis d'accord avec ça. Je pense que le Paris américain c'est ça, hein, c'est euh c'est de d'être je pense qu'il y a telle course devant les Chinois et peut-être qu'ils sont rassurés d'ailleurs de voir les Chinois qui se dit "Bah nous on a le temps, on va faire ça sur 10 ans, on va gérer la transition et peut-être qu'ils se disent il y a une fenêtre de tir pour [ __ ] complètement les Chinois avant, les prendre complètement de vitesse, peu importe l'impact social que ça aura chez nous quoi. En fait, on va prendre de vitesse ça." Et le Paris, on rendez-vous dans 10 ans. On verra qui lequel des deux. aura gagné cette cette bataille là. Mais euh tu sais, moi je faisais j'étais à Paris là, il y a et j'ai été invité pour faire une conférence à l'INSAD. Euh ouais, non, c'est pas l'INCAD, pardon, non, pas du tout. Les DAC, pardon. Et il y avait tout un tas de managers et on parlait justement de l'intelligence artificielle. Et ce que tu disais Pierre, c'est que le problème c'est que ils ont mis en place de l'intelligence artificielle pour faire ce qu'il faisait mais en fait ils se rend compte que ce qu'il fais l'intelligence artificielle leur montre que ce qu'il faisait ne sert à rien quoi. En fait c'est surtout ça quoi. C'est c'est pas que c'est que effectivement maintenant ils font 10 minutes des compte-rendus de réunion qui leur prenaient des heures et que personne ne lisait quoi. Et que maintenant on met en place de l'intelligence artificielle pour résumer des compte-rendus de réunion qui ont été faits avec de l'intelligence artificielle. Donc on est dans ce truclà. Et moi je leur disais mais euh en quoi OK vous avez mis le li en place mais vous avez mis le lien en place pour faire des trucs qui ne servent à rien quoi. Et qui ne servaient déjà à rien avant? La question c'est comment est-ce que tu mets en place de l'IA pour faire des trucs qui créent de la valeur? Et là il y a plus personne. Quand tu leur demandes mais pourquoi vous avez mis en place de l'IA? Sur quel process vous avez mis en place de l'IA? Et ben en fait tu te rends compte qu'ils ont mis en place des de l'IA sur des trucs existants. Ils ont pas créé de nouvelles valeurs. Ils ont pas créé de nouveaux trucs avec. C'est ça qui est qui est euh qui qui est problématique. Il y a il y a une théorie là-dessus, tu sais, c'est de dire queen fait quand tu veux faire de l'IA, tu peux pas le faire dans un processus de très grand compte parce que ça peut jamais marcher. C'est un processus qui ne s'adapte pas à ça et que faire un projet IA, c'est peut-être 3 4 5 personnes, pas plus. et quand tu commences à démultiplier le machin, ça peut plus marcher et que donc les grands comptes sont, on va dire de manière structurelle, pas capable de prendre de l'éa et d'en faire quelque chose de de significatif. C'est structurel, tu vois. Il faudrait qu'il se qu'il se réinvent et que leur processus se réinvente. Ah oui, mais c'est ça, c'est organisationnel. C'est-à-dire que Li en fait ce qu'elle pose, c'est elle c'est pas simplement un outil de productivité, c'est un outil pour repenser complètement l'organisation et de changer complètement la manière dont on fait du business et comment est-ce qu'on est organisé dans l'entreprise. Et effectivement, si tu on n'accepte pas de changer l'organisation, bah c'est catastrophique quoi. Ça c'est clair. Mais ce les grands comptes, moi je pense pas qu'il soient condamnés, c'est simplement que c'est très compliqué comme tu le dis. Il y a une dette organisationnelle qui est folle et qui fait qu'on perd les gains de de l'IA. Je trouve c'est très pertinent Carlos, c'est ce que tu dis aussi, le fait de remplacer des process versus créer de la valeur. Et c'est vrai que là aujourd'hui LIA, elle remplace beaucoup de process donc c'est la c'est de la destruction d'emploi et c'est de la de l'identification du bullshit dans les boîtes. Euh là où si on crée la valeur, ça poserait personne poserait de questions en fait. Ça serait évident qu'on est en train de créer la valeur. Euh par contre, je suis pas d'accord que les grands comptes sont condamnés. Si c'était le cas, tu aurais pas Open AI qui met 5 milliards sur la table pour monter une compagnie avec la plupart des gros fonds de PI pour justement aller déployer Delia dans leur process avec des sortes de forward deployed engineer à la Palentire. Tu as Entropie qui a fait pareil qui a mis un milliard 5 avec d'autres cabinets de d'autres fermes de P également pour le faire. C'est aussi la recette pravet equity pardon. Oui. Et Mistral c'est comme ça qu'ils ont qu'ils ont aussi fait leur trou jusqu'à présent. C'est que eux ils ont quasiment fait que du grand compte. Ils ont assez peu de succès en B2C avec des individus un peu comme on utilise tous le chat de Claude ou de ou de Penai Chat GPT. Eux Mistral ils sont vachement ils ont fait leur trous sur le déploiement justement grande échelle dans des grands comptes avec des Forward deployed engineer et c'est ce modèle qui est en train de monter. Donc je pense juste que les défis sont beaucoup plus complexes sur les grands comptes. Ça nécessite de l'accompagnement au changement qui peut pas se faire en une formation de 2 semaines, mais il faut vraiment avoir quelqu'un qui peut-être va passer 6 mois, un an dans la boîte pour pour venir se déployer. Ouais. D'ailleurs, c'est peut-être une transition vers le le sujet de Arthur Mench, mais il en parle de des gains de productivité via LIA qui qui sont beaucoup plus forts à petite échelle, petite équipe que quand tu veux les les appliquer à à une plus grosse entreprise. Mais pareil, je suis assez d'accord avec toi Evan, je pense que c'est une question de temps. Toute transformation digitale dans les grosses boîtes, ça prend toujours 10 fois plus de temps que dans les petites boîtes. Donc forcément la mesure de la perf, elle va mettre du temps aussi. Il va peut-être falloir laisser donner un peu de temps aussi pour laisser cette génération là aussi de de de gens qui vont partir à la retraite et qui on sait qui de toute façon organisationnellement on les a mis là par ancienneté et et ils sont plus capables quoi en fait de de réinventer leur boulot et se dire aussi mais moi je pars à la retraite dans 5 ans. Qu'est-ce que c'est qu'est-ce que tu m'emmerdes avec ça quoi en fait de réinventer en fait mon job alors que je suis à la retraite dans 5 ans. Bah justement Mistral on en parle 1 1 milliard de d'euros de revenus en tout cas c'est ce qui vise pour 2026 12 milliards de valorisation et son patron Arthur Minch il était devant la commission d'enquête parlementaire française et ce qu'il a dit sur l'avenir de l'Europe dans l'intelligence artificielle bah devrait inquiéter tout le monde. On décortique toute cette vidéo et toute cette audition de Arthur Mch dans ces icônes carnet. On revient tout de suite à votre épisode, mais avant ça, j'avais envie de vous parler de notre nouveau partenaire. On est super fier de les accueillir dans Silicon Carnet. C'est Ele Labs. Et qui mieux pour en parler que mon double numérique que j'ai créé avec Eleven Labs. Ah salut tout le monde. C'est moi le double numérique de Carlos. Il m'a demandé de le remplacer au pied levés pour vous parler d'Eleven Labs et franchement j'ai accepté avec grand plaisir. Qui est Eleven Labs? Leven Labs, c'est le leader mondial de l'IA Audio. Ils ont développé une technologie qui permet de créer des agents conversationnels capables de répondre au téléphone dans plus de 60 langues avec une voix incroyablement humaine. Et pour couronner le tout, leurs serveurs sont basés en Europe, ce qui garantit une sécurité optimale pour les données. Super. Et comment ça marche? C'est super simple. Ça se fait en trois étapes. D'abord, tu crées ton agent et tu choisis une voix parmi options. Ou alors, tu peux même cloner ta propre voix comme Carlos l'a fait avec moi. Ensuite, tu connectes ta base de connaissance, c'est-à-dire tes documents et tes processes. Et pour finir, tu définis les missions que tu veux lui confier. C'est vraiment bluffant toutes les possibilités. Écoute, c'est absolument génial. Et tu sais ce qu'on va faire? Et bien, on va proposer aux éditeurs de continuer la conversation avec toi. Je vais mettre le lien dans la description. Ils vont pouvoir aller sur cette page, poser leurs questions directement euh sur Labs Agents pour en savoir plus sur Silicon Carnet et leurs solutions. Qu'est-ce que tu en penses? Excellente idée Carlos, je suis prêt à discuter avec eux et à répondre à toutes leurs questions sur Eleven Labs Edents. Ben, pas de problème. Allez, retour à ton épisode et rendez-vous sur Eleven Lab. Donc Arthur Minge devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Petit contexte d'ailleurs sur cette commission d'enquête. Le nom officiel c'est commission d'enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l'indépendance de la France. Ça fait rêver hein comme titre. Ils ont mis ils ont mis 3 mois à l'écrire. Quatre parlementaires pour écrire le titre. Juste le titre demander à chat GPT. Tiens d'ailleurs on pourrait faire euh je vais faire le test immédiatement là. Je vais prendre le nom de ça quoi en fait. Et je vais demander à chat GPT de me simplifie-moi le nom de cette commission d'enquête. Ah bah voilà, commission d'enquête sur la dépendance numérique de la France. Voilà sa proposition quoi. Terminé quoi. Le reste laisse tomber quoi. En fait, c'est pas mal quoi en fait quoi. Donc cette commission a été créée en février 