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Une startup française utilise la détection par radiofréquence depuis l’espace pour suivre les navires qui désactivent volontairement leurs balises de localisation, révélant des activités maritimes illégales et clandestines.
Les navires peuvent disparaître des systèmes de suivi classiques en coupant leurs transpondeurs AIS, pourtant obligatoires pour beaucoup. Cela crée des zones aveugles sur de vastes étendues océaniques où des activités comme la pêche illégale, le contournement de sanctions et des opérations secrètes peuvent se dérouler sans être détectées.
Unseenlabs, une startup fondée en Bretagne, déploie de petits satellites équipés de capteurs radiofréquence plutôt que de caméras. Ces satellites détectent les émissions des équipements embarqués, ce qui permet de localiser et suivre les navires même lorsque les systèmes officiels sont désactivés.
Chaque navire émet des motifs radiofréquence distincts influencés par ses équipements, sa configuration et leur usure. En analysant ces signaux, le système peut différencier et suivre les navires sur plusieurs mois, attribuant à chacun une « empreinte » unique sans dépendre des données d’identité déclarées.
Contrairement aux méthodes classiques de triangulation nécessitant plusieurs satellites, l’entreprise a mis au point une technique de géolocalisation avec un seul satellite. Cela réduit les coûts et la complexité tout en permettant une couverture étendue de larges zones maritimes.
La détection RF fonctionne de jour comme de nuit et n’est pas affectée par la couverture nuageuse, contrairement à l’imagerie optique. Les satellites peuvent balayer d’immenses zones en un seul passage, ce qui les rend particulièrement efficaces pour une détection initiale avant confirmation par d’autres systèmes comme les satellites d’imagerie.
Les analyses ont identifié des navires présentant des schémas anormaux, notamment des trajectoires en boucle au-dessus de câbles sous-marins. Dans un cas, un navire suivi auparavant dans une autre région a montré un comportement similaire des mois plus tard près d’infrastructures critiques, suggérant une possible implication dans des perturbations de câbles.
La technologie a révélé une pêche illégale à l’échelle industrielle, où des navires désactivent leurs systèmes de suivi pour opérer dans des zones restreintes et transborder leurs prises en mer. Elle aide aussi à surveiller les « flottes fantômes » utilisées pour contourner les sanctions, notamment dans le commerce de ressources comme le pétrole.
Les clients incluent des gouvernements, des agences de défense et des entreprises privées comme S&P Global, qui exploitent ces données pour le renseignement maritime et l’analyse économique. Les usages vont de la protection de l’environnement à la surveillance des risques géopolitiques.
Une nouvelle génération de satellites plus grands, pesant 120–150 kg, vise à étendre la surveillance RF aux signaux terrestres. Les usages potentiels incluent la détection d’utilisations non autorisées du spectre et la cartographie des télécommunications à l’échelle de pays entiers quasi en temps réel.
En s’appuyant sur des satellites compacts et des lanceurs commerciaux, les missions peuvent être réalisées pour quelques millions d’euros. Les premiers lancements ont même impliqué le transport des satellites en bagage cabine avant leur intégration dans des fusées opérées par des entreprises comme Rocket Lab.
La détection radiofréquence depuis l’espace comble des lacunes majeures dans la surveillance maritime mondiale, offrant un outil puissant pour dévoiler les activités cachées et transformer la gestion et la régulation des océans.
Peu de gens le savent, mais l'océan est un véritable Pha West. En fait, dès qu'un bateau s'éloigne des côtes, il peut littéralement disparaître de tous les écrans de contrôle. Il lui suffit d'appuyer sur un bouton pour éteindre sa balise de localisation. pêche illégale, contournement d'embargot, sabotage, beaucoup profitent de cette impunité et pendant longtemps, on pouvait rien y faire jusqu'à ce qu'une start-up bretonne trouve la parade. Notre invité Clément est le cfondateur Dunstin Labs et avec ses deux frères, ils ont mis au point une technologie unique. Ils détectent depuis l'espace ces navires invisibles grâce à leur signature radio. Il va nous raconter comment ils ont réussi à envoyer leur propre satellite de zéro et ce qu'ils ont découvert quand ils ont pointé leur capteur sur l'océan. Juste avant d'en parler, petit mot sur un service qui peut vous permettre de réduire votre exposition en ligne automatiquement. Vous commencez à le connaître, c'est incogni. 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Nous c'est des technologies un peu différentes à la base, c'est des technologies un peu moins coûteuses basées sur des choses un peu plus modernes. Ça serait ce qu'on va utiliser en terme d'électronique à bord de nos satellites, ça sera proche d'un téléphone portable. Et tout ça c'est vraiment ce qu'on a vu, c'est l'arrivée de ce qu'on appelle le newspace. J'aime pas trop ce mot pour plein de raisons, mais ça s'appelle comme ça. Donc utilisons-le aux États-Unis des C'est une vague de nouvelles boîtes qui se ex nouvelle boîte, nouvelle façon de travailler parce que je veux pas que le côté newpace soit exclusif potentiellement d'un Airbus às ou autres qui savent aussi faire des choses très innovantes et cetera. Donc, on a vu aux États-Unis notamment euh 2010-25 euh l'arrivée de euh de deux boîtes principales, Planet