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Sous pression de la Commission européenne, Meta détaille ses mesures pour encadrer l’accès des mineurs à ses réseaux sociaux, au cœur des exigences du Digital Services Act.
L’Union européenne reproche à Meta un encadrement insuffisant des mineurs sur ses plateformes, notamment Instagram. Le Digital Services Act impose des obligations strictes en matière de protection des jeunes utilisateurs, poussant le groupe à justifier ses pratiques.
La politique interne de Meta interdit déjà l’accès aux moins de 13 ans. L’entreprise affirme mettre en place des mécanismes de détection pour identifier les comptes ne respectant pas cette règle et les supprimer ou restreindre.
Les utilisateurs identifiés entre 13 et 17 ans sont basculés vers des « comptes adolescents ». Ces profils sont configurés en mode privé par défaut, avec des restrictions sur les messages privés et des outils de contrôle du temps d’écran, incluant des notifications après une heure d’usage.
Des fonctionnalités permettent d’informer les parents ou tuteurs et d’imposer des plages de repos, comme un mode nocturne actif entre 22h et 7h. L’objectif affiché est de limiter l’exposition excessive et les interactions à risque.
Pour estimer l’âge réel des utilisateurs, Meta analyse de nombreux संकेत: messages, publications, photos, biographies ou interactions. Cette surveillance algorithmique vise à détecter les incohérences entre l’âge déclaré et l’activité observée.
L’entreprise estime que la vérification d’âge devrait être assurée en amont par les App Stores, qui transmettraient ensuite ces տվյալ aux applications. Une autre piste évoquée serait une solution européenne centralisée de preuve d’âge.
Malgré plusieurs initiatives, l’Europe ne dispose pas encore d’un système opérationnel permettant de vérifier l’âge sans collecter massivement de données personnelles. Certaines technologies existent déjà, notamment chez Google, mais elles soulèvent des enjeux de souveraineté.
Alors que plusieurs responsables politiques plaident pour une interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, des règles existent déjà au niveau européen et national, notamment en France. Leur application et leur efficacité restent toutefois contestées.
Entre exigences réglementaires, solutions techniques incomplètes et responsabilités partagées, la protection des mineurs en ligne demeure un chantier ouvert au cœur des tensions entre plateformes et autorités européennes.