2026 à l'initiative du groupe écologiste, hein. Euh c'est c'est les écolos qui sont derrière ce trucl. Euh 27 députés composent cette commission qui est présidée par Philippe Latombe, démocrate modeme. Et pas de blague sur le nom de famille. Jamais des blagues sur le temps de famille. Ouais, c'est Non, Philippe Platon, c'est c'est Ouais, ça présage ça présage peut-être de quelque chose. C'est ça ce que tu veux dire? Et la rapporteur, c'est Cyriel Châelin, une écolo quoi en fait. Euh donc voilà. Euh donc il est passé devant la commission. Il y a plein de monde he qui sont passés devant cette commission. On a vu aussi des gars femmes hein passer devant cette commission. Il y a Vincent Strubel aussi de Lancy qui est passé, Lail, Laurent Alexandre aussi est passé hein, je devant cette commission euh et on avait Mistral qui euh devait passer. On va rentrer dans le détail de chacune de ces déclarations. Un petit tour de table général, qu'est-ce que vous avez pensé des déclarations de Arthur Mch? J'ai j'ai trouvé que c'était extrêmement bien. Je trouve que Arthur, il a un peu cette position qui est qui est obligée euh un peu top down, qui vient de l'Élysée d'être très pro européen. Je pense qu'il reçoit des des pressions. Je suis persuadé que il a il est profondément euh européen et qu'il a envie de de contribuer à la souveraineté européenne. Néanmoins, il a un discours qui parfois est quasiment politique, ce qui est surprenant pour le CEO d'une boîte tech qui en fait devrait aller là où il y a du business avec un petit peu de voilà, il place sa morale où il en a envie. Mais là là c'est c'est carrément militant. Et là, j'ai trouvé qu'au contraire, il était très critique de l'Europe. Il il disait enfin enfin il disait vraiment les choses qu'il fallait dire face à cette commission d'enquête. Il a pas mâché ses mots tout en étant très pédagogue et très quantitatif comme tout bon ingénieur sur les ordres de grandeur, sur les montants que ça représente. Voilà. et il faisait beaucoup de calcul de coin de table euh ce qui est ce qui est très bien en fait pour être pédagogue. Et donc ce qui moi ce qui me glace un peu le sens, c'est de voir que les gens en face de lui ne comprennent rien à ce dont ils parlent. on est vraiment dirigé par des gens qui n'ont aucune culture scientifique et quand en fait les enjeux deviennent profondément technologiques comme c'est le cas euh bah en fait ça ça me ça me fait très peur et j'ai trouvé on pourra rentrer dans le détail, je vais pas forcément le faire là tout de suite mais le sur le les ce qui décrit en fait je trouve voilà tout aboutit lui il est même pas dans ce côté hégémonique des États-Unis versus la Chine où pour eux c'est important de battre l'autre en tout cas pour les États-Unis c'est très important de battre les Chinois sur la course à l'ayé là il traduit ça simplement en balance économique. il dit bah c'est très simple d'ici 5 ans c'est un trilliard de déficit économique en plus si jamais on va pas sécuriser nos des infrastructures sur le sol européen parce que c'est de ça dont il s'agit et il a fait cette analogie qui est qui est très bonne je trouve qui au début je trouvais qu'elle était un peu caricatural c'est il disait qu'en fait on perd 90 % de l'opportunité à vendre de l'électricité plutôt que de la transformer en intelligence voilà donc il dit le l'enjeu c'est de mettre des structures à savoir des data centers qui sur le sol européen on rentre de l'électricité il y a du token qui ressort donc de l'intelligence intelligence et que 90 % de la valeur de cette équation là là de l'énergie que l'intelligence en gros vaut 10 fois plus que de l'électricité que de l'électricité seul et que si on n pas les data centers sur le sol français, on va devoir vendre de l'électricité pour importer des tokens qui ont été générés ailleurs et que bah du coup c'est c'est juste une opportunité économique. Donc il a même pas eu besoin de venir faire comprendre aux gens qu'elles étaient qu'en gros qu'est-ce que qu'est-ce qu'un Claude Mythos dit de l'avenir de la cybersécurité française? il a même pas eu besoin de rentrer dans des considérations comme ça. Il est resté très quantitatif sur l'économie et sur le déficit que ça représente de rater cette opportunité. Et euh là, je vois pas comment est-ce qu'on peut ne pas se saisir de son de son message euh tant il est clair et euh avec des hypothèses qui euh je trouve sont tout à fait conservatrice. On l'écoute rapidement sur cette notion de ressources naturelles quoi. En fait, l'intelligence artificielle comme ressources naturelle et on débriefe ensemble cette première position d'Arthur Mche. Ce qu'il faut comprendre sur l'intelligence artificielle générative et fondamentalement sur ce qu'on appelle l'intelligence artificielle aujourd'hui, c'est que c'est un modèle qui consiste à transformer de l'énergie euh en intelligence, donc en génération de de de tokens qui sont derrière utilisés pour déléguer des tâches, pour faire de la recherche en mathématiques, pour opérer des chaînes logistiques, pour améliorer des outils, pour déployer des systèmes embarqués dans des robots, dans des drones et cetera. Donc on est dans un métier où on transforme de l'électricité en génération de token. Et c'est fondamentalement quelque chose qu'il faut traiter plus ou moins comme une ressource naturelle. C'est-à-dire que il faut réfléchir à l'intelligence comme on réfléchit à l'énergie. Ouais. C'est c'est un super point en fait qui fait Arthur Mench sur justement cette cette nouvelle façon de créer euh l'intelligence et de dire que véritablement l'électricité euh transformée en token, c'est ça le process de de l'IA. Et tu vois, faut-il savoir ce que c'est qu'un token, hein, parce que alors il faut le définir, voilà. Mais bon, ça on laissera les gens aller sur Google s'ils connaissent pas. Mais d'ailleurs, les parlementaires auraient dû faire leur devoir avant de recevoir des gens aussi occupés. Parce que ce qui est chiant, c'est de voir quelqu'un qui qui est en train de se battre pour pour faire un modèle français européen solide et en fait il perd du temps à aller expliquer des trucs comme ça alors que c'est vraiment pas très compliqué à comprendre. Bref, moi ce que ce que j'ai trouvé très intéressant ou en tout cas comment je me suis approprié ça, c'est quand on était à l'école, on nous apprenait les trois pans de l'économie, tu sais économie primaire, secondaire, tertière. Et donc maintenant, il faut absolument que les gens comprennent qu'il y a cette économie quaternaire ou je sais pas comment comment on l'appelle exactement. Donc qui est sans enfin qui est cette économie de l'intelligence qui est l'activité intellectuelle. Euh parce qu'en fait jusqu'à maintenant on parlait du l'industrie du service qui était dans euh le le pan d'économie tertiaire. Euh et donc maintenant véritablement ce qui va valoir le plus que tout le reste, c'est cette économie de 4e type qui transforme notre ressource naturelle qui est l'électricité en intelligence. Et on a toujours dit, tu vois, une économie développée se doit de transformer ses matières premières en quelque chose de raffiné. Donc de même que si tu fais alors tu exportes du pétrole, ça fait énormément d'argent, mais si tu exportes des sacs Balanciaga, ça fait encore plus d'argent. Euh donc parce que les sacs Balanciaga sont faits en en plastoc. Euh donc c'est c'est vraiment ça. Je pense qu'il faut que les gens comprennent ça et nous on a la capacité notamment en France et un peu un peu en Europe mais beaucoup en France grâce au périité. Ouais ouais ouais on produit énormément et ce que disait Evan, c'est que aujourd'hui on la revend à droite à gauche euh à nos à nos partenaires européens mais en fait il faut faire absolument des data centers qui exportent du token, qui exportent de l'intelligence plutôt que exporter de l'électron. Ouais. Mais alors Mistral achète de l'électricité, il l'a fait passer dans des processeurs graphiques et il vendent la capacité de calcul sous forme de token. Cette capacité de calcul, c'est sous forme de token. Mais est-ce que ces tokens, moi je pose la question, est-ce que les tokens de Mistral sont de la même qualité en terme de raffinage quoi en fait? Est-ce que le token Mistral est aussi bien raffiné que le token Open AI ou le token Cloud Anthopique? C'est ça la question parce que ça Ouais, ça ça c'est une bonne question. Par contre, c'était pas la question je pense pour l'assemblée euh qui en fait parlait de souveraineté et de dépendance. Et donc il y a vraiment une question de est-ce que notre énergie on la vend ou est-ce qu'on la transforme sur place pour la revendre plus cher. Par contre, tu as raison Carlos, il y a un vrai enjeu après de qualité du token que tu sors et mais ça c'est un enjeu pour Mistral. C'est pas un enjeu de dépendance européenne pour moi. Pierre, moi j'ai moi j'ai envie de pousser un coup de gueule depuis longtemps. Je vais le faire. OK's go. Ce qu' a dit Manch était très intelligent. Il a dit tout part de l'énergie, il parle de gigaw. Et avec de l'énergie, on peut faire plein de choses. Il avait en face de lui cinq personnes, deux qui regardait leur téléphone, trois qui comprenaient rien et une rapporteuse qui était écologiste, gauchiste et antinucléaire. Mais oui, oui, bien sûr. Donc alors, il faut savoir que ces gens-là par idéologie ont détruit une industrie extraordinaire française qui qui faisait de l'énergie qui s'appelle EDF, qui s'appelait