Labs et euh Spyer, qui faisait qui ont démontré que en utilisant des petits satellites de quelques kilos, des technologies un peu condensées et en utilisant ça de manière différente, on pouvait avoir des services opérationnels et professionnels depuis l'espace. Donc nous, on a vu ça un peu de notre œil français. Il y avait zéro initiative en Europe à l'époque sur cette partie-là. Et là, on s'est dit bah, il y a peut-être un créneau à prendre, il y a un truc à tester. Après, on s'est dit on a quand même un concept fondamental chez Onin et on va pas réinventer la roue. Il y a déjà des gens qui font de l'observation de la terre dans l'optique, du satellite radar, il y a de de l'IoT, plein de choses. Il y a déjà on va pas refaire ça. Et mon frère donc Jonathan avait cette compétence en terme de captation des on des rêves depuis l'espace. Et donc là, il y avait aucune boîte privée qui le faisait et on s'est annoncé là-dedans. En fait, vous commencez en vous disant, il y a une une opportunité de faire des des satellites petits qui peuvent voilà embarquer du matériel pour pas trop cher et ça peut ouvrir des applications en terme de surveillance. Globalement en satellite, ça sert soit pour faire du télécom, soit pour l'observation. Comme tu le disais, ça existe depuis longtemps. Voilà, l'observation, la cartographie, Google Earth, tout le monde tout le monde connaît ça. La toi, c'est pas de l'observation traditionnelle à base de caméras qui prennent juste des photos hautes résolution. Pas du tout. C'est c'est une technologie différente. Tu as parlé de RF. Est-ce que tu peux expliquer euh comment qu'est-ce que ça veut dire, qu'est-ce que ça ouvre comme nouvelle possibilité? En fait, c'est ça. Alors, le pour le premier point dont tu parlais, c'est que déjà c'est des satellites plus petits, moins cher. Ce qui veut dire qu'on pouvait imaginer créer une nouvelle entreprise sans avoir besoin directement de centaines de millions ou de milliards. Après, la partie technologie, c'est là où c'est très différent. En effet, nos satellites, en gros, c'est des antennes qu'on déploie dans l'espace et ces antennes peuvent capter les sources d'émission radiofréquence donc aujourd'hui qui sont adapté au bateau, localiser la position de ces sources d'émission et en en avoir un nombre de paramètres techniques qui vont définir ton signal, la forme, enfin plein de choses. Et grâce à ça, en fait, on est capable de trouver et suivre le mouvement des bateaux même lorsqu'ils n'ont pas de balise à bord parce qu'après il y a d'autres services qui suivent le mouvement des balises et cetera. Mais nous ce qui va nous intéresser, c'est euh cet angle mort à l'époque, c'est quand ils coupent leurs balises les bateaux, bah ils disparaissent des écrans radar un peu classique et les solutions traditionnelles, spatial d'optique ou d'autres sont assez peu adaptées à trouver de ou c'est assez compliqué et donc développons une solution intermédiaire qui va permettre de combler ce trou et de trouver suivre le bateau qui coupe leur balise d'une manière assez automatique. Donc on imagine que par exemple les bateaux qui coupent leurs balises, c'est c'est probement les plus intéressants en plus. Exactement pour plein de raisons qu'on va voir ensemble des cas d'usage très concret mais juste pour faire le l'état des lieux en gros un bateau ça déjà ça émet des ondes radio globalement. Oui, il y a plein de choses à bord. Il y a il y a des radars, il y a des même la balise. Qu'est-ce que c'est en fait cette balise? Une balise en fait c'est vraiment comme un transpondeur d'avion. légalement les bateaux à certains tonnages sont obligés de les avoir allumés et en fait ça envoie la position du bateau, la position GPS, le nom du bateau, le propriétaire, tout un panel d'information légal et donc ils peuvent être récupérés depuis des antennes à terre, depuis des satellites, il y a plein de façons de le faire. Donc ça c'est vraiment l'équivalent d'un transpondeur d'avion. Il y a l'identité, il y a les positions, ça permet de le suivre. Et c'est pour ça que sur certains sites, on peut voir maritime d'ailleurs, c'est ex comme flight radar. Exactement, il y a marine trafic, il y en a plein d'autres qui font ça très bien et on voit le trafic régulé ou réglementé comme on veut et on voit les départs, la fin, enfin ce qui ce qui a été déclaré. Nous ce qui va nous intéresser, c'est vraiment bah quand ces balises se coupent euh qu'est-ce qui se passe et la réalité du terrain. C'est une partie euh moins importante du trafic maritime mais qui va être très intéressante pour nos utilisateurs et nos clients. Donc en gros, si on fait un peu la liste des gens qui coupent leur balises euh mais al il y en a qui il peut y avoir des défaillances déjà souvent on l'oublie mais déjà une balise c'est un élément électronique ça peut ça peut tomber en panne. Tout le monde ne fait pas forcément des choses illégales en fait. Ça c'est vraiment le message. Il y a des gens qui vivent dans des zones un petit peu complexes en terme de territoire géopolitique. L'Asie du Sud-Est par exemple, il y a certains pays qui sont un peu véhémers leurs voisins et qui vont avoir tendance à gêner le trafic maritime ou gêner les opérations maritimes de leurs voisins par principe pour les les empêcher économiquement de travailler. Bah là ces béta là, ils vont on parle des pêcheurs, ils coupent leurs balises pour être tranquilles. Donc ils font rien d'illégal en soi mais avec leur balises allumées, ils savent que c'est une cible. Et puis après, il y a tout le gêné par