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Le prix moyen des forfaits mobiles en France a fortement augmenté en 2026 après des années de guerre des prix agressive, signalant la fin de l’ère du low-cost et un basculement du marché vers des offres intermédiaires et premium dans un contexte de consolidation du secteur.
En avril 2026, le coût mensuel moyen d’un forfait avec appels illimités et au moins 20 Go de data a atteint 13,34 €, soit une hausse de 31,1 % en un an selon le baromètre Arias. Cela fait suite à une longue période où des offres similaires se trouvaient autour de 10 € ou moins, confirmant une nette tendance à la hausse.
Free, ancien pionnier du low-cost, a lancé son forfait premium Freemax à 29,99 € par mois (19,99 € pour les abonnés Freebox). Ce tarif est environ 50 % plus élevé que son forfait phare à 19,99 € en 2012 et reflète un mouvement global vers des offres plus chères, intermédiaires et haut de gamme.
Avant 2012, les forfaits coûtaient souvent entre 50 € et 80 € par mois, avec peu de data et des subventions de smartphones incluses dans les factures. Le marché était dominé par trois opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Telecom). L’arrivée de Free en 2012 a bouleversé les prix, entraînant une chute massive et 14 ans de concurrence intense, avec l’essor de nombreux MVNO à bas coût.
Les MVNO (opérateurs virtuels) ont joué un rôle clé pour maintenir des prix bas en ciblant des niches. Mais avec le renforcement du réseau et des prix agressifs de Free, ils ont eu du mal à rivaliser. Plusieurs marques ont disparu ou été absorbées. Fin 2025, leur part de marché est tombée à environ 4,9 %, les rendant marginaux.
Dans des pays passés de quatre à trois opérateurs (Autriche, Allemagne, Irlande), les prix ont augmenté après fusion, surtout pour les gros consommateurs et nouveaux clients. La disparition d’acteurs et l’affaiblissement des MVNO ont entraîné des hausses de 14 à 90 %. La France pourrait suivre si SFR est racheté par Orange et Bouygues Telecom.
Les opérateurs justifient les hausses par des enveloppes data plus élevées (100 ou 200 Go), mais la consommation moyenne reste autour de 17–18 Go par mois. Beaucoup paient donc pour une capacité inutilisée, ce qui masque la hausse réelle.
Les opérateurs poussent les clients vers des offres supérieures pour augmenter la valeur, en compensant la perception de hausse par plus de data ou d’avantages. L’affaiblissement des MVNO réduit la pression à la baisse.
Les utilisateurs habitués à payer 10–12 € paient désormais souvent 15–20 € ou plus. Le risque de nouvelles hausses reste élevé, surtout en cas de consolidation. Il est conseillé de conserver les anciens forfaits low-cost si possible.
La hausse s’inscrit dans les investissements massifs dans la 5G, la fibre et une possible absorption de SFR. Contrairement aux box internet déjà passées d’environ 32 à 37 €, le mobile avait résisté plus longtemps mais subit désormais les mêmes pressions.
Le marché mobile français en 2026 entre dans une phase de transformation marquée par la hausse des prix et une concurrence réduite. La fin du low-cost semble engagée, au profit d’offres plus chères avec des impacts durables pour les consommateurs.