fram, qui s'appelait le nucléaire. Donc il a en face de lui le mouvement idéologique qui a détruit notre capacité à faire de l'énergie pour pour éventuellement devenir un un acteur majeur dans ce domaine-là. Donc c'est quand même stupéfiant de se dire que la commission de l'Assemblée a mis en face de du seul mec génial qu'on est aujourd'hui en France qui fait de l'hail, une nana qui ne sait même pas ce que c'est qu'un token et qui est antinucléaire gauchiste et Greenpeace. Je trouve ça dément. C'est insupportable. Insupportable. Donc ça c'est mon coup de gueule. J'ai envie de commencer par ça parce qu'à un moment donné, il faut arrêter de prendre les gens pour des cons parce que quand il disait le gigaw c'est l'avenir du pays, il a totalement raison. B oui. Et aujourd'hui, il faut savoir que ces gens-là ont détruit EDF et qu'DF a été détruit par l'Europe. Qu'est-ce qu'on a dit EDF? On a dit on a dit il faut de la concurrence. La concurrence faudra baisser les prix. Donc qu'est-ce qu'on a imposé à EDF? de revendre à moins que ça ne coûte de fabriquer 25 % d'électricité à des traders qui se seront gavés en allant signerlectricité avec des clients d'EDF. Qu'est-ce que c'est génial! Qu'est-ce que c'est génial! Pour ensuite leur donner un milliard pour acheter ce qu'ils avaient fait. Alors que DF était vraiment une chance française extraordinaire. Donc ça c'est mon coup de gueule parce que ça commence là parce que Mench a raison. Tout commence par l'énergie et aujourd'hui la raison pour laquelle on a des productions possibles d'énergie, c'est parce qu'on a tellement des désindustrialisé notre pays qu'on a trop d'énergie. H donc on on est vraiment on est vraiment dans une une situation où on n'est pas en train de faire plein d'énergie parce qu'on est fort. On fait plein trop d'énergie parce qu'on a plus d'industrie tout simplement. Voilà, on a un surplu de 9 GW euh notamment grâce au nucléaire qui effectivement n'est pas utilisé. Et bien évidemment, et il a dit Arthur et il a absolument raison, tu m'étonnes que les hyperscalers américains, ils ont vu hein ce surpli d'énergie. Microsoft, Amazon, Google, ils sont en train de déployer des un trilliard de dollars euh par an pour verrouiller l'accès à cette à cette électricité, y compris l'électricité européenne. Euh tu as Microsoft qui construit un data center géant en Alsace, tu as Amazon qui veut étendre ses installations dans les son, Google qui apparemment l'orgne sur un truc avec un projet de 500 MW sur Château Rou. Donc c'est ça ce qu'il est en train de dire Arthur Mch. Il est en train de dire si vous si on utilise pas cette énergie nous t'inquiètes que les Américains ils vont ils vont venir déployer et c'est un super message pour les politiques parce que bien évidemment que ces déploiements locaux vont créer de l'activité locale quoi en fait c'est et et les politiques, ils vont ils vont accueillir à bras ouvert les Microsoft, les Google sur leur territoire parce qu'ils en ont besoin pour pour faire avancer leur économie locale quoi. que et en face il y a rien, il y a rien d'autre. Bah tu vas avoir des gens qui vont s'enchaîner aux arbres pour pas avoir un data center et pour protéger les grenouilles roses de la mar de Châurou. Donc je pense que Mench a quand même expliqué à juste titre que les enjeux pour un pays avec les hail sont de trois natures. Les deux première sont révolutionner les processus industriels et que ça c'est un élément qui a un core business dans l'industrie et que si on n'est pas propriétaire de l'Ail, on n'est plus propriétaire de son industrie. Hyper intéressant. Et le deuxième c'est l'armée c'est que le l'éil a deux côtés. elle a un côté civil et un côté militaire et que le côté militaire est absolument stratégique pour un pays h et que donc si on ne possède pas cette technologie, on pourrait perdre toute la connaissance industrielle et on pourrait ne plus avoir de de puissance militaire. C'est pas un détail hein, c'est juste pas un détail quoi. Deuxième leçon, c'est l'impact économique qui va être massif. On écoute Arthur M sur cet impact économique et notamment sur la masse salariale liée aux dépenses en intelligence artificielle. Je pense le marché total dont on parle, il faut le comparer à la masse salariale. Aujourd'hui, chez Mistral, euh notre consommation d'intelligence artificielle pour nos employés, c'est 10 % de notre masse salariale. Alors, on est on fait cette technologie, donc on l'adopte un peu plus rapidement qu'ailleurs. Mais si vous extrapollez, d'ici 3 à 4 ans, la totalité de l'Europe utilise l'intelligence artificielle pour 10 % de sa masse salariale. 10 % de la masse salariale de l'Europe, c'est un peu près 1 trilliard. Euh, 1 trilliard, c'est donc des services numériques parce qu'il faut les générer les tokens et cetera. C'est un trilard s'ils sont si on les utilise si on importe de la technologie non européenne, c'est un tril 1 trilliard de déficit commercial à rajouter à notre à notre déficit commercial existant sur les services numériques. Euh c'est un triliard qui repart ailleurs pour être investi en RD et qui n'est pas réinvesti en RD en France. Donc en France ou en Europe. En fait là on est en train en France on est en train de s'inquiéter de la dépendance au cloud. C'est-à-dire que on est en train de dire "Ah bah tiens, on utilise tous Windows, il faudrait passer sur Linux. Ah on utilise tous Amazon, il faudrait aller chez OVH et cetera." Mais ça c'est des sujets d'il y a 15 ans, il y a 20 ans et on n pas pris les décisions. Et aujourd'hui, on est en train d'essayer de démanteler quelque chose. Et en fait là, ce qu'il faudrait c'est dire "Bah, OK, on a une dépendance au cloud, c'est sûr. Euh on va pas inventer des téléphones et des ordinateurs euh européens. Par contre, on a l'opportunité de le faire avec Lia et de cloisonner un petit peu. Je dis vous en fait parce que moi je voilà, je peux pas trop euh être trop franco-français sur ces sujets-là parce que sinon je vais me faire retirer mon ma nationalité par Donald. Mais le vrai sujet c'est ça, c'est est-ce que on peut mettre de côté le protectionnisme à l'ancienne, c'est-à-dire le cloud où on a perdu la bataille et il faut l'accepter. toute notre data, elle est chez Amazon, elle est chez Google, mais par contre, on a la possibilité de créer cette industrie à un trilliard par an et de vendre nos nos tokens raffinés de de la meilleure qualité possible. Et là, il faut quelqu'un qui est c'est peut-être un enjeu, tu vois, 2027 pour les élections, mais il faut enfin, ça sera même peut-être trop tard. Non, mais le sujet il sera même pas il sera même pas aucun va en parler, je te le garantis. Non mais déjà que de toute façon quand tu vois la commission d'enquête comme tu disais Pierre, les les gens qui sont en face pour récupérer cette information et la dispatcher, ils vont ils vont la transformer. Ils vont dire que de toute façon c'est un danger pour le chômage, pour l'écologie, pour tout ce que tu veux et au final ça va faire plouf quoi. Est-ce que vous avez écouté les deux questions qui ont été posées par les deux députés qu'il a en face? Le premier se fait mousser en parlant de mythos qu' dont il a entendu parler vaguement et de qu'est-ce qu'on peut faire distillation. Il a peut-être regardé qu'une carnet hein. Fais gaffe. Peut-être il a il a parlé de distillation du genre vie je sais de quoi je parle alors que c'était hors sujet total. Et le deuxième il a parlé d'une d'un truc du qui qui est en train de se monter dans sa circonspr Mistral serait un peu impliqué et même je savais même pas de quoi il s'agissait. Donc ces mecs-là ils sont là pour se faire mousser. Ils sont pas là pour écouter quelqu'un qui a un truc à dire qui est majeur. Ils sont là pour se faire mousser. Et c'est c'est quand même stupéfiant de voir la bassesse intellectuelle et le ramass naze qu'il y avait dans cette pièce-là quoi. C'est quand même dément sur un sujet qui est aussi important pour un pays. Moi je suis stupéfait. Que le truc ne soit pas plein de gens qui se disent "Putain, on a un mec qui sait de quoi il parle. On va lui poser plein de questions. C'est hyper stratégique pour le pays. Qu'est-ce qu'il faut faire?" Pas 12. Ouais, c'est dém. On en a pas 12, on en a un. Et le mec est génial. En plus, c'est quand même hallucinant. Hallucinant. 