exemple. Donc c'est j'imagine que c'est des histoires de de des batailles sur les eaux territoriales. Quelles sont les zones de chacun? On sait que effectivement par exemple dans cette zone là il y a des batailles entre la Chine et ses voisins pour savoir à qui appartient telle zone de l'océan pour la pêche et compagnie. Ici enfin qu'est-ce qui ils se protègent de quoi exactement? Bah en fait il ils vont travailler en éteignant leur balise. C'està dire que ça va être plus compliqué de les trouver donc ça va être plus compliqué d'envoyer un bateau, les embêter et les empêcher de travailler. En fait c'est vraiment c'est bêtement ça. Euh donc ces gens-là oui ils coupent, ils devraient pas couper mais s'ils coupent pas ils peuvent pas travailler. Donc c'est vraiment tout ça. Ça c'est pour les les les trucs plutôt légitimes. Exactement. Et après toute la partie plus illégale. Donc il va avoir là la pêche illégale là où on va les pêcher de manière indue dans une on n'a pas le droit. Donc les gens coupent leurs balises. Donc la pêche illégale aussi dont on parle, c'est important, c'est pas au large de la Bretagne le pêcheur qui va ramasser deux hom qu'il avait le droit d'en prendre qu'un seul. C'est la pêche industrielle qui met en danger euh l'écologie et des filières totales. OK. Et il y a aussi la partie piraterie. Piraterie, en gros, qu'est-ce que qu'est-ce que vous qu'est-ce qu'on peut observer? pirater un peu plus diffus et mais souvent c'est il y a un vrai impact sociologique, c'est-à-dire que il y a des endroits du monde où les pêcheurs ne peuvent plus pêcher parce que la pêche illégale devient prépondérante et généralement la pêche illégale c'est les pays de l'autre bout du monde qui viennent pêcher chez vous avec des flottes de 100 150 bateaux enfin c'est c'est vraiment industriel donc ces pêcheurs là ne peuvent plus ne peuvent plus vivre et pour prendre un cas concret que vous avez vraiment observé fin 2024 c'était pour le coup un bateau chinois en mer baltique. Qu'est-ce qui a était intéressant? Qu'est-ce que vous avez pu observer en fait avec la techno? Alors à l'époque, je sais pas si vous vous souvenez, il y a eu des on a commencé à parler des problématiques de cap sous-marin coupés et en verb platique, il y a eu un cas un peu qui était qui était mis un peu en avant euh où en effet un câble un peu primordial euh a été coupé. Donc c'est les câbles qui font tourner internet globalement. Exactement. Et donc nous on s'est dit bah regardons ce qu'on a vu sur place à ce moment-là et essayons de voir comment on peut soit remonter un client en particulier soit bah démontrer ce qu'on sait faire. Et donc on a regardé sur place. Faut savoir qu'en intern syllab, on a des cellules d'analystes qui sont capables de de comprendre une situation maritime, euh de l'exploiter, d'en tirer des des information. Donc, on a fait bosser les personnes et en fait, ce qu'on a montré, c'est que en effet, il y avait un bateau bien particulier qui avait une petite tendance à couper ses balises régulièrement qui mais qui avait au final un cycle de vie assez assez clair et il faisait des allers-retours entre la Chine et l'Europe et là dans ce cas particulier, bah c'est marrant, il faisait des ronds dans l'eau quand même au-dessus des câbles audessus de l'endroit où le câble était coupé. Ça c'est sa trajectoire. Ça c'est sa trajectoire. Donc c'est surprenant quand on va de à point A à B. Euh et ce que vous voyez en dessous les câbles gris euh bah c'est les caps marins c'est pile l'endroit où il y a eu des coupures. Exactement. Et ce bateau on l'a retrouvé en Méditerranée et qui avait le même comportement en Méditerranée sur des zone de câble. Voilà. [ __ ] vous deviez être comme des fous déjà. Euh oui oui oui oui c'est rigolo ça. Ça montre que voilà on arrive à retrouver des choses cohérentes basées uniquement sur nos technologies. On les a confirmé après avec des partenaires parce qu'on fait pas tout ça tout seul. Forcément, on a ajouté de la Yes. On a enfin la Yes, c'est la la fameuse balise à bord de bateau, la Yes. Et cetera. Donc donc oui, on peut avoir des des compréhensions un peu plus un peu plus précise. Est-ce qu'on a une idée de pourquoi il coupent des gens aussi de la perturbation de bah ça peut vraiment avoir un impact concurrent économique ou des trucs. Exactement. Aujourd'hui, géopolitiquement tous les espaces, on va dire air, terre mer, espace et cyber aujourd'hui sont des zones de conflit la plus ou moins larvé avec de l'intérêt économique, de l'intérêt géopolitique. La mer en fait partie qu'en coupant des câbles, on impacte sur la partie cyber. Donc tout ça c'est aussi pour démontrer bah demain je suis capable de couper les capses chez toi. Enfin c'est des démonstrations de force. C'est un peu tout ça. C'est on vit dans un monde un peu particulier, pas forcément hyper hyper marrant tous les jours. Et juste pour faire justement le un peu le trajet de bout en bout et pour comprendre comment la technologie marche dans un cas comme ça. Qu'est-ce que vous vous avez à disposition? Donc j'imagine que vous avez un outil qui vous permet de d'analyser toutes ces données là. Est-ce que tu peux nous faire un peu le trajet entre ce qu'il y a dans l'espace donc ces satellites là ce que vous captez comme information. Ouais. Ces satellites là. Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur déjà? Comment vous les envoyez? Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur? comment vous récupérez ces ces informations, comment elles sont traitées après dans votre logiciel et tout ça. Alors en fait nous en effet on est opérateur satellite c'estd que les satellites nous appartiennent c'est important donc c'està dire qu'on les on les opère c'estd que c'est nous qui leur donner des ordres c'est nous qui récupérons les informations et en fait ce qu'on va vendre nous donne syllab c'est des renseignements basés sur ces informations et donc le le satellite quand pour parler un peu techniquement ça ressemble à quoi c'est gros comment on le conçoit est-ce que ça s'achète comme ça sur sur étagère tu commandes sur Amazon un satellite alors si vous regardez les sites des des vendeurs de plateform oui la réité est un peu différent ce qu'on fabrique chezinab c'est la charge utile donc c'est l'instrument d'observation de la terre et ce qu'on va acheter c'est le reste. Donc le reste avec les panneaux solaires et cetera. Donc ça ressemble aujourd'h satellite c'est des grosses boîtes à bottes une quinzaine de kilos avec bon des panneaux solaires et cetera et et nous notre instrument d'observation de la terre qui est qui est collé à ça. Donc c'est dire que c'est du codesign en fait entre nos équipes savent designer un satellite. C'est pas notre cœur d'investissement et de métier. Donc on travaille des ressources externes pour le faire. Et là nous on colle les deux les deux morceaux. Toi, tu achètes la boîte et dedans en fait, tu mets une charge. C'est ça. De manière très simplifiée, c'est ça. On met les deux ensemble, on intergre tout ça et puis là nous nous on nous livre le satellite complet et après on s'occupe de le mettre en orbite et de l'opérer tout simplement. Et donc sans le dévoiler de secret, mais il y a quoi dans cette charge utile justement? Qu'est-ce qui c'est des antennes voilà, je dirais pas beaucoup plus. Des antennes qui servent à écouter. Alors le terme écoute aussi, nous notre domaine c'est l'observation de la radiofréquence. Donc je peut-être utiliser beaucoup le terme écouter. On parle pas d'écoute. Écoutez ce que vous dites au téléphone so hyper clair. Déjà ça marche pas depuis l'espace et c'est totalement illégal en France. C'est aussi pour ça que ce genre d'entreprise on est à l'aise d'être en France. Dire que c'est réglementé mais ça nous protège aussi. fait pas n'importe quoi. Euh vous rassurez-vous tous, on on est loin d'être capable d'écouter les téléphones, de vous suivre ce que vous faites. C'est pas qu' y a un truc qui qui paraît assez fascinant, je trouve mais j'ai pareil, j'imagine ça s'explique, c'est que tu as un petit objet qui se balade qui se balade à haute vitesse en orbite et tu es capable de faire donc de la j'imagine de la triangulation super précise de de points qui se balade dans le dans l'océan quand on est c'est l'inverse d'un GPS. C'estàd que un GPS totalement l'inverse d'un GPS. En GVS, ça récupère enfin l'appareil qui se s'auto localise grâce à des émissions de plusieurs satellites. Alors que là, c'est l'inverse donc tu as plusieurs satellites et tu tu veux trouver la position d'un truc qui émet à un endroit. Al justement nous là où suisse très différent, là où on est le seul à le faire, c'est qu'on le fait qu'un seul satellite. OK. What? Ouais. Les généralement il faut trois ou quatre satellites pour faire la triangulation. Bah nous c'est pas ça. C'est pour ça que je je vous rencontrerai vraiment pas quoi. Alors là, il y a un problème physique parce que pour moi dans la triangulation ça nécessite trois satellite quoi. Bah pas forcément. OK. OK. Non mais incroyable. Mais alors moi je pense que ça ça c'est important qu'on revienne sur cette histoire de radiofréquence et d'empreinte radiofréquence. Quand j'ai découvert ce truc là. Bon déjà, j'ai pas compris immédiatement, mais surtout en fait, ça m'a fait penser quand on on entend parler des acousticiens par exemple qui sont dans les sous-marins et cetera, mais ça veut dire que chaque bateau que vous croisez en mer a une signature radiofréquence. C'est ça que ça veut dire? Euh oui, c'est ça. Alors, chaque une majorité, on va dire, une grande majorité. Et oui, c'est-à-dire que ceci la performance de l'instrument d'observation, c'est qu'on arrive à descendre dans le signal assez profondément pour en trouver des spécificités qui en effet vont être différentes d'un maté à l'autre. Mais qu'est-ce qui aimait? C'est dans un bateau si en plus on se dit qu'on coupe toutes les les instruments de communication, qu'est-ce qui Tu coupe jamais tout dans un bateau? Oui, c'est un peu ça la morale. OK. C'est que ça a émet forcément des ondes qui créent une empreinte. Oui, c'est ça. Radiofréquence du bateau. Puis après, vous savez, vous avez des instruments. Ce qui va émettre une onde sur un bateau par exemple, il y a des choses qui vont influencer le signal. C'est est-ce que sur votre bateau vous allez avoir un M au milieu? Vous prenez le même instrument qui sort de l'usine, vous mettez devant le m derrière le m vu l'espace qui va pas être tout à fait pareil. OK? Il y a plein de choses comme ça. Et la taille du câble électrique que vous allez utiliser pour alimenter votre instrument va faire il vair il va y avoir des des fluctuation. Voilà, il y a plein de choses comme ça. Il y a la vétuste du matériel, un élément qui sort de la qui est le même modèle mais qui aurait vécu 5 ans en mer face à un autre qui a vécu un an en mer à pas tout à fait la même restitution et cetera. Donc c'est plein de petites choses comme ça qui en fait ça a l'air hyper compliqué, hyper précis et cetera mais en fait vu de l'espace c'est juste que nous dans la forme du signal dans