Il y a quelques mois, vous pouviez encore trouver des forfaits mobile 5G très généreux, parfois autour de 10 € par mois, notamment sur les réseaux des grands opérateurs. Aujourd'hui, en avril 2026, le prix moyen d'un forfait mobile avec appel illimité et au moins 20 Go de data, atteint 13,34 € par mois selon le baromètre Arias. C'est une hausse de 31,1 % en 1 an et ce n'est peut-être que le début. Free. L'opérateur qui a littéralement popularisé le forfait pas cher en France vient de lancer son nouveau forfait phare. Il s'appelle Freemax. Data est limité en France. Data est limité dans plus de 135 destinations, 5G, 5G plus incluses. Le prix 29,99 € par mois et 19,99 € pour les abonnés freebox. Traduisez, le nouveau haut de gamme de Free coûte 50 % plus cher que le forfait emblématique de 2012 et presque deux fois plus que le tarif Freebox de l'époque. Et surtout, le nouveau mid, ce que beaucoup de Français finissent vraiment par payer tous les mois, est en train de glisser silencieusement vers les 15, puis les 20, puis peut-être les 30 €. Alors oui, on a vécu un âge d'or du forfait pas cher en France. 14 ans de guerre des prix, de promotion agressive, de marque locust de MVNO, les opérateurs de réseau mobiles virtuels qui se tirent la bour à coup d'offre à 2 5 10 €. Cet âge d'or est peut-être en train de s'éteindre sous vos yeux notamment depuis qu'on sait que SFR est en négociation exclusive pour se faire démanteler. Et l'abonnement à 30 € par mois qui semblait premium il y a quelques années pourrait devenir beaucoup plus banal en 2026-2027. Alors comment on est passé de forfait à 50 60 parfois 80 € à des offres à moins de 10 €? Pourquoi le marché est en train de remonter l'échelle dans l'autre sens et surtout ce qui pourrait vous attendre concrètement cette année et l'année prochaine. On décode tout ça dans cette vidéo parce que c'est pas un sujet simple. Il y a trois courbes à regarder en même temps. Celle des prix français qui remontent, celle des MVNO qui s'affaiblissent et celle des pays voisins qui ont vécu il y a 10 ans exactement le type de consolidation que la France pourrait connaître aujourd'hui. Pour comprendre où on va, il faut se souvenir d'où on vient et franchement c'était pas joli. Retour en 2011, la France a trois opérateurs mobiles: Orange, SFR, BUIG Tcom. Un forfait mobile standard à cette époque, c'est souvent entre 50 et 80 € par mois. Et encore pour ce prix-là, vous avez une enveloppe de data ridicule, quelques heures d'appel et souvent un engagement de 24 mois avec un téléphone subventionné. En réalité, vous remboursez votre smartphone à travers votre Facture Tell. Marché fonctionne alors comme un club très confortable. En 2005, l'autorité de la concurrence avait d'ailleurs condamné Orange SFR et Buig à 534 millions d'euros d'amende pour entillé. Et c'est dans ce contexte que le gouvernement attribue une 4è licence. Le bénéficiaire, vous le connaissez, Free, la société de Xavier Niel, déjà connue pour avoir casser les codes de l'internet fixe avec la Freebox. On refait pas l'histoire. Le 10 janvier 2012, Xavier Niel monte sur scène dans une mise en scène très inspirée des kinotes à l'américaine. Il lance son forfait à 19,99 € par mois. Tout illimité, 2 € pour une offre légère, 0 € pour certains abonnés freebox sur l'offre de base. Il traite aussi les clients des trois historiques de pigeon en direct. L'effet est immédiat. Au 1er trimestre 2012, Orange perd 2,3 million de clients. Buig plus de 500000, SFR environ 200000. En quelques mois, Free atteint 2,6 million d'abonnés. Mais ce n'est que le premier étage de la fusée parce que les historiques qui voyaient Free arriver depuis 2011 avaient déjà préparé une repost. Wig lance BNW en juillet 2011, une marque Locaust sans engagement disponible uniquement en ligne. Et puis est arrivé le nouveau concurrent. Alors effectivement, on avait cette réponse, il est arrivé 5 € moins cher que nous. Donc on s'est aligné en terme de prix et ça c'est c'est tout l'intérêt de la concurrence pour les consommateurs, c'est qu'elle nous oblige à nous repositionner. On avit pas l'impression de gagner beaucoup d'argent avec cette offr là. On en a gagné beaucoup moins. Orange lanceche en octobre 2011 SFR suit avec les séries Red qui deviendront ensuite Red by SFR. Et à côté de