4e leçon, c'est la leçon la peut-être la plus politique, on l'écoute. C'est sur la commande publique qui représente pour Arthur Minch. Il dit que la commande publique en Europe, c'est 50 % du PIB. Alors déjà là, moi je suis tombé de ma chaise hein. Euh c'est quand même ça ça dit beaucoup de choses hein aussi hein sur l'Europe hein. 50 % du PIB c'est de la commande publique. Bon bah lui il dit c'est un levier qui est colossal et que euh bon c'est vrai les États-Unis et la Chine utilisent massivement depuis des décennies euh la commande publique pour construire des des champions technologiques. surtout en Chine notamment, mais c'est vrai aussi aux États-Unis avec notamment le département de la défense américaine qui finance la red de de plein d'entreprises via des contrats publics et Elon Musk d'ailleurs peut peut en témoigner. Mais là, il nous parle de ça. Il dit que là-dessus, il faut il est il tape du point sur la table. Il dit que ça il faut absolument que ça change en l'écoute. Ce marché, il est c'est évidemment le marché privé. Donc des entreprises qui choisissent de travailler avec nous pendant 5 ans, pendant 7 ans et on en a plein. Euh mais c'est également la demande publique he qui forme près 50 % du PIB de l'Europe hein. et donc être capable de de faire en sorte que cette demande publique se on va dire ruelle sur toute la chaîne de valeur en partant par l'endroit où on est fort, on a de la valeur ajoutée qui est donc l'intelligence artificielle et le faire de manière concentrée, c'est-à-dire ne pas déployer avec de la subvention, simplement faire de la demande en bout de chaîne donc sur les sur les services numériques. C'est un atout essentiel, c'est un atout que nos partenaires américains et chinois utilisent massivement. C'est un atout qu'on a toujours eu peur d'utiliser en Europe. Il faut absolument que ça s'arrête. C'est un peu le small business act dont tu parles tout simplement. C'est de dire il existe pas mais il devrait exister. C'est de dire on impose à l'État une partie de son budget qu'il alloue à des entreprises de taille petite pour les aider à grandir. Ouais mais Mistral c'est 1000 personnes hein Pierre c'est plus une c'est plus une c'est plus d'accord mais ça reste une petite PME par rapport à à d'autres entreprises quand tu regardes. Moi ce que je dis c'est que quand tu vois que le PIB enfin l'État c'est 57 % de l'économie française c'est donc 57 % du client potentiel c'est l'État. Donc si l'État Mais c'est pas ça le problème justement. Bah si c'est le problème parce qu'il faut que l'État devienne un vrai client de ces boîtesl sinon ça marche pas. Et ce que dimanche qui était intéressant, il disait il fait une je crois que j'avais calculé, il disait qu'il fait 70 % de son chif d'affair à l'export, 30 % en France et sur la France il fait presque 10 % avec l'État. Je crois que c'est l'inverse Pierre, je pense qu'il fait enfin en Europe il fait 70 % et 30 % 70% en Europe pardon c'est ça et 30 % à l'export avec le reste et sur la France c'est une petite partie l'État français finalement c'est tout petit donc si tu veux pour pour moi oui je pense qu'on n pas on n pas les fonds de pension donc on n pas d'argent parce qu'on a une retraite une retraite par répartition qui de toute façon nous conduit à l'abis ça personne veut l'admettre mais c'est quand même le la base du la base du sujet hein d'ailleurs c'est ce que dit très bien Cédric hein donc Ça, on a un vrai problème de financement à cause de ça. Donc ça, on pourra pas s'en remettre, ça va prendre du temps. Mais il faut le faire. Le deuxième truc, ce qu'on peut faire, c'est dire à l'État, dépense ton argent dans des entreprises d'avenir. Ça, on peut le faire mais on le fait pas. De toute façon, quand tu parles, quand quand tu écoutes un politique, il va rien se passer. Ces gens ne font rien depuis 40 ans. Donc, il va rien se passer. Et comme disait Evan tout à l'heure, on a des gens incompétents devant nous. Qu'est-ce que tu Qu'est-ce que tu veux qu'il se passe? Oui, mais je challenge un petit peu ce truc-là parce qu'il y a il y a quand même une forme d'hypocrisie quand même de la part là de de de Arthur M, c'est que euh oui, la commande publique, mais si a bien une entreprise qui a bénéficié du soutien de l'État pour signer des contrats, que ce soit avec France Travail, avec la Caisse des dépôts, avec le ministère des armées, c'est mistral quoi. En fait, c'est on le sait euh Macron et le VP of Sales de Mistral. La Caisse des dépôts fait un lobbing énorme sur tout un tas d'entreprises pour que tout le monde achète du Mistral. Donc ça veut dire que même avec ça en fait ça ne suffit pas. Euh on a l'impression que c'est ce qu'il est en train de nous dire et qu'il faut aller plus loin et qu' ou alors ou alors il veut pas simplement la commande publique française, il veut la commande publique européenne. C'est il veut tout quoi. Euh c'est ça ce qu'il est en train de dire. Donc euh moi je sais pas quoi. Mais au bout d'un moment euh parce que moi j'entends aussi beaucoup de boîtes qui me disent euh bah nous on nous a demandé d'acheter du mistral. Donc on a acheté du mistral, sauf qu'on l'utilise pas quoi. On nutilise pas les mistral parce que au quotidien c'est pas performant quoi. En fait, c'est on utilise d'autres modèles. Donc on se retrouve à commander deux trucs. On commande du mistral et de l'entropique. Euh et donc ça nous coûte une blinde pas possible ce trucl. Donc euh là aussi il y a il y a il faut se poser des questions quoi. Après c'est je pense que sur la commande publique en tout cas pour avoir un petit peu vendu à des des collectivités des villes et cetera sur une une boîte précédente, c'est aussi la façon d'acheter en fait. plus que juste dire il faut acheter du mistral, il faut que les acheteurs et là en fait les acheteurs le problème c'est que c'est pareil, c'est des c'est des fonctionnaires dans le public et cetera qui ont une très petite connaissance de la technologie et de ce qui est bien acheter ou pas et donc les process sont super longs. Ils vont typiquement je suis sûr qu'il y a des il y a des organismes publics qui demandent à Mistral 5 ans de bilan alors que la boîte elle a 3 ans ou 4 an j'en sais rien. Tu vois, c'est typiquement le genre de truc, ils vont dire "Ah ben non, mais on peut pas vous acheter parce que en fait notre processus de procurement, enfin de d'achat, notre fonction achat nous permet pas d'acheter une boîte enfin les services d'une boîte si petite." Et après, bien sûr, il y a il y a un sujet de risque de se dire "Est-ce que la boîte va pas disparaître?" Et donc, je vais tout baser sur ça. Mais en effet, il y a besoin de un mandat un petit peu national en disant "De toute façon, c'est soit ça, soit tu vas acheter américain dans 2 ans." Euh donc, il faut forcer beaucoup plus. Rappelez-vous les années 80 quand l'informatique arrive quoi. En fait, on a on fabrique des ordinateurs en France, on a le moadration notamment à l'éducation nationale de s'équiper en en informatique française. Mais c'est des c'était des merdes. C'est des des parce que le fonction enfin la fonction achat, elle est ça doit pas dire tu dois acheter parce que c'est français. Tu dois avoir un critère d'exigence des critères d'exigence qui sont les offres françaises passent ces critères d'exigence. Non parce que les acheteurs les acheteurs ne sont pas qualifiés pour acheter de la technologie et en fait ça revient un peu le le cerquissement la queue c'est que les gens que tu vois là la commission d'enquête ils ont aucune connaissance du token. Donc les acheteurs qui sont dans les dans les dans les grandes fonctions publiques de l'État ils savent pas ce que c'est un token. Donc quand il do acheter une c'est pas ça ma question. Ma question c'est est-ce que si le message passe et qu'on demande aux administrations, aux services publics d'acheter du français et d'acheter ces solutions-là, est-ce qu'on va pas se retrouver à acheter de la merde? C'est ça ce que je suis en train de dire. Ouais, mais il faudrait que les acheteurs soient, tu vois pour on dit pourquoi on construit des super produits à San Francisco? Parce que les acheteurs, les gens qui en face de qui tu es et de qui tu vends te forcent à faire un produit excellent. Alors que en France, tu vas vendre à des gens qui t'achètent parce que tu t'appelles Mistrral mais pas parce que ton modèle il est bien. Donc en fait ça va pas te forcer. et dans le customer support et cetera, ça va pas te forcer à à aller, tu vois. Et en fait, il faudrait enlever toute la partie démagogique de dire il faut que tes 50 bilan, il faut que ta banque ça soit si, il faut que ton avocat ça soit ça, il faut que tu sois baqué par les BPI et plutôt dire est-ce que ton modèle il est performant? Mais pour avoir des gens comme ça met des ça met des années pour les former en fait pour juste acheter le bon modèle. Pierre, c'est un choix politique. D'abord mistral, c'est pas si mal que ça de dire que c'est pas bien, c'est faux, c'est c'est un modèle qui marche clairement. Donc ça c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que on peut pas construire en Europe si on n' pas le courage de dire on va privilégier des acteurs européens qui a un peu souffrir au début. C'est l'exigence du marché qui fait que les produits évoluent dans le bon sens. Et donc si Mistral a un marché qui est un peu protégé et il y aura une exigence de ce marché qui fait qu'il va monter avec. Mais au départ, il faut prendre le le risque politique de dire on va favoriser des acteurs européens pour ne pas être dépendant ni des Américains ni des Chinois quit être un peu moins bon maintenant. Mais demain, on aura une souveraineté. Si on ne fait pas ça, on achètera du chinois, on achètera de l'Américain. Oui. Mais et qu'est-ce que le temps de ça? Parce que on parle de la compétitivité de nos entreprises. Je parlais ici avec des Américains et je leur parle de Mistral et quand je leur parle de Mistral, ils me disent "Mais mais [ __ ] mais si Mistral c'était si bien que tu le dis quoi? Comme quoi, je dis du bien de Mistral, on serait tous à l'utiliser. On n'est pas con. Nous les Américains des modèles open source, regarde, on utilise des modèles chinois, c'est pas une question rien à fout. C'est pas vrai. Non, les Américains, ils veulent pas utiliser, tu vois, les Américains sont assez cons et je le dis parce que du coup, il y a pas beaucoup d'Américains anglais qui utilisent, mais tu as des Américains qui te disent "J'utilise pas de dipsic parce que c'est chinois" alors que dipsic tu peux le run en local et le selfide et cetera. Donc il y a même