le contenu du signal on voit des différences. On sait pas si c'est à cause du M ou du sel ou j'en sais rien. Ça, on sait absolument pas. Mais ce qu'on voit c'est que deux bateaux, on arrive dans un grand nombre de cas à les différencier et à voir cette signature. Ça c'est incroyable. C'estd que non seulement tu sais qu'il y a un bateau qui existe et qu'il est là, c'est ça, mais en fait tu sais que tu peux lui donner un petit nom et le suivre sur plusieurs années. Ouais. Voilà. Alors c'est pas facile non plus. euh et traquer c'est tous ses déplacements et le et et si vous le perdez et que vous retrouvez la signature 6 mois plus tard, est-ce que vous vous pouvez vous êtes en capacité de dire "Ah ben c'est exactement ce qu'on a le cas du du câble dans en Baltique. C'est ce qu'on a démontré. C'est pour ça que pour nous c'était un super cas de démonstration, c'est que le bateau qu'on avait vu dans la Baltique en fait, on l'avait vu plusieurs mois plus tôt aussi basé sur les mêmes paramètres techniquabs dans la Méditerranée, confirmé par des balises légales. Donc on est sûr que nos paramètres techniques sont bons par parce qu'on avait les on avait sa position légale en même temps à 6 mois de Ouais, je crois 5 ou 6 mois de d'écart. Donc ça veut dire que oui, cette signature elle fonctionne et elle est stable au moins à l'one de plusieurs mois. Donc ouais, c'est un cas qui confirme ce qu'on ce qu'on dit. Globalement, en gros, tu vois une carte du monde avec plein de petits points. C'est ça. Vous avez un une zone alors je sais pas exactement à quoi elle correspond. C'est un zoom. Alors, en fait si si la zone un peu plus claire, le parallèleipipède qui a des formes changeantes. En gros, ça c'est la surface sur laquelle on est capable de récupérer la donnée. OK. Instantanément. C'estàd qu'en gros avec un satellite. C'estàdire que le monde du renseignement depuis l'espace, c'est ce qu'on fait. C'est une accumulation de capteur. On dit pas que notre capteur qui est dans la RF remplace l'optique, remplace le radar ou remplace d'autres chos. On dit que ça se complète tout ça. Donc là, tuas plusieurs satellites en même temps. Là, par exemple, ce qu'on vo là, oui, c'est une accumulation de captation de données. D'accord. Euh donc et chaque lipè est une captation instantanée. Donc déjà ce qu'on vous montrer en faisant ça, c'est que les zones sont immenses. Par rapport à de l'optique, c'est beaucoup plus petit. Donc en fait, on a aussi une partie de notre marché qui est euh on va on nous on est en capacité de regarder des zones immenses, on est capable de les regarder de jours de nuit, on est capable de les regarder qu'il y a des nuages ou pas de nuages. Donc en fait on lève un certain nombre de de contraintes que peuvent avoir les autres capteurs. Par contre, on n' pas de photo du bateau. Ce que peut faire après nos clients, est-ce qu'ils le font c'est que une fois que nous on leur a dit bah dans votre mère qui fait je sais pas qu bien de centaines de millions de de kilomètres carrés, c'est à cet endroit à peu près à cet endroit-là, il y a il y a quelqu'un qui a qui est tout éteint. et ben ils vont pouvoir utiliser un autre satellite précisément ils vont savoir où l'utiliser pour avoir une photo, pour avoir une information supplémentaire ou pour compléter. Donc c'est vraiment ça, c'est vraiment des couches de données et nous il se trouve que chez nos utilisateurs, on est dans les premières couches de d'intérêt parce qu'on voit un champ très large assez décontraint en terme de météo et après on leur permet d'optimiser le leurs usages. Et juste d'ant tu parles de tes utilisateurs pour se donner une un ordre d'idée, c'est quoi tes utilisateurs? On a tout. Donc il a du gouvernemental évidemment parce que tout ce qui va être respect des réglementations maritimes, c'est c'est du gouvernemental. Il y a aussi un peu de défense. Il y a aussi du pur privé. Là c'est public he par exemple on a un accord avec SNP Standard Pours donc l'agence de notation qui fait du renseignement économique qui utilise nos données pour faire de de l'analyse de flux maritime et cetera. On est une vraie entreprise dual dans le sens où le spatial est forcément de donné lié à la sécurité défense tout autre reprise du spatial vous dire le contraire c'est vous mentira. Oui oui mais on on n'est pas une entreprise de défense uniquement. Oui, il y a plein d'applications civil. Exactement. Il y a aussi bah la protection on a pu faire la protection d'air marine protégé ce genre de chos là du coup c'est un peu entre les deux dans le sens où c'est très lié à la partie protection écologique mais forcément c'est fait par un gouvernement. Donc vous classez ça dans quoi? Dans sécurité ou écologie? C'est c'est tout notre domaine. Bon là pareil, je sais pas si c'est ce que tu pourras nous dire mais par exemple quand il y a des conflits comme celle qui en ce moment, est-ce que tu es capable de suivre tout avec tes satellite en même temps toute la surface ou est-ce que tu vas les orienter en fonction des zones d'intérêt du moment? Tu vois est-ce que tu regardes des canaux spécifiques? Très bonne question. Non non mais en fait c'est autant on capte les fréquences mais par contre le moyen d'opération c'est qu'on est proche de l'optique on va dire. C'estd un optique où vous devez dire à votre satellite prends-moi une photo à tel endroit. Nous c'est un peu pareil. On dit not satellite capte-nous la donnée à tel endroit. Je trouverais intéressant justement de de voir un peu d'autres images précisées. On a parlé de pêche