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Les principales plateformes d’IA s’étendent rapidement à la finance personnelle, au contrôle des appareils et à la récupération de données, signalant une évolution vers une assistance IA profondément intégrée au monde réel.
OpenAI a lancé une fonctionnalité permettant aux utilisateurs ChatGPT Pro basés aux États-Unis de connecter directement comptes bancaires, cartes de crédit, prêts et portefeuilles d’investissement dans la plateforme. Grâce à Plaid, qui prend en charge plus de 12 000 institutions financières, le système agrège soldes, transactions et passifs dans un tableau de bord unifié. Les utilisateurs peuvent ensuite interroger leurs données financières réelles de manière conversationnelle, passant de conseils génériques à des analyses personnalisées.
Le système permet des requêtes détaillées comme l’analyse de capacité financière, la gestion des abonnements et l’évaluation d’investissements basée sur les dépenses réelles. Propulsé par GPT-5.5 Thinking, l’outil a obtenu 79/100 sur des benchmarks financiers internes, avec une version avancée atteignant 82,5, montrant de solides performances en raisonnement financier complexe. Cela positionne l’IA comme un conseiller financier quotidien potentiel plutôt qu’un simple assistant passif.
OpenAI indique que le système ne peut pas exécuter de transactions ni accéder aux numéros de compte complets, se limitant à des analyses en lecture seule. Les utilisateurs peuvent déconnecter leurs comptes à tout moment, les données étant supprimées sous 30 jours. Des fonctions comme la « mémoire financière » stockent les objectifs utilisateurs séparément, tout en respectant les préférences de données existantes. Les discussions temporaires n’ont pas accès aux données financières, répondant à certaines préoccupations de confidentialité.
La feuille de route prévoit des intégrations plus poussées avec des partenaires comme Intuit, afin de permettre des actions telles que demander une carte de crédit ou consulter des experts fiscaux directement dans ChatGPT. Cela marque un passage des capacités de conseil à l’exécution, pouvant transformer la plateforme en interface financière complète.
Le géant technologique chinois Tencent développe Marvis, un assistant IA opérant au niveau du système d’exploitation sur Windows et Android, avec des plans pour macOS et iOS. Contrairement aux outils conversationnels classiques, Marvis peut contrôler des applications, gérer des fichiers et exécuter des workflows multi-étapes via des agents coordonnés, agissant comme un opérateur numérique des appareils.
Marvis utilise une architecture multi-agents où des agents spécialisés collaborent sous supervision pour accomplir des tâches. Il peut générer des documents, analyser les performances système et même construire des systèmes logiciels de manière autonome. Lors d’un test, il a créé une plateforme fonctionnelle de gestion des connaissances, incluant backend et interface, sans intervention humaine en codage.
Bien que performant, Marvis reste inefficace dans certains cas. Une simple recherche d’images a nécessité l’analyse de plus de 100 fichiers et consommé 2 millions de tokens, illustrant un coût computationnel élevé. Il peut identifier des paramètres système mais échoue parfois à finaliser certaines actions sans intervention humaine. Des erreurs de tarification et des incohérences linguistiques montrent aussi un stade de développement précoce.
Dans un cas notable, Claude d’Anthropic a aidé à récupérer 5 Bitcoin, d’une valeur proche de 400 000 $, perdus depuis plus d’une décennie. Le système n’a pas cassé de chiffrement, mais a analysé d’anciens fichiers et sauvegardes, identifiant un fichier wallet.dat antérieur à un changement de mot de passe et l’associant à une phrase de récupération existante, permettant un accès légitime.
Des millions de Bitcoin seraient définitivement inaccessibles à cause de pertes d’identifiants. Les outils d’IA émergent comme assistants puissants pour analyser des données historiques, repérer des motifs et révéler des indices de récupération. Sans contourner la sécurité, ils réduisent fortement la barrière technique des tentatives de récupération.
L’IA évolue rapidement d’un outil passif vers un agent actif capable de gérer des finances, piloter des appareils et retrouver des actifs perdus, soulevant à la fois des opportunités et de nouvelles questions sur la confiance, la confidentialité et le contrôle.