pas de logique en fait de dire "C'est chinois, c'est pas chinois parce qu'il y a pas de data qui va sortir." Je pense que c'est un un principe. Par contre, là où on est très mauvais et là où Mistral malheureusement, alors Mistral a des bons modèles, mais là où Mistral est mauvais, c'est en marketing et en B2C. Et en fait, on a vu que l'adoption euh que ça soit antropique ou chat GPT, pourquoi aujourd'hui ça cartonne dans les entreprises? C'est parce qu'ils ont rendu tout le monde accro euh en proser. C'est-à-dire que pendant 1 an et demi, tout le monde était en mode shadow AI, c'est-à-dire tu avais sur ton téléphone ta boîte, elle voulait pas que tu utilises open AI, mais toi tu avais ça sur ton ordi perso ou quoi. Et donc ça c'est formé avec ça quoi. Et du coup tu as trois bois, c'est des modèles quoi. Ou et le cheval de 3, on est on est assez mauvais. Donc là mistral pour faire ce coupl aux États-Unis, c'est mort. C'est c'estàd que ça va être très très compliqué pour eux de Donc il leur reste il leur reste que le marché le marché français marché européen quoi. Ouais potentiellement. Autre question dont il parle c'est la réglementation européenne et il explique que telle qu'elle est conçue bah en gros ça favorise les gros acteurs l'écoute. Je pense que souvent l'intention est bonne c'estàdire de se dire on va faire en sorte que ça favorise notre start-up européenne. Je pense que si on regarde dans tout l'historique de ce qu'on a pu faire ça n'a jamais été le cas. Et une raison très simple, c'est que la réglementation fondamentalement ça vous met un overhead que pour surmonter, il faut être suffisamment gros. Et donc si vous avez pas des entreprises suffisamment grosse avec une charge réglementaire aussi grosse, vous retrouvez avec à emporter des acteurs américains. Donc la réglementation favorise les gros et ça c'est d'autant plus vrai en technologie. Euh et donc tout discours comme quoi la réglementation peut nous défendre, je pense c'est assez c'est un peu le diable, c'est le le l'enfer est pavé de bonnes intentions. Je dirais qu'il y a un endroit en revanche où euh on devrait être bien meilleur, c'est dans le fait de de faire en sorte que la demande publique soit recyclée sur le territoire européen, c'est-à-dire que soit utilisé pour faire de la RD sur le territoire européen. Du coup, là-dessus, euh ça c'est un truc qui est qui est clair et comme il le dit justement et ça fait un peu le pont avec euh ce que tu disais justement NGJ sur le la commande publique qui est lourde de process, en fait ça euh ça avantage que les grands que les grands groupes en fait. En fait, c'est ça qui est terrible, c'est que cette sélection de fait les seuls qui peuvent survivre à une un tel empilement de normes qui parfois se contredisent, parfois machin, ben c'est c'est les grands groupes ou alors faut vraiment avoir une équipe dédiée en interne, ce que tu as pas envie d'avoir à te permettre. tu as déjà tellement de charges en Europe, tu as tellement tellement déjà de choses compliquées à gérer pour simplement avancer et dans ta RD et dans ton produit que tu peux pas te Moi je le je le vois franchement on est on est sur un marché différent mais chez Piron on fait des essais cliniques en tout cas on est en train de les préparer il y a aussi beaucoup de réglementations et c'est bien normal pour le coup sur ce segment particulier mais je le vois en particulier en Europe [ __ ] mais il y a des trucs on ne trouve et ce qui est terrible c'est que tu ne trouves pas les informations en fait il y a même pas de cette logique de je vais trouver des gens qui l'ont fait ou des gens qui savent et ils vont m'expliquer parce qu'en fait ton cas particulier parce que ça vient faire une intersection de trucs tellement différents qu'en fait ils savent pas comment ça va se comporter. Et ce qui est terrible, c'est qu'il y a un moment en fait, tu te dis y a-t-il une seule personne sur terre qui soit capable? Donc tu te dis bah ouais mais en fait du coup je vais essayer de trouver quel sont les régulateurs pour leur parler directement pour Mais ça pareil là maintenant c'est c'est caché, c'est dans cette logique de l'indépendance de la RGPD de faut surtout pas savoir surtout pas interférer dans les processus, tu peux même pas savoir qui vont être les personnes qui vont te review. Donc tu peux même pas leur poser la question de qu'est-ce que vous attendez concrètement sur ce genre de question. Tu peux tu penses que tu aurais tu aurais une la FDA, ça serait plus facile pour toi de d'avoir un une approbation de la FDA américaine que une approbation de la Commission européenne en prod sur ton sur ton produit. En terme de durée, c'est évident. C'estàd que ça prend beaucoup moins de temps d'obtenir un stamp, un tampon de la FDA pour vendre aux États-Unis que celui de l'Europe. Il y a c'est c'est conjoncturel, enfin c'est pardon, c'est structurel du fait que en Europe les process sont plus lourds, même si en particulier, moi je connais la santé en particulier. La FDA s'en rapproche progressivement, prend des ISO, des normes qui se rapprochent de plus en plus de celle de l'Europe, mais quand même avec plus de flexibilité et l'argent résout beaucoup de problèmes. Pas d'un point de vue de lobby mais d'un point de vue de tu fais un truc plus large avec plus d'acteurs, tu vas avoir plus de réponses, ça va aller. Là où en Europe, tout doit être tu as pas droit à l'erreur en fait en Europe et tuas tu as une présomption de culpabilité en Europe. Par défaut, ton truc est faux, mal fait, il y a une erreur, il y a un problème, il y a Ah, tu avais deux hypothèses, du coup, faut que tu fasses deux études cliniques différentes. tu as pas le droit de les de les inclure dans le dans dans la même étude. Tu as beaucoup de trucs comme ça. Et après, il y a un truc aussi contextuel qui est que la norme évolue beaucoup en hop parce qu'on est des régulateurs professionnel et du coup bah tu as des des goû de tranglement parce que tu as beaucoup de boîtes qui doivent passer les mêmes normes au même moment parce qu'en fait ils sont plus aux normes nouvelles. Là où FDA c'est quand même plus stable, c'est plus arbonisé, ça va plus vite. Donc ouais aux États-Unis c'est quand même moins compliqué, ça coûte plus cher. Parce que dit Arthur, il dit il dit parce que cette réglementation est trop complexe, on voit de plus en plus d'entrepreneurs ne même pas essayer de monter en Europe parce que justement ils veulent passer par ces fourches codines de la Commission européenne et se barrer directement aux États-Unis pour monter leur boîte. He c'est ça ce qu'il est en train de dire. Donc les talents, on les voit et moi j'en vois hein. Il y a plein plein de Français en ce moment qui sont en train d'arriver à San Francisco sur la pointe des pieds en fait pour monter leur leur projet notamment dans l'intelligence artificielle. C'est euh ça c'est clair. Dernier point dont il a parlé, c'est un point très symbolique. J'avais envie de vous entendre là-dessus, c'est justement la question de la sortie de Mistrale. Lui dit que se faire racheter serait un échec. Donc en gros, l'entreprise vise la cotation en bourse et pas la vente à un géant américain. Euh c'est super courageux de la la part d'Arthur de dire ça. Euh je sais pas ce qu'en pensent ces investisseurs hein parce que il a quand même beaucoup d'Américains dans la dans le machin parce que il faut le dire très clairement ce côté pour ça va être ce côté en bourse en Europe quoi. Forcément euh ben il y a pas beaucoup de liquidité. Euh donc en gros cet investissement d'ormistral, est-ce que ça va produire ses frais? Alors j'entends tout ce que vous dites, hein. Il en va de la la souveraineté de la France, tout un tas de trucs comme ça, mais aujourd'hui la boîte, elle est quand même financée par du privé quoi, qui attend un retour sur investissement. il est obligé effectivement, il peut pas là en fait il a fait il a il a un peu dit c'est pour soulever un peu les enfin voilà terre un peu les dernières les dernières interrogations parce que il y a eu pas il y a très longtemps des rumeurs comme quoi il y avait des conversations avec Apple qui potentiellement envisagerait de racheter Mistral en tout cas ça faisait ce ce genre de de l'été dernier ça ou c'était l'été dernier donc rumeur avec X comme quoi ils iraient chercher du computer X et ex mais en fait en fait ils peuvent pas ils sont loqués de de c'est c'est impossible c'est il en va de la souveraineté de l'Europe Moi je pense c'est pas incompatible avec un retour pour les investisseurs parce que bah une fois que c'est IPO, il y aura de toute façon de la liquidité et je pense que s'il y a bien une boîte qui peut lancer un élément d'enthousiasme en bourse, c'est bien mistral, c'est bien un modèle fondationnel chez nous quand on voit les destinées en terme de valorisation d'open AI d'anthropique. Bon bah ça ça moi ça me ch rentre en bourse en Europe, tuachètes des actions. Ouais. Allez paf, j'achète 100 % sur PEA. Nickel. Moi moi je pense qu'il peut pas dire autre chose. Il est à l'Assemblée nationale, tu vas pas dire à des à des députés qui se qui croient avoir tout payé de chez Mistral, je vais aller me vendre aux Américains. Tu c'est une révolution. Donc ça c'est il peut pas dire autre chose. Je pense aussi qu'il n'en sait rien. C'est que le marché va tellement vite que peut-être que demain il aura une opportunité de vendre et qu'il vendra que peut-être il le il fera ce qu'il a