illégale. Lui c'est c'est un pêcheur illégal du coup. Oui. Alors c'est un pêcheur euh qui est présent dans les zes internationales, il a le droit. Ah euh on voit sa balise qui s'éteint à un moment donné. Voilà le point vert, il passe en rouge et nous on arrive à le repositionner donc 28h plus tard dans les eaux indiennes. Balise éteinte où là il est pas censé pêcher. Et là il est pas censé y aller et balise éteinte. Donc voilà, c'est quand même deux indices et après on le voit qui revient dans la zone internationale qui rallume sa balise et je sais pas si on voit sur le gif mais la suite de l'histoire c'est qu'en plus il se rapproche d'une d'un avir usine. Ben voilà, il se rapproche d'un navire rusine dire certainement transbordement en pleine mer et cycle cycle indéfini quoi. Et c'est vraiment du du c'est des cycles vraiment de pêche illégal hyper classique mais là on peut les démontrer peut-être les gens on entendu parler. Il y avait des histoires de navires fantômes aussi. Ah au large des codes françaises il y a quelques mois. Ouais. Est-ce que tu peux nous nous remettre le contexte pour ceux qui ont pas vu passer ces ces informations et qu'est-ce que vous avez pu découvrir? Ça a surtout explosé suite à la guerre en Ukraine où la Russie on a coupé les les moyens d'exportation de Russes pour faire simple pour compenser ils ont créé une flotte fantôme sous pavision soit de compléisance soit pavision qui n'existe pas et cetera et c'est des gens qui du coup on vont avoir tendance à couper leur balises être un peu le profile pour pouvoir échanger avec des pays qui n'ont pas envie de savoir qu'ils achètent du pétrole russe. Donc c'est vraiment des bateaux qui cherchent à être très discret, qui vont avoir tendance à changer de propriétaire, changer de pavillon et cetera. Donc ça nous on le sait pas, il y a d'autres gens qui travaillent très bien le sujet. Je pense que la marine est très au fait de ce genre de sujet. Il y a pas de question. Euh donc typiquement donc ils ont pas de balise. Bah ils en ont où ça les arrange. C'est dire que un bateau qui va sortir des eaux européennes, il va garder sa balise mais après par contre une fois qu'il va sortir des eaux, il va avoir tendance à la couper pour pas savoir s'il prend à droite ou à gauche et comme ça on sait pas s'il part plutôt côté Asie ou côté Amérique du Sud. Euh c'est ce genre de sujet qui peut être intéressant. Cette technologie là que vous avez développé donc qui est unique, est-ce que elle a un intérêt que sur la mer ou est-ce que elle aurait des cas d'usage autre? Voilà. Donc en fait à partir de cet été, on va mettre en orbite une nouvelle génération de satellites qui vont être beaucoup plus gros. Là on est plutôt dans la classe 120 150 kg et justement où on va c'est le même genre de enfin c'est la même technologie de capteur mais bien plus élargie, j'ai envie de dire. Et on va justement sortir, on va continuer à travailler dans le maritime. C'est notre cœur de métier, ça c'est sûr. Mais on va avoir une capacité de voir beaucoup plus d'émetteurs différents sur beaucoup plus de bandes de fréquence différentes et ce qui va nous permettre d'ouvrir des cas d'usage aussi sur la terre. Et donc là à partir de dès qu'il sera commissionné le satellite, donc dès qu'on peut, on va pouvoir oui en effet avoir des applications terrestres. En plus il faut bien que c'est pas parce que là moi tu me dis ça, j'aurais l'impression que sur la terre d'un coup c'est un bordel parce que j'ai l'impression que tout est met sur terre de des Ouais mais après c'est c'est tout c'est notre métier de séparer les fréquences enfin voilà c'est notre métier en en mer c'est le bazar aussi hein. Voilà quand vous bossez au-dessus de Singapour ou des zones comme ça où il y a littéralement un bateau tous les 100 m c'est le bazar aussi. Donc donc ça oui oui et non enfin donc c'est pas ce qui vous fait pe non c'est pas ce qui vous fait peur ce qu'on a aussi appris que ce métier c'est que la fréquence l'usage des fréquences c'est une vraie ressource aujourd'hui vous avez des réseaux télécom en 4G 5G demain il y aura la 6G donc c'est et ça derrière ça ça veut dire qu'ils utilisent des fréquences radio différentes plus ou moins élevées pour plus la fréquence est élevée en gros plus vous aurez du débit mais plus le flux va être fin donc en fait tout le monde a intérêt à jouer là-dedans. Ce sont des ressources finies. Si vous êtes deux deux personnes utilisé la même fréquence au même endroit au même moment, vous vous brouillez, il y a plus rien qui marche. Donc ça veut dire qu'il y a des organes de régulation qui vont dire toi tu as une licence au tel endroit, tel endroit, tel endroit et si on respecte pas ça, ben en fait cette ressource on va l'épuiser et on va mal l'utiliser. Et pour ça, il faut avoir des gens qui sont capables de dire si elle est bien utilisée au bon endroit au bon moment. Oui. Donc là, tu serais capable de dire tiens là, c'est telles antennes là, elles aimaient sur tel truc alors que sont pas du tout sens. Exactement. Exactement. Euh en Europe, il y a pas trop le cas parce qu'il y a des organismes de régulation qui sont très clairs. Il y a plusieurs cas d'usage. Il y a en effet un opérateur ou un quasi opérateur, enfin bon s'ffiche quelqu'un qui est des antennes qui va émettre sur des bandes de fréquences sur auquel il a pas le droit et qui va brouiller euh potentiellement le pays d'à côté et cetera. Il y a des endroits aussi où en fait la location de l'usage des bandofréquences c'est des marchés qui comptent en centaines de millions