ça, il y a toute une faune d'opérateur virtuel, les fameux MVNO qui n'ont pas leur réseau mais qui louent celui des grands. Energie mobile, Virgine mobile, Carrefour mobile, M6 mobile, Auhammp Télécom, CD Discount mobile, la Postmobile, Coriolis, Pritel, Sima, Lebara, Lica. Au milieu des années 2010, les MVNO pèsent une part significative du marché avec plusieurs millions de clients et des dizaines de marques. Alors, ils ne sont pas toujours énormes individuellement, mais ils jouent collectivement un rôle essentiel. Ils empêchent les prix de remonter trop facilement. Le résultat de tout ça, c'est un cocktail explosif pour le consommateur. Entre 2012 et 2014, selon une étude commandée par UFC que choisir, Freemobile aurait permis au français d'économiser près de 7 milliards d'euros de pouvoir d'achat en 2 ans. Et on s'en souvient, les forfaits sont passés de 50 à 80 € par mois à moins de 30, puis moins de 20 puis moins de 10. L'ARCEP mesure notamment une baisse très forte des prix mobiles en 2013 avec une baisse moyenne de 25,5 % pour les clients cette année-là. Les promos s'enchaînent, les ventes privées se multiplient, le marché devient une gigantesque foire à la saucisse. Ça c'est l'âge d'or. Et pour nous les consommateurs, franchement, c'était Noël tous les mois. Sauf que pendant qu'on célébrait nos forfaits à 5 € quelque chose était en train de se passer en coulisse. Ce quelque chose, c'était l'affaiblissement lent puis brutal des MVNO. Cette armée d'acteurs indépendants qui tirait les prix vers le bas en s'attaquant à chaque petit segment du marché. Proble des MVNO, c'est qu'ils ne possèdent pas leur réseau. Il lou la capacité des grands opérateurs, ce qui leur coûte un certain prix au gigaocté à la minute au SMS. Selon les contrats. Tant que les grands opérateurs vendait leur propre forfait 50 ou 70 € les MVNO pouvaient proposer des offres à 20 € et gagner de l'argent. Mais quand Free casse les prix à 19,99 avec une licence mobile et une couverture propre qui atteint au lancement le seuil de 27 % de la population, l'équation change. Les MVNO se retrouvent coincés. Ils doivent acheter de la capacité en gros à des opérateurs qui eux-mêmes vendent désormais des forfaits très agressifs au détail. Leur business model devient alors beaucoup plus fragile. Les premières culées, ce sont les MVNO et marques grand public historique. Carrefour Mobile change de modèle dès 2012 en devenant surtout une licence de marque avec Orange. Puis ses clients sont progressivement redirigés vers SO quelques années plus tard. M6 Mobile, marque liée à Orange, disparaît en 2017. Virgine Mobile qui avait été pourtant l'un des premiers MVON français à affranchir la barre des 2 millions de clients et racheté fin 2014 par Numéricable SFR pour 325 millions d'euros. La marque disparaît ensuite définitivement. Altis SFR reprend aussi plusieurs acteurs ou marques du secteur, notamment Pritel, Sima et Coriolis. Puis Big Telcom finalise en novembre 2024 le rachat de la Postmobile qui représente environ 2,4 millions de clients supplémentaires. Le résultat, c'est que les MVNO indépendants ne disparaissent pas totalement, mais ils perdent une grande partie de leur pouvoir de pression. En 2014, ils pesaient plus lourd dans le jeu concurrentiel. Fin 2025, selon les périmètres retenus, leur poids est beaucoup plus faible. L'arcep mesure par exemple une part résidentielle MVNO autour de 4,9 %. Et les survivants vraiment indépendants, Lica Mobile, les Baras pour l'international, You Price ou quelques acteurs spécialisés restent souvent des marques de niche. Elles peuvent continuer à proposer de bons deals, mais elles n'ont plus vraiment la force de frappe d'un Virgine mobile à son apogé. Ça c'est le deuxième étage du problème. Les gardiens des prix bas, ce qui oblige les grands à rester agressifs, ont été absorbés, marginalisés ou sont devenus beaucoup plus dépendants des conditions de gros fixées par les grands réseaux. Maintenant, on va essayer de prédire un peu l'avenir parce que ce qui vous inquiète dans notre vidéo précédente et parce que ce qui se passe en France en 2026, d'autres pays européens l'ont déjà vécu il y a 10 ans et leurs courbes de prix sont très instructives. Premier cas d'école, l'Autriche. Début 2013, le pays passe de 4 à trois opérateurs