dit. Je pense qu'il n'en sait rien et qu'il a fait une réponse political et correcte et il a bien raison de l'avoir faite. Moi moi je suis en général je pense que se faire racheter c'est bon pour l'écosystème français parce que on manque de d'opération de rachat et de sorties. Pour le coup pour Mistral je pense que en fait ils ont pas le choix de par leur captable c'est que de par tous les gens qui ont investi jusqu'à maintenant et comme tu disais juste à l'instant il y a beaucoup de connivance entre guillemets entre Mistral et et l'État. Donc c'est un atout stratégique. Et par contre, je suis assez d'accord avec Evan. C'est-à-dire que ça pourrait être alors s'ils arrivent à faire Mistral un produit un peu B2C où tout le monde est super excité, moi je peux voir des banquiers vendre du Mistral à à monsieur tout le monde tu vois en France. Ça peut être une action qui fait un peu précédent. Vous pensez que les les les je sais pas les Français ils connaissent Mistral? Moi je pense qu'il connaissent ça a besoin de marketing justement. Ça a besoin de marketing. Mais après, il y a un truc très simple, c'est tu dis euh Mistral disons, il rentre demain à 50 milliards de Valo et euh Entropique qui sont à 1 trilard, bah tu dis voilà nous on fait le la version américaine, il y a au moins un X 10 à aller chercher. Je pense que quelqu'un qui a un peu d'épargne, il comprend ce langage là. Il va pas comprendre que c'est un modèle à 10 milliards de contexte Windows, tu vois. Mais euh voilà, je pense qu'il y a il y a un vrai truc et je pense pas qu'il fait de la langue de bois. Je pense que vraiment c'est c'est la destinée de Mistral de sortir en enfin d'être en Europe et d'être une boîte publique en Europe. Sinon tout ce qu'il dit bah au contraire 90 % du de discours qu'il a il est faux. Donc je pense que ces 10 % là est vrai. Euh il y avait un autre acteur qui a été interrogé par la commission d'enquête, c'est Cédric Ha et c'est intéressant parce que Cédric, bon il est venu rappeler euh pas mal de choses, notamment sur la réglementation, euh expliquer que certes, le paradis euh l'enfer était pavé de de plein de bonnes intentions également euh et ça il a rappelé ça au députés. Euh il a expliqué aussi quelque chose de de très intéressant sur le financement. Il dit que bon le problème numéro 1, c'est pas la régulation, c'est l'argent et qu'il y en a pas de l'argent. Copen AI a levé 180 milliards d'euros il y a quelques semaines et que l'Europe elle est incapable de mobiliser des montants équivalents. Il pointe du doigt le fait que l'épargne européenne, elle part dans quoi? Elle va dans l'immobilier et dans les obligations d'État. C'est-à-dire qu'en gros, on met en place des obligations pour financer euh le le le fonctionnement de l'État, quoi. C'est-à-dire que euh ce qu'on ce qu'on finance, c'est notre système européen, c'est notre système social, c'est pas l'innovation et que tant qu'on fera ça, bah c'est impossible quoi. On n'y arrivera jamais vu les ordres de grandeur parce que il faut des milliards et des milliards et pas un milliard mais des centaines de milliards qui soient investis qu' en fait dans ces boîtes-là. Or, on ne les a pas. euh les fonds de pension américains investissent 1 à 2 % de leur actif dans le capital risque et que euh ça représente des centaines de milliards disponibles pour financer l'innovation. Et là, moi c'est là que euh je j'avoue, je suis d'accord avec lui, c'est foutu. Ah ouais? Et comment tu le sais? Je ne vois pas comment est-ce que l'Europe peut mobiliser ces trucs sans changer son système social, sans changer son système de fonctionnement. C'est le seul truc qu'on peut dire, c'est qu'à un moment donné, l'Europe va taper dans un mur parce que quand il y aura plus de sous, il y aura plus de sous comme la Grèce comme d'autres et que là peut-être on va essayer de faire les choses correctement mais je pense qu'on ne réagira que dans la catastrophe. Ouais mais les Exactement. Néanmoins, la problématique des infrastructures de center, c'est maintenant parce que d'ici à ce qu'on fonce dans le mur, il y aura de toute façon Microsoft Co qui auront sécurisé des sites et cetera. Donc je suis complètement d'accord avec toi. Il y a que ça et on va y arriver. C'est en fait c'est impossible. On peut pas se défaire de ce modèle social qui consume l'essentiel de l'argent public. On ne peut pas parce que ne serait-ce que par la démographie de ces pays-là et l'assistana générale, donc en fait les votants ne voteront jamais pour des mesures qui vont en en défaveur de plus de dépenses publiques pour le social. On est piégé, on ira droit dans le mur. Mais effectivement ces questionnements autour de l'IA euh qui sont qui est la la rupture technologique la plus importante du siècle euh c'est maintenant qu'elle se pose et on se on pourra pas se réveiller avant ça. Donc moi, je suis très pessimiste euh pour l'Europe à ce niveau-là. Malheureusement et ça me ça me crève le cœur de le dire. Et je suis d'accord avec toi malheureusement. Ouais. Ah là là là là, quelle période! Quelle période quelle période et moi j'ai déménagé aux États-Unis. Voilà. Tu as déménagé aux États-Unis pour pendant ce temps, tu vois. On essaie de faire des choses. Non non mais mais oui non c'est sûr. Non mais moi j'adore et tu vois là ma dernière boîte, on avait quand même une filiale en France et tout mais franchement c'était tellement la merde. Sincèrement j'ai enfin juste c'est c'est la merde en fait. C'est c'est vraiment la merde de créer une boîte, de la maintenir et cetera. C'est très dur. Et en fait la France est le plus beau pays du monde sur plein d'aspects une fois que tu regarde pas ce qui se fait ailleurs quoi. C'est c'est vrai que tu vois aux États-Unis tu prends ce que tu veux. C'est un c'est un supermarché assez ouvert. Donc tu tu vas dans un état, tu vas dans l'autre et cetera. Il y a beaucoup moins ce sens de tu vois, on est français, enfin les Américains sont très patriotes mais je veux dire ils vont consommer l'Amérique comme ils veulent en fait. Et en France, c'est ce qu'on je pense on manque un peu de ça. On est trop enfermé dans euh tu vois nos nos critères. Et quand on crée une boîte, c'est exactement ça. C'est que tu dois te euh tu dois tout faire exactement comme la chambre de commerce de ta ville t'a dit qu'il fallait faire. Et ça c'est dramatique si tu veux. Pour résumer l'Ail est un sujet totalement politique et nous avons des politiques qui ne sont pas au niveau c'est tout exactement. Et donc et donc on va se planter. Voilà, c'est simple. Bon ben ça va pas tarder à partir en couille sérieusement. Et et je rajouterai même je rajouterai même ce qui est terrible, c'est que et pourtant on a les politiques qu'on mérite. Donc c'est bien sûr ils ont été il est peuple. Ouais. H non mais peuple médiocre. Et s'il y a s'il y a une alternative demain politique, je suis pas certain que l'alternative dont on nous parle soit mieux équipée sur ces sujets-là parce que sûr par exemple, il y a aucun politicien en France qui qui ne met ce sujet sur le tapis de manière structurée, organisée et et responsable. Ça n'existe pas. Mais c'est le sujet majeur mais il se ferait pas élire. Non, c'est c'est clair. C'est je pense que c'est celui-là et on le voit bien avec mais regarde et et en plus il y a il y a toute une comment dire une idéologie antiia, antith de toute façon en plus c'est c'est même pas porteur comme message. Ça ne fait rêver personne. Quand Macron avait ce discours sur les licornes qu'il fallait créer, qu'il fallait rendre la nation, la start-up nation, qu'il fallait fonctionner comme une start-up et cetera, ça marchait encore il y a quelques années. vous c'est incapable vous, on peut plus avoir du tout ce discours là. Il ne marche plus ce discours là quoi. Donc je pense que effectivement c'est c'est cuit quoi. Le rapporteur de la commission est antinucléaire et d'extrême gauche. Qu'est-ce que je te dise? Comment tu que ça marche? Tu mort. Bon ben voilà ce qu'on pouvait dire sur les déclarations de Manche et de Cédric Hausiaste en tout cas surtout s'il nous dit en plus que Arthur et on a 2 ans pour le faire avec des élections au milieu. Je crois qu'on a pas fini très fort. Je trouvais que c'était un mec génial he vraiment très fort. Il il a bossé la comé franchement c'est beaucoup plus clair beaucoup plus Ouais. Ouais c'est un mec très bien vraiment on a de la chance. On sait qu'il est intelligent. Ouais. Le problème c'est que en fait c'est ça c'est que tu te dis à un moment d'ailleurs Cédric il parlait de ça, il disait on a besoin de la puissance financière que c'est la puissance financière qui crée l'infrastructure et que pour faire un marché on a besoin de talent, on a besoin de capitaux et puis d'un marché qui soit unifié. Donc le problème c'est que on a les talents. OK, on le voit et Arthur quoi, il sait de quoi il parle hein. Puis il y en a d'autres he il y a maintenant il y a le projet Amy Labs de de Yann Lequin et de Alex Lebrun et cetera et cetera. Euh les capitaux, ben c'est toujours trois élastiques et deux curdents, hein. Donc euh et on n'est pas prêt de les avoir. Et le marché ben il est pas unifié. Et euh donc on a 27 marchés et on est visiblement, c'est ce que vous dites, on n'est pas prêt de vendre aux Américains de toute façon nos solutions. Donc euh je moi j'ai moi à chaque fois je vais en France, je me dis mais et quand j'entends les entrepreneurs parler qui sont des gens super talentueux, je