milliards. Donc en fait il va y avoir une petite gagère entre les gros opérateurs pour savoir pour démontrer que ton voisin n'utilise pas telle bande de fréquence. Donc je peux te l'acheter. Donc c'est ça, c'est du trading aussi de de bande de fréquence et donc tout ça c'est du renseignement économique, tout ça c'est de la compréhension et s'il y a personne qui suit vraiment ce qui se passe bah il y a personne qui qui peut au final réguler. Et là pour ce serait une première d'avoir ce genre d'information euh oui alors déjà des gens qui le font mais en fait il y a des moyens terrestres qui sont moins justement parce qu'il y a des moyens terrestres de faire ça. C'est quoi la force de faire cette analyse depuis l'espace? Pourquoi en fait ça change radicalement tout? Bah si vous prenez un pays comme la France, vous avez une camionnette qui va faire le tour des des tours télécom. C'est chouette, ils vont vérifier et cetera. Avant qu'il fasse la France, ça va prendre un petit moment. Une solution spatiale, la France vous en une fois ou deux fois, vous faites le spectrogramme total, prend la photo quoi. Et les semaines, vous faites la photo, toute la semaine, vous voyez l'évolution des bandes de fréquence et cetera. C'est beaucoup plus efficace en fait en terme de temps. Oua après si vous voulez les constater, envoyez la camionnette pour constater qu'en effet telle tour elle est pas, il y a pas de problème. Mais au moins vous saurez où l'envoyer. Donc vous avez beaucoup en fait vous voyez beaucoup plus large, on voit quasiment un pays instantanément avec un satellite, c'est la France en entier. Quasiment. Quasiment. Ouais. Ouais. Donc forcément euh là-dedans vous avez les informations et ça vous permet d'optimiser le la suite. Donc c'est gros avantage du spatial. Ça fait pas tout après la spatial. C'est vraiment faut faut casser. C'estes euh on a besoin de de tout de la terre jusqu'à l'espace et tout est important. Euh donc euh c'est juste un nouvel élément. Et tu parlais justement de ce nouveau satellite qui va peser 150 kg. Même le petit en réalité, je suis assez curieux de savoir comment on envoie un satellite quoi. Une fois que tu l'as commandé, tu sais que tu as fait l'assemblage et tout ça, tu vas voir qui voir "Jaimerais mettre ça en orbite, s'il vous plaît. Et ça coûte combien? Ouais. Alors, ça coûte quelques centaines quelques millions d'euros." OK. Donc c'est c'est quelques centaines de milliers. un satellite. Ah oui, le ça coûte cher le ticket est pas la mise en orbite ou le satellite en lui-même? Euh bon, les deux on va dire, ça dépend, c'est l'ordre de grandeur, c'est l'ordre du million. OK pour chaque partie. OK quand même. Ouais quand même. Mais c'est beaucoup moins cher que ce qui se faisait avant mais c'est pas non plus donné. C'est clair. Tu veux pas que la fusée explose quoi. Mais concrètement une fois que tu as l'argent, tu qui envoie la fusé? Alors là on à l'époque on a essayé de trouver des fusées. Donc on par exactement ça bonjour, j'ai un satellite vous auriez une fusée. Donc on appelle tous les lanceurs. Euh c'est un peu particulier. Bon mais c'est qui les lanceurs? À l'époque il y avait donc espace il y avait spéci c'était pas encore actif, il y avait les Indiens et puis il y avait une petite boîte en Nouvelle-Zélande, je reviendrai justement dessus. Pour pour tuer le sujet, on s'entend hyper bien. Carpace c'est le lanceur français, on les a utilisé plusieurs fois. Donc il y a il y a vraiment pas de sujet parce que je reviens ter new space, on essaie de dire nous faire dire qu'on aime pas les les autres. Pas du tout. À l'époque, il se trouve que il y avait pas de solution côté espace pour mettre en orbite notre premier satellite. Depuis, ils en ont créé et ils ont vraiment vraiment évolué. À l'époque, on a pas on a pas trouvé. Les Indiens, ça marchait pas non plus. Et en fait, j'étais en Australie pour pour le business pour commencer sans satellite, on a commencé à vendre des trucs. OK. Ouais. Avant le concept, avant d'avoir le Bah, il y a pas le choix en fait. Un moment donné, il faut avancer. Et j'ai eu, on m'a donné le numéro de téléphone d'un des patrons de Rocketlab c'était néozélandaise qui avait un petit lanceur néozélandais et je les ai appelé et ils m'ont dit "Ah ça l'air chouette ce que tu fais. Bah écoute, on se fait une réunion demain avec les membres du bord de Rocket Club et puis et puis ils nous ont trouvé une place quelques mois après. Le premier ensemble, ça s'est fait comme ça." Incroyable. Ouais. Et quand tu dis satellite, quand tu dis une place, c'est que il y en a combien dans dans la fusée qu'on envoie? Ça dépend de la taille des fusées. Celle de Rocket Lab, elles étaient pas énormes au début. Donc je sais pas, peut-être 5 si satellites de la même classe que les nôtres. Après ça dépend maintenant vous prenez les SpaceX, ils ont fait des tirs à 100 satellites à l'intérieur. Enf et donc là d'un point de vue logistique, comment ça se passe? Tu leur envoies un colis avec ton satellite dedans? Alors non, là c'est mon frère qui l'a géré en bagage à main dans un avion. Ouais le premier satellite j'étais un peu c'était bien qu'ils étaient ils étaient petits donc c'était pratique. Mais donc attends, ils sont scannés en plus les baillages. Ouais, ils sont scanés. Ouais. Ouais. Et donc là, ils ont vu ça, ils sont dit "Bah oui, ça passe la douce qu'on a les papiers qui passent la douane et surtout Oui oui." Bah après quand vous dites au Denis, il y a pas de problème, tu l'ouvres mais si le monde pépin, c'est toi qui est