mobiles après leur achat d'Orange Autriche par Hutchinson 3G. C'est exactement le type de mouvement qui inquiète aujourd'hui en France autour du dossier SFR. Même si à ce stade, on le répète, rien n'est encore définitivement bouclé. Les conclusions des régulateurs autrichiens publiés quelques années plus tard sont claires. Le régulateur RTR a comparé les prix autrichiens à ce qu'ils auraient probablement été sans la fusion en utilisant plusieurs autres pays européens comme témoins. Résultat, une hausse moyenne estimée de 14 à 20 % pour les clients existants, 20 à 30 % sur certaines offres prépayées. Pour les utilisateurs de smartphone, la hausse estimée sur le long terme peut atteindre des niveaux beaucoup plus élevés entre 50 et 90 % selon les profils et les méthodes de comparaison. Maintenant, il y a une nuance importante. En 2015, soit 2 ans après la fusion, plusieurs nouveaux MVNO se lancent sur le marché autrichien. La Commission européenne avait exigé comme condition de son feu vert que Hutchinson ouvre son réseau à des MVNO, à des conditions très encadrées. Ces nouveaux entrants ont remis un peu de pression sur les prix et la courbe a commencé à se détendre. Mais attention, les prix ne sont pas forcément revenus à leur niveau d'avant fusion. Le choc concurrentiel a laissé des traces. 2e cas intéressant, l'Allemagne. En 2014, Tephonica rachète I+ et fait passer le marché allemand de 4 à trois opérateurs mobiles. Même schéma de remède imposé par Bruxelles et notamment l'obligation de céder jusqu'à 30 % de capacité réseau à des MVNO comme Drillish. Là aussi, les analyses européennes montrent des effets haussiers sur certains segments, notamment pour les nouveaux clients et les forfaits riches en data. Les opérateurs allemands, eux, mettent en avant le fait que les prix ont baissé sur une longue période et c'est vrai qu'en valeur absolue, certains prix ont baissé. Mais la vraie question, c'est plutôt ont-ils baissé autant qu'ils auraient dû sans la fusion et sur ce point les régulateurs sont beaucoup plus prudents. Trème cas intéressant, l'Irlande avec leur achat de O2 par Hutchinson en 2014. Les faits prix sont beaucoup plus limités. Pourquoi? Et bien parce que le contexte concurrentiel était très différent. Le plus petit acteur absorbait un acteur plus gros et la concurrence résiduelle entre les trois opérateurs restants restait robuste. La leçon de tout ça, c'est que les fusion 4 vers 3 tendent à réduire l'intensité concurrentielle surtout à court et moyen terme surtout pour les nouveaux clients, surtout sur les forfaits avec beaucoup de data. Mais l'ampleur de la hausse dépend de deux facteurs la santé du plus petit opérateur avant la fusion et la vigueur de la concurrence des MVNO après la fusion. Appliquez maintenant cette grille de lecture à la France de 2026. SFR est l'acteur fragilisé du marché sous pression financière via sa maison mère Altis France. Big Free Ilia et Oranges ont relevé leur offre conjointe à plus de 20 milliards d'euros pour reprendre les actifs. Mais l'opération reste soumise à des négociations et aux autorisations des autorités de la concurrence. Côté MVNO, l'amortisseur est moins puissant qu'avant. On a beaucoup de marques qui ont été rachetées ou intégrées aux grands opérateurs. Donc si la consolidation française produit des effets comparables au précédents européens, on pourrait voir des hausse de prix significatif d'ici 2028-2029 une fois la consolidation digérée. Attention, ce n'est pas une certitude mathématique, c'est un scénario, mais c'est un scénario qui a déjà eu lieu ailleurs et c'est pour ça qu'il faut en parler. Et si je vous disais en fait que ça a déjà commencé, le baromètre des prix publié par Arias en avril 2026 donne un chiffre qui fait mal. Le coût mensuel moyen d'un forfait avec appel illimité et au moins 20 Go de data est de 13,34 € soit une hausse de 31 % en 1 an. Pour comprendre ce chiffre, il faut faire le calcul à l'envers. Si 13,34 € représente une hausse de 31 %, le prix moyen comparable 1 an plus tôt était d'environ 10,18 €. En 1 an, on est donc passé d'un marché autour de 10 € à un marché autour de 13 à 14 € pour ce type de forfait. Les opérateurs ne le présentent évidemment pas comme une hausse sèche. Ils augmentent les enveloppes data. On ne vend plus forcément un