me dis mais la France a une chance énorme d'avoir des gens comme ça qui se barrent pas. Je comprends pas pourquoi ils se barrent pas. Je en fait il y a c'est le fromage. Bah ouais, c'est souvent c'est c'est souvent c'est souvent le truc. On en parlait Carlos l'autre fois et en off et effectivement c'est exactement le sujet qui revient toujours, c'est la culture, la gastronomie, tous ces trucs-là et euh qui vous tient un peu en fait. Ouais, c'est un peu c'est un peu bizarre comme quand tu le dis. En fait, la question c'est je me dis te rappelle la question que je vous avais posé quand on allait quand on était ensemble, je vous avais dit mais en fait vous vous barrez pas parce que vous avez pas les couille de vous barrer. C'est ça quoi. Arrêtez de dire que c'est euh que que en fait ça marche pas en France qu'il faut machin, vous êtes hyper critique mais en fait euh vous vous barrez pas parce que vous avez pas les couilles de partir quoi en fait quoi. Parce que c'est c'est prendre un risque quoi en fait. Mais on attend que Oui. Mais vous attendez que l'Europe s'adapte mais elle ne va pas s'adapter quoi en fait. C'est impossible structurellement. Je vois pas comment c'est c'est possible. Donc bon, allez, on passe au sujet suivant. On va le passer très vite mais il est il est pas piqué des vers. On revient aux États-Unis. Euh SpaceX s'apprête à rentrer en bourse. Et alors moi, je veux qu'on parle du plan de rémunération d'Elon Musk parce que là euh c'est vertigineux quoi en fait quoi. 500 milliards de dollars euh mais il va falloir construire une colonie d'un million de personnes sur Mars. J'avais envie de vous demander c'est quoi vos KPI vous chez vous dans votre boîte quoi en fait. Parce que là [ __ ] tu te lèves le matin, tu vois le père musque lui, bah ça qui c'est d'aller [ __ ] un million de personnes sur Mars, quoi. Bon, allez, on en parle tout de suite. SpaceX s'apprête à réaliser la plus grande introduction aux bourses de l'histoire. 75 milliards de dollars levés d'un coup, c'est c'est en tout cas ce qu'il cherche. Valorisation de 1750 milliards, c'est deux fois et demi ce que Saudi Ramco avait fait en 2019. Euh c'est eux qui avaient le record, mais au-delà des chiffres, c'est la structure de cet de cet IPO qui interpelle. Euh il vient de faire approuver par son conseil d'administration un système de gouvernance sans précédent. il aura 83 % du pouvoir de vote concentré entre ses mains. C'est-à-dire qu'une boîte de cette taille-là, en fait, c'est voilà, il est c'est un monarque. Euh, tu peux pas le déloger à un plan de rémunération de taré comme je le disais 1 million de personnes sur Mars. On vient de parler de de Arthur Ming qui va devant la commission d'enquête et qui nous explique que il y a des enjeux colossaux et que il est avec son sac à dos et ses œfs durs. Et en face, on a un Per Musk qui lui bah fait voter par son conseil d'administration un plan complètement déliant. On vit pas définitivement pas sur la même planète. Des réactions par rapport à ça? Hm bah moi je pense que c'est avant tout euh un sujet économique en fait derrière, c'est que la bourse américaine, enfin l'économie américaine, elle doit trouver des des nouveaux mondes, en l'occurrence euh des nouvelles façons de faire, ouais, des nouveaux narratifs. Et Elon Mus c'est le meilleur à faire ça. Donc tu vois, quand on lève des fonds, même si tu tu vois, tu es en tout début de ta boîte, ce qu'on te dit, si tu veux lever beaucoup de fonds, c'est créer une nouvelle catégorie. C'est la meilleure façon d'avoir un un dressenurovit ou c'est coya à ton capital, c'est de créer euh une case. Donc si tu as, tu vois, un axe comme ça sur l'innovation, c'est d'être tout en haut à droite dans l'innovation et de faire quelque chose qui n'existe pas. Et là en fait c'est ce qu'on retrouve donc on retrouve ça dans les KPI de Musk avec le 1 million de personnes sur Mars. Tu vois, tu prends 1 million de personnes en moyenne, ça va être des robot, c'est des personnes, c'est des personnes, des vraies personnes. 1 million à 1 million de dollars chacun. Donc peut-être la moitié va être sponsorisé. Tu vas avir des téléalités qui vont envoyer des gens sur Mars. Tu vas avir tout un tas de trucs sur Mars. Mais tu as un marché d'un trilliard, ça fait 1 million fois 1 million 1 trilliard. Donc en fait l'économie et les le board de musque et cetera, c'est que cette personne là en l'occurrence c'est un extraterrestre. D'ailleurs, peut-être vraiment c'est peut-être un extraterrestre ou alors c'est tu vois c'est Néo dans la Matrix ou enfin on sait pas. C'est c'est quelqu'un qui a cette capacité à dire "Je vais vous créer un marché qui n'existe pas. euh et vous allez me suivre. Et donc l'économie américaine en dans sa totalité a besoin de choses qui continuent à monter vers le ciel parce que sinon tout va s'écrouler. Et là, on est vraiment dans un enfin, on a nous euh en ce moment des sentiments de bulles. C'est-à-dire que quand tu vois euh euh les multiples, quand tu vois euh les valorisations et cetera, tu te dis on n'est pas loin quand même. Donc moi, je pense que Musk est avant tout euh mis en avant en disant "Emmène-nous là où tu peux encore emmener l'économie américaine pour faire plusieurs trilliards de plus de trucs." parce qu'on a la l'imprimante habillée là, elle est en surchauffe, on on a trop de dette donc il faut qu'on crée de la valeur quelque part. Ah ben Marsule ridicule mais regarde ils achètent et là tu vasir tous les Américains ils vont y aller sur Robin Wood et cetera. La question la question que je vous posais tout à l'heure he si demain tu vois entre acheter du du Mistral sur une cotation européenne et acheter du SpaceX sur une cotation américaine, moi je sais pas mon mon choix il est fait hein. J'achète je suis désolé j'achète du Space X même si la valorisation est débile he en fait. OK. Mais en tout cas dans dans son package dans dans son package, il y a au-delà du fait de faire un million de personnes et c'est là où il est trop fort Musk, c'est que il est toujours skin in the game dans le sens où il demande jamais de le front, il demande jamais d'avoir des bénéfices personnels avant de l'avoir démontré et en plus c'est 54000 dollars. Voilà. Exactement. C'est c'est ridicule. Et euh dans son dans son package à 500 milliards sous forme d'action, il y a aussi le fait que il fasse passer la valorisation à 7500 milliards 7 trillions. Donc en fait 500 millions si tu crées 6000 euh milliards de enfin 500 prends 500 milliards si tu crées 6000 milliards de value bah faire c'est faire c'est là où il est ou en fait pour les actionnaires, il y a aucun risque quoi en fait. Effectivement, vas-y, si tu t'engages à faire une valorisation à plus de 6 trillions de dollars, quoi, en fait, bah vas-y, prends 500 milliards, on s'en fout, quoi. En fait, c'est pour boire. C'est pour boire. Moi, le point que j'ai envie de faire, c'est que je pense que si son truc marche, il est en train de révolutionner la façon dont on fait une IPO. Je m'explique. Hm hm. Le principe, ça consiste à dire tu achètes une action, cette action te donne un pouvoir de vote H. D'accord. Et quand il y a plus de financiers propriétaires que de fondateurs, c'est les financiers qui ont le pouvoir. Ouais. Et on a une économie aujourd'hui qui est totalement gérée par des financiers. C'est tout le problème des boîtes, c'est qu'elles ont plus de vision. Elles ont une vision au trimestre et chaque trimestre, on regarde les résultats de machin. Ce qui n'a aucun sens quand on regarde une entreprise, il faut peut-être avoir une vision un peu plus long terme. Que dit Musk? Il dit "Je ne veux pas de financier qui décide chez moi." Non. Donc tu peux me donner ton pognon, mais tu auras pas de droit de vote. Ouais, c'est moi qui décide. Et comme c'est et et c'est c'est vraiment intéressant parce que comme lui pour le coup il a prouvé qu'il savait être visionnaire, il a prouvé qu'il savait faire des entreprises massive qui fonctionne, peut-être que le truc va marcher mais ça va donner des idées aux autres qui vont dire "Mais moi aussi j'ai envie de faire une IPO de la même manière". En disant finalement je vais pas donner le pouvoir aux gens qui me donnent de l'argent, je vais le conserver, je vais prendre leur pognon. Et je pense que si ça marche et que les gens qui vont en bourse ont des visionnaires intelligents, ça peut créer une économie beaucoup plus noble que celle qu'on a aujourd'hui. C'est le fonder mode hein. C'est on est vraiment dans le fonder mode. Ouais. Et effectivement le le fonder le funder mode, c'est toujours mieux que n'importe quel autre mode à condition que le funder en a encore l'énergie parce que à un moment il y a un conseil d'administration qui se mette en place pour tenir une boîte et son business model. le moment où en fait le Funder il en peut plus, ça fait 10 15 20 ans même quelqu'un comme par exemple Bos même s'il revenant petit à petit mais on sent qu'il a eu envie de partir un peu au bout d'un moment parce que bon bah quand tu travaill comme un dégénéré pendant 10 ans, évidemment que tu as envie de prendre des vacances en fait à un moment tu as envie qu'on te laisse tranquille et c'est très bien qu'il y a des gens qui tiennent la baraque. Mais le si le Funder comme Musk est encore un acharné et veut faire je ne comprends je ne trouve aucun argument en faveur du fait de lui retirer des des droits de vote. Donc en fait je trouve ça complètement dingue même