responsable, ça se passe bien. Côté France, il y a pas de problème, tout est côté arrivé mais c'est les transits dans les aéroports sont un peu un peu particuliers et non c'est mon frère qui a géré ça. Et donc il arrive avec son son satellite en fait après ça en gros on fait livrer satellite sur place et là nous on a une équipe qui va sur place pour l'intégrer dans la fusée. Il y a différents modes d'intégration diffusé mais on commenche ça? Alors les petits satellites comme les nôres, il y a des déployeurs ça s'appelle c'est des boîtes. Vous accrochez une boîte à la fusée et vous mettez votre satellite dans la fusée et dans l'espace la boîte s'ouvre et lance le satellite. Est-ce que vous avez déjà le cas où une fusée a peut-être explosé ou pas? Non ça nous est jamais arrivé. Et qu'est-ce qui se passe si ça arrive? Est-ce que par exemple vous êtes indemnisé? Est-ce que c'est vous qui perdez tout? Genre c'est qui qui prend les risques? Euh bah c'est là vous avez un choix. Vous assurez ou pas votre satellite? En fait, il y a des assurances de Il y a des assurances. Ouais. Ouais. C'est deux marchés établi hein, il y a pas de problème. Donc oui, vous achetez des assurances et vous assurez soit le satellite, soit le tir, soit les deux et cetera. La prime d'assurance va dépendre du lanceur de de l'expérience. Il font des probas sur la fus. Ah donc ça veut dire que par exemple Arian 6 qui dépremière fois, les assurances sont chers cher chers quoi. Vu que c'est une première fois. Oui, bah ça rentre exactement et puis le premier vol marche par exemple pour R6 ou pour les autres hein. Donc ça veut dire que tout la confiance d'un coup est assez élevé. Euh donc les primes B c'est c'est le marché hein. Vous avez un lanceur qui a trois explosions d'affilé et il y a plus personne qui voudrait l'assurer pour les trois suivants. OK. J'ai vu des questions. Quand tu commences à avoir un certain nombre de satellites dans l'espace. Donc là vous vous en avez 19. C'est ça 19. Est-ce que le tu ressens le fait que l'espace est de plus en plus bondé entre guillemets? Donc on parle beaucoup par exemple des constellations de de Starlink. À quel point vous c'est quelque chose qui vous impacte? Alors aujourd'hui on n'est pas tant impacté que ça pour très honnête sur différents pls orbitaux et cetera. Euh ceci dit, ça veut pas dire que dans euh 5 10 ans, on n'ura pas des problèmes. Euh ce qu'il faut, c'est maîtriser ce qui se passe en orbite. En fait, c'est tout l'enjeu est de comprendre, de maîtriser et de réguler s'il faut ce qui se passe en orbite. Il y a plein d'autres pays qui veulent faire les mêmes. À un moment donné, si tout le monde tire 10000 satellites, oui, on va avoir un problème. Donc réglementons tout ça. Euh pour la partie de pollution, c'est hyper important aussi en France depuis le début, depuis longtemps, on a la loi des opérations spatiales. C'est quelque chose qui est géré notamment par le KNES où en fait et on va dire encore une contrainte de réglementation blab blaba. Oui, c'est des dossiers à faire, oui, c'est des discussions à voir mais en fait on doit démontrer que nos satellites ne vont pas polluer l'orbite terrestre que tout satellite qui est envoyé qu'il ait une défaillance ou pas en orbite va à un moment donné retomber sur terre, brûler dans l'atmosphère et ne pas polluer l'atmosphère en brûlant et ni tuer personne en tombante. Donc ça la France était vraiment un des premiers pays à faire à mettre ça en place. Ça fait partie des process euh maîtrisons ce qu'on en va en l'air et faisant pas n'importe quoi. Et vous, est-ce qu'il y a un là c'est une possibilité que à tout moment genre je sais pas, il y a un débris ou un truc comme ça qui défonce un de vos satellites. Ah ouais ouis, ça peut arriver. Ouais. C'est déjà arrivé ou pas? Non, c'est jamais arrivé encore. Et là, c'est genre tu as 1 million qui disparaît quoi. Ou à cause d'un caillou quoi. Ouais. Ouais. Bah, ça fait partie du Le spatial, c'est risqué. On oublie vite parce que avec des boss là, avec des belles photos et tout. Spatial, c'est risqué, c'est compliqué et ça coûte au final cher, peut-être moins cher qu'avant. Donc oui, si on va jouer dans le spatial, euh oui, une de nos fusées peut exploser et là aussi on le perd. Oui, les satellites peuvent se prendre des débris. Euh oui, on peut avoir plein de problèmes. Euh gérer du spatial, c'est gérer des problèmes hein. Euh c'est on peut le résumer comme ça aussi. Donc c'est une accumulation de problèmes. On passe les uns après les autres. Euh mais voilà, faut aimer ça, c'est tout. Trop cool. Ben en tout cas euh je pense qu'on peut être très fier d'avoir une boîte comme Unseedlabs. Avant de vous quitter, j'ai un petit message pour tous ceux qui aimeraient simplifier la production de vidéo dans leur entreprise. Vous allez forcément être intéressé par nos studios autonomes. Ce sont des studios professionnels complètement automatisés qui peuvent être installés dans votre entreprise. C'est exactement ce qui fait marcher le studio d'ersore. Même quelqu'un qui n'y connaît rien en informatique ou en audiovisuel peut sans devoir appeler un technicien se rendre dans la salle qui a été équipée, allumer le studio en un clic et repartir avec son émission montée. L'interface de contrôle est ultra simple, les changements de plan se font en temps réel et le studio regorge de fonctionnalités intelligentes. Si vous voulez en savoir plus, on a fait une vidéo complète qui présente toutes les fonctionnalités. Je vous mets ça en description et je vous dis à très bientôt.