forfait 30 Go à 10 €. On vend un forfait 100 ou 200 Go à 13, 15 ou 16 € et on vous laisse penser que vous faites une meilleure affaire. Sauf que la consommation moyenne d'un français reste très inférieure à ses enveloppes XXL. L'ARCEP mesure par exemple une consommation moyenne autour de 17 à 18 Go par mois en 2025. Donc pour beaucoup d'utilisateurs, les 100 ou 200 Go ne seront jamais consommés. En clair, ils payent plus cher pour une capacité théorique qu'ils n'utiliseront pas. Autre signal plus subtil mais qui est si caractéristique de la France, le nouveau positionnement de Free. Le Trublon de 2012, celui qui avait tout cassé avec son forfait à 19,99 lance Freem Max le 31 mars 2026. Data limité en France, data limité dans plus de 135 destinations, appels internationaux, services. Le prix 29,99 € par mois et 19,99 € pour les abonnés Freebox. Ce n'est pas anodin. Quand Free, l'opérateur qui a popularisé le pas cher en France pousse désormais un forfait à 30 € comme produit premium, c'est que le plafond mental du marché a bougé. Ce qui était du luxe en 2013 devient une référence haut gamme beaucoup plus acceptable en 2026. Et les autres opérateurs ont de bonnes raisons de suivre cette montée en gamme. Déploiement de la 5G, investissement dans la fibre, pression sur les infrastructures et possiblement demain la digestion des actifs de SFR si l'opération de consolidation va jusqu'au bout. Rappelons au passage que les prix des box internet ont déjà pris le chemin inverse du low cost. La facture fixe moyenne est passée d'environ 32 € hors taxe à la fin des années 2010, environ 37 € hors taxe en 2025. Le fix a déjà remonté. Le mobile a résisté plus longtemps grâce à la concurrence de SFR, de Free et des MVNO. Mais le système immunitaire du marché français est clairement en train de s'affaiblir. Donc concrètement, si vous êtes en train de chercher un forfait en avril 2026, à quoi ressemble le marché? On a un comparateur hyper bien fait sur Numérama qu'on vous met en description. Si vous avez la flemme, restez là. On peut le découper en trois grandes familles, chacune avec sa logique et ses pièges. Premier tiers, les forfaits pas chers. Là, on trouve encore les MVNO ajustables et les marques locust des telco. Pritel par exemple propose régulièrement des forfaits très agressifs comme Oxygène ou le petit avec des prix d'appel autour de 5 à 7 € selon les périodes et un système de palier qui ajuste le prix à votre consommation réelle. Redby SFR, BNU et SOS proposent aussi régulièrement des forfaits entre 5 et 10 € avec des volumes de data confortables pour un usage normal. À ce niveau de prix, vous êtes probablement dans les dernières poches de l'âge d'or. Alors, profitez-en parce que c'est là que la hausse pourrait frapper en premier. Les MVNO qui achètent leur capacité en gros aux opérateurs seront particulièrement exposés si les tarifs de gros remontent ou si les opérateurs réduisent l'agressivité commerciale. Deuxème tiers, c'est plutôt le bon rapport qualité- prix. C'est là que se déplace le centre de gravité du marché en 2026. L'exemple typique, c'est le forfait SO Voyage 200 Go 5G 15,99 € par mois avec 40 Go utilisables dans 135 destinations, appel illimité depuis l'Europe, des services associés comme l'accès à Orange TV. Bref, à ce prix sur le réseau Orange avec une enveloppe confortable et une vraie dimension internationale, ce type d'offre devient très logique pour un usage régulier en 2026. Redby SFR et BNU se battent sur la même zone, souvent entre 15 et 17 € avec 200 à 250 Go de données selon les promotions. Cette gamme là, elle est en train de devenir la nouvelle zone de confort du marché. Ni trop chère, ni trop minimaliste. Et c'est aussi celle que les opérateurs ont intérêt à pousser parce que c'est là qu'ils peuvent recréer de la valeur sans donner l'impression de revenir brutalement au prix d'avant-frie. En gros, ils vous font des cadeaux qui leur coûtent rien. 3è tiers, le premium. Alors, on va y trouver Freemax à 29,99 € par mois avec data limité en France, 5G, 5G plus, data limité dans plus de 135 destinations, services internationaux très poussé et cetera. Mais on va aussi trouver Buig Tcom qui vient de répliquer avec Meggaabig lancé quelques semaines plus tard. 250 Go en France, Europe, Domptom, Suisse, 40 Go