qu'aujourd'h pas la norme. D'autant plus que je ne sais pas quels sont les nombres, quelles sont les proportions. Moi je vois en tout cas à mon échelle la génération de mon âge, la trentaine. On investit tous en tout cas en France parce qu'on prend la mesure du fait qu'on aura pas de retraite enfin voilà tout ce système va se casser la gueule et on investiste tous via des ETF. Donc en fait c'est Black Rock qui se retrouve à voter pour une quantité de gens monstrueuses en leur nom alors que ces gens sont pas du tout représentés. Ne non en fait c'est déjà ça représente déjà plus euh en fait les véritables actionnaires. Donc moi je trouve que ça fait d'autant plus sens que ce soit le fonder que le droit de vote quoi. Et regardez les grands les grands les grands succès. Regarde Sergier Brin qui est revenu à Google c'est bien du founder mode. Steve Jobs qui est revenu chez Apple c'est bien du fer mode. À un moment donné quand tu perds ce genre d'intelligence qui est critique dans la vision de l'entreprise tu perds l'entreprise. Donc de dire c'est moi l'entreprise bah ça ça s'entend hein franchement. Enfin, justement sur votre sujet des Funders LED Company, donc il y a une étude de bin qui dit "Depuis 2015, euh les entreprises qui sont publi et qui sont géré par leur fondateur délivrent deux fois plus de résultats de shareholder value que les entreprises qui ont mis un CEO en place." Et d'ailleurs ça dans la Silicone Valley, tu as énormément de attendent peut-être une fenêtre où ça va être beaucoup plus accepté. Donc tu vois, il y a il y a on en parle depuis des années de Stripe par exemple. Là, il y a des boîtes comme Rampe, il y a des boîtes comme bah peut-être aussi Enduril et cetera qui sont des boîtes qui aimeraient aller en bourse mais qui ont pas envie de se faire chier avec la paperace, avec les banques d'affaires mais surtout avec les droits de vote de gens qui s'en foutent parce que c'est des votes sur Robin Wood, tu vois, où tu vas avoir ton truc et tu sais même pas comment l'entreprise est faite. Je pense qu'en effeté c'est que tu sais même pas pourquoi tu votes quand tu reçois le bulletin de vote. Il y a des enfin tu vois les trucs tu te dis bon je sais pas il te le CEO dit moi je vote ça quoi en fait et tu suis exactement ce que le CEO vote quoi en fait quoi. C'est c'est ce que tu fais. Donc dans les faits c'est déjà un petit peu ça. Ouais effectivement. Ouais, mais Mos qui détient 40 % des actions aujourd'hui, mais il a mis en place un système d'action de classe B qui ont 10 fois plus de droits de vote que les actions ordinaires. Donc quand il exerce en fait ces actions-là, il a 83,8 % du pouvoir de vote. Donc en gros, il est impossible de le virer parce que il y a que les actionnaires de classe B qui peuvent le destituer de son poste de PDG. Et quand tu regardes les actionnaires de classe B, c'est qui? c'est lui, c'est sa famille et quelques quelques potes quoi, grosso modo. Donc et effectivement, il a il a un il a un contrôle total de ce trucl et il met en place aussi un procédé qui fait une clause d'arbitrage obligatoire. C'est-à-dire qu'en gros, il ne peut plus y avoir de litige entre actionnaire et l'entreprise. C'est ces ces arbitrages seront privés, ça ne passera plus devant les tribunaux. Je pense qu'il a été échedé par les procès publics, notamment chez Tesla et chez Twitter. Et donc là aussi, il dit "Mais je veux même pas de la justice quoi." C'est-à-dire que foutez-moi la paix, je veux même pas que ça passe en justice. Il faudra que ça soit réglé entre nous avant que ça passe devant une cour de justice. Donc euh bon effectivement euh bon les fonds de pension, ils réagissent hein. Ils ont ils ont écrit à Space X et pour en disant que bon, ils avaient jamais vu ça, que la valorisation est complètement délirante, que le système de gouvernance ne répond à à rien euh et que mais tu verras qu'à la fin, ils vont tous acheter quoi de toute façon quoi. Ouais. Space, c'est tellement stratégique pour les États-Unis quand tu regardes tout ce qu'ils font aujourd'hui, c'est c'est juste des m c'est presque un état privé dans l'État, quoi. Donc euh ils vont ils vont peut-être ne pas être d'accord avec lui, mais à un moment donné, ils auront pas tellement le choix. Et en plus Elon Musk, il a commencé à émettre l'hypothèse d'aller lancer ailleurs parce que le Texas ou même la Floride, c'est pas les meilleurs endroits sur terre pour envoyer en tout cas, il faudra d'autres endroits sur terre pour envoyer 1000 1000 fusées par semaine ou je sais pas ses objectifs. Donc il met quand même la pression et c'est marrant parce que tu disais les fonds de pension vont accepter les conditions. Encore une fois, c'est c'est ce que je pense, c'est qu' aller chercher de la croissance, il faut inventer des nouveaux marchés et donc les fonds de pension vont aller chercher la croissance sur des paris complètement fous avec un mec qui est aussi complètement fou. Côté business, l'entreprise, elle repose aujourd'hui sur deux jambes qui sont assez inégales. He d'un côté, on a Starlink, c'est la constellation de satellite là qui fait 11,4 milliards de revenus en 2025 avec une marge de 63 %. C'est colossal, hein, c'est une machine à cash. Euh, Starlink. Euh c'est exceptionnel. Euh et puis de l'autre côté euh on a euh Xi par contre là où bon bah ça perd du pognon hein 6,4 milliards de dollars de perte l'an dernier. Euh donc et ça continue de brûler énormément de cash. Donc en gros c'est ça. Et puis le troisème pilier, vous le disiez, bah c'est le monopole spatial. Il y a personne aujourd'hui. 80 % des lancements spatiaux mondiaux, ça passe par Space X quoi en fait quoi. Et il y a personne qui est capable de rivaliser aujourd'hui avec SpaceX ni Boeing ni Arian Espace, ni personne quoi en fait quoi. Donc du coup c'est pour rendre Musk riche hein parce qu'il l'est pas assez visiblement et son objectif he c'est de devenir le premier entrepreneur qui pèse 1 trillion de dollars. Il faudra accepter donc d'aller vivre sur Mars. Euh petit tour de table là. Qui a envie d'aller vivre sur Mars? Moi, j'ai piscine donc j'ai pas Je peux pas. Tu peux pas, tu veux rester sur terre? Non, mais c'est dingue ça. Aller sur Mars, OK, mais moi OK, ça fait rêver devenir une civilisation multiplanétaire, moi j'y crois pour aller choper des ressources ou des trucs comme ça. Mais qu'est-ce que tu fous sur Mars? Ça te branche? On s'en paye une tranche? On va on va bien trouver quelque chose à faire. C'est comme partout. Ah il y a rien quoi. Les mecs qui ont fait Las Vegas, il y avait rien avant et puis ils ont fait Las Vegas et puis maintenant ils on peut même pas vivre. Enfin ça ça ne fait rêver personne. Je comprends pas cet objectif d'aller [ __ ] un million de personnes. C'est qui ce million de personnes? Pers perso moi je je rêvais de ça de jusqu'à il y a pas longtemps et maintenant j'ai des gosses donc je me dis je signerai pas. Tu vois s'il y a une clause qui dit tu signes, tu vas là-bas, je le ferai pas. Mais je comprends l'envie d'y aller. Euh je pense que c'est à vivre pas d'y aller se promener hein. Non mais tu sais que tu vas pas revenir. Tu tu sais très bien que tu vas pas revenir. Ça coûte beaucoup trop cher de te faire revenir. Ouais. Donc je pense tu vas tu restes si jamais tu y arrives déjà. Mais je pense que c'est tu vois ça comment? Comme une sorte d'Eldorado où tout est à construire où il y a il y a en fait c'est bah c'est de dessiner de l'humanité. Tu as des gens qui vont faire des retraites chamaniques en Amazonnie. Bah, il y a des gens qui veulent aller sur Mars, tu vois. Je pense que c'est à l'intérieur de toi. Il y a des gens qui veulent découvrir des nouveaux mondes et c'est vrai que sur terre, tu peux plus trop découvrir des nouveaux mondes. À moins d'aller faire de la projet au milieu, milieu de l'Antarctique. Ouais. Voilà. Au milieu de l'Antarctique, tu es bien non plus, quoi. C'est pour ça que personne n'y va hein. Quoi tu vois? Mo 8, je sais pas, visiter la creuse quoi. Moi je suis du limousin. On a besoin de gens pour aller en creuse quoi. En fait, avant d'aller sur Mars, peut-être aller en creuse. Il y a il y a des trucs à faire. Je pense qu' il faudra payer plus cher que pour aller sur Mars. Bon, moi je me suis acheté un truc du coup mais 1 million de gens dans la Creuse, c'est pas c'est pas gagné hein. Ouais, je me suis acheté une petite boule en fait pour aller sur Mars quoi en fait que je trouve qu'on m'a offert. Qu'est-ce que c'est? Ben c'est c'est une c'est une D'accord. C'est une boule de tu vois d'accord. de avec Mars quoi en fait quoi. Ah oui d'accord. Avec un enfant en plus. Il y a pas de neige quand tu retournes. Tu tu peux mais je crois qu'elle a un petit peu euh Non, parce qu'il y a pas d'atmosphère sur Mars. Donc du coup, il y a pas de neige. Si si, regarde, il y a un peu de Ah, il a un peu neige. Il y a un peu neige. Ah, il y a un peu de neige. OK, donc c'est vraiment Mars. Bon ben, en tout cas, si vous voulez aller sur Mars, dites-le-nous dans les commentaires. On vous propose un ticket pour aller sur Mars. Il y a pas de problème. Euh cherche du monde quoi en fait. Bon, allez, les amigos, c'était super de parler avec vous. Je vous embrasse. Ciao les cocos. Ciao! Ciao. C'est bon, tu es à l'heure pour ton dîner Pierre? Bon, tu peux y aller? Non, j'ai pas un dîner, j'ai un col avec mon prof de batterie à New York tous les lundi soir. OK. OK. Bon, allez, ben bon cours de batterie alors. Ciao ciao ciao.