dans plus de 150 destinations dont les États-Unis, le Maroc, le Canada, la Turquie. Le prix est bien exactement le même que Free 19,99 € pour les clients des pack et 29,99 € pour les autres. Comme quoi, ouais, le hasard, ça fait bien les choses. SFR propose de son côté un forfait 5G illimité dans l'hexagone autour de 39,99 par mois avec une enveloppe importante à l'étranger. Orange et Bic, de leur côté, ils ont une approche plus prudente sur les limités mobiles, même si Orange dispose aussi d'offres très haut de gamme via Parnas qui vise une clientèle patrimoniale ou professionnelle avec des services de conciergerie, d'accompagnement et cetera. Ce tier premium, il va cibler essentiellement les gros voyageurs, les professionnels, les très gros consommateurs de data et les foyers qui utilisent leur smartphone comme connexion principale, donc il n'ont pas de box. Et c'est ce segment qui va bénéficier en exclusivité des innovations technologiques et notamment la 5G STLone, c'est-à-dire le prochain standard de 5G. Mais segment premium, il montre surtout la direction du marché. Le haut de gamme mobile n'est plus un segment marginal. Il est en train de se structurer autour de prix proche de 30 à 40 €. Si vous regardez cette répartition froidement, vous voyez très bien ce qui se passe en coulisse. Les opérateurs ne se battent plus avec la même intensité, surtout sur le tiers pas cher. Il préfèrent déplacer les clients vers le milieu de gamme et le premium. Le locust, ça devient le terrain des MVNO. Et les MVNO, bah vous savez maintenant ce qui leur arrive. À titre perso, j'ai très longtemps eu des forfaits entre 10 et 12 € maximum qui m'allait très bien et aujourd'hui, je suis passé un forfait à 16 €. Donc en fait, moi aussi, je suis un des symptômes de cette nouvelle guerre des télécom. Alors, est-ce que vous avez payé le prix fort en 2026? La réponse honnête, c'est pas tout de suite, mais le risque augmente clairement. Le premer semestre 2026 pour l'instant marque un virage. Comme on l'a vu, les prix des forfaits comparables ont déjà augmenté d'environ 31 % sur 1 an dans le baromètre Arias. Les MVNO ont perdu une grande partie de leur poids concurrentiel depuis le milieu des années 2010 et Free a déplacé son produit phare vers un haut de gamme à 30 €. SFR, pilier du modèle à quatre opérateurs pourrait être absorbé par ses concurrents si le projet de rachat va jusqu'au bout. Les expériences autrichiennes et allemandes montrent ce qui peut arriver après une fusion de 4 vers trois opérateurs. La concurrence baisse, les prix remontent sur certains segments, surtout pour les nouveaux clients et les gros consommateurs de data. Et ça, c'est dans les pays où la régulation européenne avait imposé des remèdes, notamment l'ouverture de la capacité à des MVNO. En France, l'amortisseur MVNO existe encore, mais il est beaucoup moins puissant qu'il y a 10 ans. Comme on l'a vu, beaucoup de marques indépendantes ont été rachetées ou intégrées aux grands opérateurs. Donc, si la consolidation se confirme, la vraie question c'est pas seulement les prix vont-ils augmenter, c'est plutôt de combien? et à quelle vitesse? Deux conseils pratiques que j'aimerais vous donner pour terminer cette vidéo. Le premier, si vous avez un forfait à moins de 10 € avec plus de 50 Go et que vous en êtes content, gardez-le précieusement. Les opérateurs peuvent modifier certains contrats sous conditions, mais ils doivent généralement vous informer et vous laisser la possibilité de résilier sans frais en cas de hausse. En revanche, ils peuvent très facilement arrêter de proposer ces tarifs aux nouveaux clients. Deuxième conseil, surveillez les MVNO survivant et les marques low cost. Les indépendants comme Uri, Simal, Icamobile, Lebara et cetera, ainsi que les offres agressives des pritel Red, BN, SO continueront probablement à proposer les meilleurs deal à court terme, mais leur marge de manœuvre dépendra de leur contrat de gros et de la stratégie des grands réseaux. Dernier détail pour la route, l'arrivée de Free en 2012, ça a été une anomalie historique, un nouvel entrant qui a cassé un marché confortable et offert des économies massives à toute une génération de consommateurs. Ce genre d'événement, il ne se produit quasiment jamais deux fois. En bref, profitez du low cost.